Science & env.
La gestion environnementale pose énormément problème en République démocratique du Congo. Notamment, les défis de la conservation de l’estuaire du fleuve Congo et du parc des Mangroves à Muanda dans le Kongo central, et de sa biodiversité. L’on déplore surtout le braconnage et la pêche illicite au Parc marin des mangroves à Muanda, au Kongo-central. Les espèces rares, les tortues marines et les lamantins sont de plus en plus menacés dans ce parc marin.
Il y a de cela près de cinq ans passés, l’on assiste à une dégradation de la biodiversité dans le Parc marin des mangroves à Muanda dans le Kongo-central. L’on note ici une spoliation sévère due aux multiples besoins des populations riveraines du parc, intensifiant ainsi leurs activités agricoles et économiques vers cette aire protégée.
A cela s’ajoute la construction de maisons qui se fait sur le site même du parc. De même, le braconnage et la pêche illicite ne sont pas en reste.
Il faut sauver la côte congolaise
La mangrove congolaise est menacée par des déchets plastiques et le braconnage. (Photo: Appollo)
Le constat fait encore d’une pollution au niveau de la plage causée par les déchets plastiques flottants déposés par le Fleuve Congo au niveau de l’embouchure. Ces déchets flottants proviennent de Kisangani, Bangui, Mbandaka, Kinshasa, Brazzaville, Boma et Matadi.
Dans ce Parc marin des mangroves, l’on signale encore une menace des espèces rares dont les lamantins et les tortues marines, avait indiqué le directeur du parc. Marcel Collet, a précisé qu’à l’espace de cinq ans, près de soixante mille bébés tortus ont été remis dans l’océan Atlantique.
Il a donc imploré les autorités du pays et la communauté internationale de protéger davantage ce patrimoine national. A noter que c’est depuis 1996 que ce parc marin est inscrit par la République démocratique du Congo comme zone humide d’importance internationale.
Déjà nombreux de ses braconniers sont de plus en plus déférés au niveau des instances judiciaires locales, a conclu le directeur du parc.
L’opinion doit se rappeler que la RDC a environ 40 Km de côte. L’importance d’une côte n’est pas seulement fonction de son étendue mais plutôt de sa position et de ses ressources. Mais ces ressources sont en voie de disparition. Notamment, des baleines (balaenoptera physalus) et autres espèces comme les dauphins et les hippopotames (hippopotamidae) qui étaient visibles il ya 50 ans dans la côte congolaise vers la ville de Moanda, ne montrent plus de signes de vie.
Les prélèvements à outrance des lamantins et tortues marins dont nous venons de signaler, sont inquiétants dans le Parc à mangroves dans la province du Kongo central. La côte est trop polluée et demande une prise de conscience nationale pour sauver ce qu’on peut, car c’est la première entrée et sortie pour le désenclavement du pays et la RDC a tout intérêt à mieux vendre son image.
Quid des aires protégées en RDC
Parc marin des Mangroves dans le Kongo Central (© Petit Futé)
Le pays compte cinq aires protégées totalisant 6.850.000 d’hectares (où les braconniers et autres éléments armées côtoient sans répits, avec toutes les conséquences) qui sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Notamment avec ses forêts qui couvrent 154 millions d’hectares, soit, plus de 60 % de toutes les forêts du Bassin du Congo et 12,5 % des forêts tropicales, dans lesquelles se trouvent plus de 11.000 espèces des plantes recensées dont 3200 environ ne se retrouvent nulle part ailleurs à travers le monde.
Les domaines des chasses, les espaces verts, les savanes, n’échappent pas à la crise environnementale que connait la RDC. Pourtant, ses forêts jouent un rôle capital, dans la respiration du monde secoué par les effets du changement climatique.
Car celles-ci séquestrent 202 tonnes de CO2 par hectare alors que la moyenne mondiale est autour de 162 tonnes de CO2 par hectare. La biodiversité dans ses écosystèmes, connait une destruction inquiétante, pourtant toute l’humanité a les yeux rivés sur la RDC.
Car, elle sera la terre des refugiés climatiques dans les décennies à venir. D’où, la nécessité d’une bonne législation, des services de sécurité à la hauteur des enjeux (car il s’agit de surveiller avec les moyens modernes les frontières), avec une administration qui s’adapte aux réalités actuelles du monde et celles liées au dérèglement climatique.
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