Société
Ils étaient plus d'une vingtaine à être arrêtés alors qu'ils revendiquaient contre la décision prise par le Ministère des Affaires étrangères. Celui-ci annonçait l'invalidation de tous les passeports semi-biométriques congolais en faveur des passes biométriques d'ici le 16 octobre 2017.
Bien qu'ils soient, simplement, relâchés le même jour, dans les prochaines heures, Alex Dende et ses proches n'ont pas abdiqué. Ils suivent de près le déroulement et toutes les tournures que prend cette affaire de passeports.
Pour preuve, ils étaient présents lors de la plénière qui s'est tenue le lundi 2 octobre dernier à l'Assemblée nationale, dans la ligne droite de cette résolution qu'ils qualifient d'absurde et étaient encore là à la plénière du vendredi 6 octobre, question pour eux de continuer de contester l'invalidation des passeports semi-biométriques.
Pour ces jeunes, il n'est pas question d'appliquer cette mesure. D'ailleurs, ils continuent d'attendre l'annulation, sans autre forme de procès, de cette décision prise par le Ministère chapeauté par Léonard She Okitundu.
Malgré que She Okitundu ait annoncé, dans sa déclaration de défense, que le délai butoir de l'expiration des passeports semi-biométriques, fixé au 16 octobre, ait été repoussé au 14 janvier 2018.
Et qu'en même temps les passeports biométriques, les seuls autorisés, seront vendus au prix de 100$ auprès de tous les possesseurs des semi-biométriques, Alex Dende et ses colistiers ne désarment pas.
Voilà pourquoi, ils sont venus, en personne, assister à cette séance plénière afin, spécialement, de surveiller, de près, l'évolution de ce dossier. Ces jeunes justifient leur positionnement quant à cette mesure en trois axes. Ils parlent de la fiabilité, la conformité aux normes internationales ainsi que de la sécurité.
Selon leurs propos, vu que plusieurs pays, sinon tous, n'ont pas encore exigé la seule possession des passes biométriques pour entrer et sortir de leurs Etats et surtout que l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale, OACI, n'a pas aussi imposé les biométriques, le Gouvernement congolais, par sa décision, isole, de ce fait, la RD. Congo du reste du monde. Et, pis encore, ont-ils soutenu, il crée un précédent très dangereux.
Ils ont aussi articulé que le pays risque d'entrer en guerre diplomatique avec ses pairs. Et ce, "puisque le fait de refuser les passeports semi-biométriques induit à l'interdiction d'accéder et même de sortir du territoire national, à la date échéante, à tous ses porteurs.
Il semble évident que les pays dont les ressortissants se verraient interdire l'accès en RD. Congo à cause des passes semi-biométriques, alors que, dans leurs Etats, ils ne sont pas invalidés, refuseraient aussi l'accès ou la sortie à tout congolais, porteur ou non du passeport semi-biométrique".
Dans la foulée de cette réflexion, certes qu'ils l'ont évoquée à la va-vite, Lexxus Légal et ses proches ont sous-tendu que le Gouvernement ne saurait prétendre appliquer à la lettre cette mesure sur des citoyens congolais sans l'appliquer, mutatis mutandis, sur tous les autres citoyens étrangers présents sur l'espace congolais ou qui désirent d'y accéder.
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