Société
'C'était juste une simple invitation du Conseil national de sécurité (CNS). Comme le conflit a dégénéré au point de parler de rébellion. Comme je suis président de la commission de pacification, le CNS était dans le droit de m'inviter pour que j'explique un peu où on en est aujourd'hui avec la mission de pacification qui nous a été confiée", explique, sur TOP CONGO FM, le chef coutumier Mini-Kongo Fabrice Zombie Kavabioko
Il dément formellement l'information livrée par son porte-parole, Me Senghor Malemba, selon laquelle il a été détenu dans un premier temps par les services de sécurité depuis 4 jours, sans avoir la possibilité de voir sa femme, ses enfants encore moins ses avocats, avant d'être libéré ce jeudi 15 juin.
Ce chef coutumier explique donc que, pour les membres de la Cour royale, ''cette invitation a été interprétée comme une interpellation. Et comme au niveau du CNS, ce n'est pas permis de prendre son téléphone pendant les auditions et que j'étais injoignable pendant deux jours, c'est comme ça que le porte-parole de la Cour royale a fait cette annonce".
Il rassure que "tout s'est bien passé, j'ai regagné mon domicile. J'ai fini ces auditions depuis hier et je n'étais pas seul. On ne doit pas politiser ce dossier".
Il rappelle d'ailleurs que "je suis le mandataire du Chef de l'État pour la résolution du conflit Teke-Yaka. Je suis au service du Chef de l'État. Jusque-là le Chef de l'État a confiance en moi".
C'est depuis le 2 septembre que le Chef coutumier Mini-Kongo Fabrice Zombie Kavabioko a été envoyé par le Chef de l'État pour tenter de mettre fin au conflit Teke-Yaka.
"Sa Majesté est un témoin gênant de ces massacres de Kwamouth perpétré en complicité avec certains politiciens qui ne veulent pas des élections. Voilà pourquoi il a été arrêté", expliquait d'ailleurs Me Senghor Malemba avant le démenti de son client.
Le conflit Teke-Yaka a maintenant pris tout une autre tournure avec le phénomène Mobondo, une milice qui opère vraisemblablement avec des fétiches, semant la terreur au Maï-Ndombe. Ce mouvement a atteint quelques villages de la commune de Maluku dans la ville Kinshasa.
Les violences causées par ce conflit qui a éclaté il y a précisément une année ont coûté la vie à plus de 300 personnes selon Human Right Watch. Cette organisation a également enregistré plus de 50 000 personnes déplacées.
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