Société
Après la pluie, vient le beau temps, dit un vieil adage! Mais depuis plusieurs années, il est pratiquement impossible d’expérimenter cela à Kinshasa car de nombreux nids-de-poule l’envahissent ses artères en plus des trous béants qui les recouvrent. Pour preuve, la pluie diluvienne du dimanche dernier n’a fait qu’empirer cette situation déjà insupportable.
Devant ce phénomène tout à fait désolant, le journal « L’Avenir » a effectué une descente sur terrain afin de recueillir les propos des passants et des chauffeurs de taxis, taxis-bus, bus, etc… . Ces derniers expliquent que tous les jours qui passent, à cause du mauvais état des routes, leurs véhicules subissent des pannes fréquentes.
Morlain Kumbi, un chauffeur, rencontré sur l’avenue Kabambare, dans la commune de Barumbu, s’est plaint de la pluie du dimanche dernier. Celle-ci qui lui aurait empêché de bien faire ses courses. Il ajoute : « Cette avenue va de mal en pire, alors qu’elle est tous les jours empruntées par ceux de Barumbu et même par ceux qui se dirigent vers le Marché Central pour diverses activités. J’ai du mal à comprendre comment personne ne fait attention à cette grande artère qui a toujours servie à tout le monde. Son état se dégrade de jour en jour. Conséquence: les voitures empruntent soit l’avenue Kabinda, soit Bas-Congo qui, en réalité, sont trop étroites et ne peuvent pas supporter les charges des véhicules qui passent par-là chaque jour.
Sifa Ngudi, vendeuse des fruits au croisement des avenues Bas-Congo et Kindu, à Barumbu : « Dans cette rue, il y a un petit marché et j’y exerce mon petit commerce là. Cependant, avec la manière de conduire de nos chauffards, à n’importe quel moment, il pourrait se produire un accident à cause de la petitesse de mon lieu de négoce »
Dégradation de l’avenue Bokassa
Très visitée pour ses multiples magasins de vêtements, objets en plastique, chaussures, mèches, et tant d’autres, l’avenue Bokassa a perdu de sa belle couleur. Les chauffeurs préfèrent ne plus passer par là, afin de ne pas dépenser beaucoup d’argent pour réparer des pannes que cette rue cause à leurs bus.
André Mwamba, chauffeur du bus 207, communément appelée « Esprit de mort » par les kinois, s’est confié à nous : « Les chauffeurs, préfèrent ne plus arriver jusqu’au terminus (avenue Rwakandingi) pour ceux qui font le tronçon Bokassa-Zando. Ce trajet nous porte vraiment préjudice. Moi, personnellement, je m’arrête au croisement de l’avenue Croix-Rouge. Les clients se plaignent mais que faire? Tant que la situation persistera, je ne saurai faire autrement ».
A voir de près cet état des choses, il n’y a que quelques motards, de bonne foi, qui acceptent de conduire les clients jusqu’au terminus.
Pour sa part, Marlène Nzita, une habitante de la commune de Kinshasa : « C’est avec beaucoup de difficultés que les motards acceptent d’arriver jusque sur l’avenue Rwakadingi. Moi je les supplie parfois. Bokassa est une grande avenue qui doit être réhabilitée au plus vite. Au cas contraire, nous risquerons un jour de ne plus savoir où poser nos pieds».
Pour ce faire, il revient au Gouvernement de mettre en marche les travaux de réhabilitation des différentes artères de Kinshasa afin de permettre à tous les usagers de circuler librement et en toute sécurité. Ce qui permettra à la ville de Kinshasa d’enrouler son ancienne robe de Kin-la-belle.
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