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Répression d'une manifestation anti-Monusco à Goma : "Ils nous ont tiré dessus, sans explication..."

2023-09-02
02.09.2023
2023-09-02
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"Ils ont commencé à nous tirer dessus sans aucune explication..." Sur son lit d'hôpital, un jeune blessé raconte la répression d'une manifestation par des militaires congolais, qui a fait une cinquantaine de morts mercredi 30 août 2023 à Goma, dans l'est du pays.

L'opération militaire a été lancée tôt le matin pour empêcher la tenue de cette manifestation que comptait organiser une secte locale pour protester contre la présence dans la région des forces de l'ONU et de l'Afrique de l'Est. La manifestation avait été interdite par la mairie de Goma.

"Les soldats sont arrivés très tôt, avant même que la marche ne commence", déclare ce vendredi 1er septembre 2023 à l'AFP un blessé soigné par le Comité international de la Croix-rouge (CICR) à l'hôpital CBCA (Communauté baptiste au centre de l'Afrique) pour une blessure par balle à l'épaule.

Il se trouvait alors dans le temple de la secte "Foi naturelle judaïque et messianique vers les nations", qui mêle rites chrétiens et animistes, d'où les manifestants prévoyaient de partir pour marcher dans la capitale de la province du Nord-Kivu. L'armée est également intervenue au local de la radio de la secte.

"Nous n'étions pas armés", assure le jeune homme de 20 ans, dont l'anonymat est préservé pour sa sécurité. "Ils nous ont tués sans état d'âme", ajoute-t-il, décrivant "des corps qui explosent, des jambes cassées, et cela sans aucune justification".

Selon un document interne des Forces armées congolaises (FARDC) consulté jeudi par l'AFP, le bilan de l'opération s'élève à 48 morts et 75 blessés côté manifestants, tandis qu'un policier a été tué, "lapidé à mort" selon un porte-parole de l'armée dans la province.

Le document précise que "quelques armes blanches (ont été) saisies" et 168 personnes arrêtées, "parmi (lesquelles) le gourou" de la secte, Ephraïm Bisimwa.

Dans un communiqué, le gouvernement de Kinshasa a fixé jeudi soir ce bilan à 43 morts et 56 blessés. Le gouvernement "soutient l'enquête ouverte auprès de l'auditorat militaire de garnison de Goma pour que (...) les coupables puissent répondre de leurs actes devant la justice", selon ce texte officiel.

Selon le compte rendu du conseil des ministres de vendredi lu dans la soirée à la télévision nationale, le président Félix Tshisekedi a également exprimé sa "condamnation" face à "ce drame (...) qui ne demeurera pas impuni".

"Pourquoi ?"

Depuis Genève, l'ONU a réclamé une enquête "exhaustive".

"L'armée est censée nous sécuriser mais elle nous tue, elle nous a confondus avec le M23 ?", s'emporte à Goma un autre blessé, âgé de 25 ans, dans une allusion aux rebelles du "Mouvement du 23 mars" qui occupent depuis l'année dernière de vastes pans de territoire du Nord-Kivu.

"Nous n'étions pas armés", affirme-t-il également, en montrant ses blessures. "J'ai reçu plusieurs balles dans la jambe gauche, une autre sur la nuque et sur l'épaule", témoigne-t-il.

Rencontrée devant les installations saccagées de la radio de la secte, une femme en larmes brandit la photo de deux hommes. Il s'agit de son mari et de son fils de 24 ans, dit-elle, tous les deux tués dans le temple.

"Mon fils n'était pas un délinquant... Les M23 nous font souffrir, eux n'étaient pas des M23, mais, pourquoi ont-ils été tués ?", se lamente la mère de famille.

Selon un responsable sur place du CICR, "les blessés, tous par arme à feu, ont commencé à arriver à 4H00 du matin". A la fin de la journée, "on avait plus de 90 patients", souffrant en majorité de "blessures très graves, au thorax et à l'abdomen".

Ces événements violents s'inscrivent dans une série d'attaques et de manifestations contre la Monusco (mission de l'ONU en RDC), accusée d'inefficacité dans la lutte contre les groupes armés.

En juillet 2022, dans plusieurs villes de l'est de la RDC, des manifestants avaient pris d'assaut les installations de la Monusco. Selon les autorités, 36 personnes, dont quatre Casques bleus, avaient été tuées.

 


AFP / Africanews / MCP, via mediacongo.net
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BIBI @GR3UJ9N   Message  - Publié le 02.09.2023 à 17:34
50 morts sans que cela puisse émouvoir les jouisseurs au pouvoir. La mort des congolais est devenue une banalité. Ces congolais ont applaudis directement ou pas Vital KAMERE qui est du coin. Le chauvin de FATSHI, a la tête tournée ailleurs, n'est nullement choqué car aucun écho de KIN. Et le ventripotent et ses autres ouailles, n'en parlons même pas. Et nous les congolais comme d'habitude, nous observons comme amnésiés donc complices. Que faire pour sortir de cette léthargie collective ?

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Mwirawite Paluku Oli @UXQ4E7D   Message  - Publié le 02.09.2023 à 16:59
Ce n'est pas catholique ça. Le m23 est en train de faire souffrir la population ne sont pas poursuivi, alors c'est la population civile non armée qui est tuée.

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Anonyme @J4TI6QP   Message  - Publié le 02.09.2023 à 13:02
Acte qui prouve l'incompétence de Tshilombo; cette MONUSCO est devenue une force d'occupation illégale. Le Mali s'est débarrasser de ces casques bleus

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Bienive @JGM6N8Q   Message  - Publié le 02.09.2023 à 12:50
Ce massacre des civils innocents qui réclament le départ des forces étrangères prouve que la soi disant guerre du M23 est un deal , un montage grossier entretenu par le régime Tshisekedi en connivence avec la communauté internationale. Et lorsque l'armée nationale se met à massacrer les civils non armés en pleine ville,Ceci ne fait qu'accroître la nécessité de créer davantage des groupes armés locales d'auto défense partout même dans les villes.

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