Politique
La répartition des dépenses, mieux la répartition du budget 2022, ne prend pas en compte les secteurs clés, remettant ainsi au dernier plan, les préoccupations de la population.
Pourtant dans son discours de présentation dudit budget, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde laisse croire que cette Loi des Finances a été réalisée par rapport à la volonté du chef de l'État Félix-Antoine Tshisekedi, d'offrir à la nation congolaise, de nouvelles perspectives d'avenir face à la profonde crise politique et socio-économique dans laquelle elle était plongée. en rapport avec le bien-être de la population.
Plus loin, le chef du gouvernement fait croire que ce budget va matérialiser la vision du président de la République, qui vise le bien-être de la population.
" A travers ce projet de Loi des Finances, le gouvernement de la République entend marquer sa volonté de donner suite à ses engagements pris devant la représentation nationale, conformément à la vision de Son Excellente Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République, chef de l'État. Ces engagements - vous le savez -, ne vise qu'une seule chose : l'amélioration du bien-être de la population, le chef de l'État ayant placé l'homme au centre de son action ", a notamment dit le Premier ministre.
Mais en réalité, les propos du chef du gouvernement ne corroborent pas avec l'affectation, mieux la répartition des recettes, laquelle ne tient pas compte d'équilibre.
Une répartition fantaisiste
S'agissant de la répartition, 38% de ce budget est réservé uniquement au fonctionnement des institutions de la République.
Dans ce quota, la présidence de la République s'arroge la part du lion, à travers les agences créées pour le besoin de la cause, en l'occurrence l'Agence de lutte contre les changements des mentalités ; l'Agence de lutte contre la corruption ainsi que l’IGF (Inspection générale des finances).
En clair, le fonctionnement des institutions se chiffre à 873,1 milliards de Francs congolais ; le fonctionnement des ministères et le financement des réformes à 913,8 milliards de Francs congolais et les charges communes à 241,1 milliards de Francs congolais.
Par contre, la bourse d'étude sera financée par une maigre somme de 15 milliards de Francs congolais, même montant alloué pour l'opération de la mise à la retraite des fonctionnaires de l'État. Pourtant, les dépenses d'investissements passent de 7.182,2 milliards de Francs congolais par rapport à l'année 2021, où elles se situaient à 4.271,3 milliards de Francs congolais, soit un taux d'accroissement de 68% ; alors que la rémunération des agents et fonctionnaires de l'État ne prend que 5.789,1 milliards de Francs congolais par rapport à 2021, où elle se chiffrait à 5.193,3 milliards de Francs congolais, soit un taux d'accroissement de 11,5% seulement.
Mais il sied de souligner que cette enveloppe intègre également le recrutement et la mise à la retraite au sein de l'Administration Publique, de l'Armee et de la Police ainsi que la poursuite de la mise en œuvre de la gratuité de l'enseignement primaire.
Comme pour affirmer que la répartition n'est pas équitable et devait être revu. Mais hélas.
Majoration des dépenses des institutions
En outre, il faut épingler dans cette répartition inéquitable, la majoration des dépenses au niveau des institutions publiques. Comme pour affirmer que, le projet de Loi des finances pour l'exercice budgétaire 2022, ne tient pas compte de la réduction du train de vie des institutions, pourtant exigée par plusieurs partenaires locaux et extérieures de la RDC.
En effet, si l’ensemble de ces institutions connaissent une augmentation substantielle de leurs allocations, il y a lieu de dénoncer également la prise en compte de certaines institutions dont l’existence ne se justifie plus. Ce qui suscite une interrogation sur la réelle volonté du gouvernement de la République, d’honorer son engagement pour la réduction du train de vie de l’Etat.
Sur les recettes fiscales par exemple, les impôts sur les rémunérations sont faiblement mobilisés : 27,9%. Sur les recettes non fiscales, les recettes de participation ne représentent que 1,9% des recettes ; alors que la RDC dispose de beaucoup de part dans les entreprises minières, au niveau des augmentations.
A elle seule, la présidence passe de 158 millions de dollars à 262 millions de dollars, la Primature de 39 millions de dollars à 48 millions de dollars, l’Assemblée nationale de 176 millions de dollars à 210 millions de dollars.
Certaines de ces majorations peuvent se justifier par le taux d’exécution des budgets précédents ; mais cependant, il en ressort que bien souvent, la nature de ces dépenses reste budgétivore.
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