Politique
La famille politique de Joseph Kabila ne cautionne pas certaines accusations d'« injonctions » à la Centrale électorale pour rejeter les dossiers de certains candidats de l'opposition à la présidentielle.
La mise à l'écart par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de certains candidats de l'opposition à la présidentielle du 23 décembre avait, comme il fallait s'y attendre, entraîné une levée de boucliers dans le camp de leurs partisans, qui ont crié à l'imposture.
L'irrecevabilité des candidatures de certains poids lourds de cette famille politique a été très mal digérée par une partie de l'opinion ayant vu la main noire de la Majorité présidentielle.
Cette dernière a été traitée de tous les noms au point d'être considérée comme étant à la base du rejet de six candidats à la présidence, dont les noms n'ont pas figuré sur la liste provisoire dressée par la Ceni.
De l'avis de certains, la famille politique de Joseph Kabila aurait donné des ordres à la Ceni pour invalider les grosses pointures de l'opposition pour ne pas faire ombrage à son candidat.
Des accusations qui tendaient à ternir l'image de la coalition au pouvoir dont on dit qu'elle s'est choisie, via la Ceni, ses propres candidats à la présidentielle, afin de baliser la voie à la victoire du dauphin de Joseph Kabila.
C'est une "cacophonie dans cette belle partition démocratique"
A la Majorité présidentielle, c'est avec consternation que toutes ces accusations considérées comme gratuites sont reçues étant entendu qu'elles ne reposeraient sur aucun fait probant.
C'est aux fins de contestation et d'indignation que son porte-parole s'est livré à la presse, le 31 août dernier. Alain Atundu n'est pas allé par quatre chemins pour réfuter énergiquement toutes ces « allégations mensongères » mises injustement sur le dos de la majorité.
« Au lieu d'apprécier à sa juste valeur cette étape qui nous rapproche un peu plus de la tenue des élections, certaines voix introduisent une cacophonie dans cette belle partition démocratique, attribuant l'échec de tel ou de tel autre à un complot putatif orchestré par un improbable deus ex machina, en l'occurrence la Majorité présidentielle », a-t-il déclaré. Pour lui, il n'y a jamais eu d'interférence de la « Kabilie » dans le travail technique de la Ceni qui, du reste, est indépendante.
Tout en se réjouissant que les candidats invalidés par la Ceni aient introduit de recours à la Cour constitutionnelle, il a martelé sur le caractère rédhibitoire de la double nationalité qui ne pouvait faire l'objet d'aucun marchandage.
Il en est de même du profil du candidat président de la République appelé à présenter des garanties suffisantes « pour assumer, sans doute et sans soupçon en toutes circonstances, son rôle éminent de garant de la Constitution et de la souveraineté de notre peuple ».
Tirant les leçons de l'invalidation par la Ceni des candidats en inadéquation avec le critérium défini, le porte-parole de la Majorité présidentielle a indiqué que cela a permis de débusquer des personnes drapées d'une ombre.
« Plus personne, de la majorité, de l'opposition ou de la société civile, ne pourra se présenter devant le peuple souverain, drapée d'une ombre comme dans un théâtre masqué et espérer surprendre la bonne foi du citoyen électeur par une élection inattendue », a-t-il ajouté.
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