Politique
Possible pour Ilunkamba d’enfiler la vareuse aux couleurs de l'Union sacrée de la nation ? Rien n’est moins sûr. Dans les coulisses de la Primature, il se chuchote que « Mon Premier » serait en train de faire ses valises. L’annonce de la démission n’est plus qu’une question d’heures, 48h pour être précis.
Pour éviter des ennuis de palais, comme il en fut le cas avec le départ de l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Benoît Lwamba, dont la lettre de démission était maintes fois confirmée, maintes fois reniée, le Premier ministre s’est vu renforcer sa ceinture de sécurité. De la sorte, il pourra être hors d’atteinte quoiqu’il arrive après sa démission.
À un certain âge, on ne se permet plus certaines erreurs. Le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, 73 ans, professeur de son état, n’a pas envie de gâcher sa retraite politique. Au contraire, il a tout intérêt à sortir par la grande porte.
Ceci étant, après leur entrevue avec le chef de l’État, lundi 7 décembre, ce septuagénaire aurait jugé bon de se placer du bon côté de l’histoire, en n’engageant pas éperdument un bras de fer avec Félix Tshisekedi. Il est fort possible que le Premier ministre remette, dans les prochaines 48 heures à dater de mercredi, sa lettre de démission au président de la République afin de permettre à ce dernier de désigner un informateur, tel qu’il l’avait annoncé lors de son discours du 6 décembre 2020.
« Ainsi, pour rendre effectives et concrétiser les réformes envisagées, la majorité parlementaire actuelle s’étant effritée, une nouvelle majorité est nécessaire. En conséquence, j’ai décidé de nommer un informateur, conformément aux dispositions de l’article 78, alinéa 2, de la Constitution. Il sera chargé d’identifier une nouvelle coalition réunissant la majorité absolue des membres au sein de l’Assemblée nationale.
C’est avec cette nouvelle coalition que le gouvernement qui sera mis en place au plus vite, conduira son action durant le reste du quinquennat, suivant ma vision, dans le but de répondre aux aspirations du peuple », a déclaré le président de la République.
Une preuve qui renforce ce geste est, selon des sources concordantes, le fait que la sécurité du Premier ministre a été renforcée depuis mardi soir.
Bien que rien n’ait filtré de son tête-à-tête avec le chef de l’Etat, quelques sources dans l'entourage du professeur Sylvestre Ilunga attestent à une forte probabilité que « la réponse donnée au président de la République lors de leur échange, le mardi dernier, n'est pas la même que celle communiquée à ses compères du FCC ».
… Sur les traces de Lwamba
En effet, le locataire de la Primature tenterait de jouer la carte de l'ancien président de la Cour constitutionnelle, Benoît Lwamba. Ceci est d’autant plus vraisemblable que le poids de l’âge de « Pépé Ilunga » n'est plus aux caprices, mais à une sieste reposante après des loyaux services rendus à la nation. À son âge et avec toute la sagesse due à son rang, le professeur Ilunga, bientôt émérite, est mieux placé pour comprendre, plus que quiconque au sein du FCC, que le blocage de la Nation ne pourra pas passer par lui. Benoit Lwamba avait bien compris la leçon et s’était tiré d’affaires pour poursuivre ses reposants jours de retraire en toute quiétude sur le Vieux continent.
Si le Premier ministre, issu de l’Accord de coalition FCC-CACH, se démarque des pressions de sa famille politique, en comprenant qu’il n’a plus la pleine confiance du chef de l’État, celui-là même qui l’avait nommé, il écrirait en lettres d’or sa propre page d’histoire. Et la Nation toute entière se souviendra de lui comme d’un vaillant patriote qui aura assumé son propre destin et non comme un gros gamin que la « hiérarchie » de sa plateforme politique trimbalait au gré des vagues, telle une feuille morte. Surtout que Fatshi considère que le pays traverse un « moment historique qui nous impose de prendre nos responsabilités, en vue d’instaurer un État de droit et de démocratie (…) ». La responsabilité, le cas échéant, est individuelle.
Pour tout dire, la démission de l’actuel Premier ministre serait, pour lui, une façon d’aider le président de la République de faire porter son grand projet de refondation du pays au sein d’une Union Sacrée de la Nation. « Par Union Sacrée, j’entends une nouvelle conception de la gouvernance basée sur les résultats dans l’intérêt supérieur de la Nation. Il s’agit d’adhérer aux principes, valeurs et cadre programmatique dont je viens de fixer ici les grandes lignes », a argumenté Félix Tshisekedi dans son message à la Nation.
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