Politique
Dans un entretien avec Jeune Afrique, l'ex-Premier ministre togolais et facilitateur du dialogue politique congolais pour le compte de l'Union africaine, a donné son point de vue sur le déroulement des élections en RDC et les avancées du dialogue national voulu par une partie des partis politiques et le Chef de l'Etat Joseph Kabila mais toujours contesté par une frange de l'opposition.
Jeune Afrique : Vous avez rencontré Joseph Kabila à plusieurs reprises. Vous donne-t-il l’impression de tout mettre en œuvre pour organiser la présidentielle dans les temps ?
Edem Kodjo : Le gouvernement fournit à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) des moyens pour essayer de résoudre les problèmes. Cela étant, une équipe des Nations unies récemment envoyée à Kinshasa a estimé qu’il faudra au moins dix mois pour organiser l’élection. On ne peut donc plus tenir l’échéance initiale de novembre. La négociation devient une obligation.
Selon la Cour constitutionnelle, le président pourra rester à la tête de l’État au-delà de cette limite. Que reste-t-il à négocier ?
C’est le raisonnement inverse qu’il faut tenir. La Cour a estimé qu’il resterait en poste « jusqu’à ce qu’un nouveau président soit élu ». Il faut désormais qu’un nouveau président soit élu le plus rapidement possible. Il faut mettre le paquet pour résoudre les problèmes, et la classe politique congolaise devrait s’y atteler tout de suite. Rester en dehors ou hésiter ne réglera rien.
Justement, dans quel état d’esprit se trouvent les opposants, et en particulier Étienne Tshisekedi, dont la position n’a pas toujours été très claire ?
Je suis moi-même souvent perdu. J’ai rendu deux visites à M. Tshisekedi à Bruxelles ; la dernière fois, c’était le 5 mai. Je lui ai rappelé que son parti devait nous remettre la liste des représentants qui assisteront au comité préparatoire du dialogue. L’UDPS a souhaité avoir son mot à dire et se prononcer sur la participation des autres partis d’opposition. Nous avons accepté. Et pourtant, aucune liste ne nous a été transmise à ce jour. D’où le blocage.
Moïse Katumbi est devenu l’un des principaux opposants. Discutez-vous aussi avec lui ?
Nous avons des contacts téléphoniques avec lui, ainsi qu’avec le G7 [les sept partis issus de la coalition au pouvoir et qui ont basculé dans l’opposition], qui lui a apporté son soutien. Nous faisons tout pour négocier avec eux. Le G7 a répondu de manière relativement positive, mais sans fixer de rendez-vous précis pour l’instant. Je le regrette car il ne faut pas sous-estimer l’effet apaisant qu’aura le dialogue.
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