Politique
Soucieux de faire respecter l’état d’urgence proclamé par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, dans son ordonnance du 24 mars dernier pour lutter contre la propagation de la covid-19, le Gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, a refusé de prendre acte de la tenue de la marche anti-Malonda à travers la ville. Le numéro Un de la ville de Kinshasa l’a fait savoir aux délégués de l’Union pour la démocratie et le progrès social et Lamuka au cours de la réunion tenue mardi 7 Juillet 2020.
Faisant fi de cette réponse du gouverneur de la ville de Kinshasa, la plateforme CACH conduite par Augustin Kabuya SG de l’Union pour la démocratie et le progrès social et Lamuka représenté par Francis Kalombo disent maintenir leurs marches respectivement, le 9 et le 13 juillet 2020. Dans l’opinion, cette position de l’UDPS face à Ronsard Malonda ne cesse de susciter d’interrogations : comment expliquez que le CACH avec l’UDPS à sa tête s’oppose à l’enterinement de Ronsard Malonda à la tête de la commission électorale et pourtant c’était lui (Ronsard Malonda) qui avait défendu avec brio la victoire de Félix-Antoine Tshisekedi devant la Cour Constitutionnelle face à Martin Fayulu ?
Pour plusieurs analystes, l’UDPS qui avait gagné la dernière présidentielle n’aurait rien à reprocher à Ronsard Malonda. Le récuser aujourd’hui, c’est vouloir une chose et son contraire. Si peut-être, elle oublie, rappelle le politologue Alain Lumeya, en épousant la position d’autres forces politiques pour désapprouver Ronsard Malonda à travers cette marche qu’elle tient coûte que coûte ce jeudi 09 juillet 2020, validera la thèse soutenue par une frange de la classe politique que sa victoire n’était peut-être que le fruit de la tricherie.
Pour nombre d’observateurs,il n’y a rien à reprocher au Front commun pour le Congo majoritaire à l’Assemblée nationale. Cette dernière n’a fait que respecter la procédure qui veut que lorsque les confessions religieuses désignent un candidat, ce dernier est présenté à l’Assemblée nationale qui entérine ce choix, puis envoie le nom au Chef de l’Etat qui l’investit.
Et donc si l’on considère que Ronsard Malonda a été désigné par 6 des confessions religieuses sur les 8 et qu’il a été présenté à la Chambre, c’est dans les prérogatives de l’Assemblée nationale de présenter le candidat au Président de la République pour investiture.
Beaucoup de congolais soutiennent que la République Démocratique du Congo n’appartient à aucune confession religieuse et qu’aucune d’elle peut se prévaloir du monopole pour parler au nom du peuple. « La CENCO et l’ECC qui ont participé du début à la fin du processus de désignation de Ronsard Malonda doivent s’assumer et s’incliner devant l’expression démocratique. Soulignent plusieurs analystes. « Si leurs candidats étaient passés, il n’y aurait jamais eu réclamation ou exigence sur la réforme de la Centrale électorale », conclut le politologue Beya Bitumba.
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