Politique
Pour l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principale formation de l’opposition, Joseph Kabila devrait quitter le fauteuil présidentiel de sa propre volonté dès novembre, date des élections selon le calendrier officiel. Auquel cas, c’est le peuple qui le fera partir. Mais comment ?
Kabila quittera-t-il le pouvoir conformément à la constitution qui interdit de briguer deux mandats présidentiels de suite ? Difficile de le savoir, tant le camp présidentiel tarde jusqu’ici à désigner son candidat à l‘élection prévue en novembre prochain par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
Du côté de l’opposition, l’impatience commence à s’installer dans les esprits. En effet, malgré des « avancées » comme l‘établissement du chronogramme électoral, l’audit du fichier électoral et la machine à voter, bien d’opposants se disent pessimistes quant à la tenue des élections, le 23 novembre. Une impatience dictée par le glissement à deux reprises du calendrier électoral. En 2016, date d’expiration du deuxième et dernier mandat de Kabila au terme de la Constitution et 2017.
En cas d’un nouveau « glissement » du calendrier, l’opposition pense à une transition « sans Kabila ». « Je crois que sa prise de conscience aidera à trouver une voie de sortie qui est celle de se mettre à l’écart et mettre en place une gouvernance transitoire qui pourra nous organiser des élections crédibles », a expliqué ce mardi à un site local Jean-Marc Kabund A Kabund, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principale formation de l’opposition.
Le sursaut national vivement souhaité
Et si Kabila s’obstinait à rester au pouvoir ? En tout cas, l’UDPS a une autre option toute trouvée : le recours à l’article 64 de la Constitution du 18 février 2006. “C’est un tyran, le peuple congolais aura la responsabilité de le mettre hors d’état de nuire donc de l’enlever de là où il est en appliquant l’article 64 de la constitution parce que le peuple est souverain”, a prévenu Jean-Marc Kabund.
Cet article stipule en effet : « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution. Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction prescriptible contre la nation et l’État. Elle est punie conformément à la loi ».
S’il est difficile à notre niveau de faire une interprétation exacte de cette disposition constitutionnelle, Kabund semble faire allusion à un sursaut national (soulèvement populaire, insurrection, etc.).
Ce qui pourrait déclencher une énième crise politique dans ce vaste pays déjà fragilisé par des violences quasi-interminables, surtout à l’Est où des miliciens imposent la loi de la violence à la barbe de l‘État.
En réaction, le secrétaire général adjoint de la Majorité présidentielle, Joseph Kokonyangi, estime que la transition sans Kabila ne se base sur aucun texte légal.
Il accuse, à son tour, l'opposition à perte de vitesse et de fuir les élections.
Pour lui, l'opposition n'est pas prête pour aller aux élections.
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Jean-Marc Kabund-a-Kabund, Secrétaire général de l'UDPS