Politique
C’est une rencontre de haut niveau qui regroupe différents candidats présidents de la République vendredi à Lubumbashi. Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Delly Sesanga, Frank Diongo et Matata Ponyo sont déterminés à barrer la route à Félix Tshisekedi en décembre prochain. Difficile à ce stade de cerner les grandes décisions attendues dudit conclave. Les candidats de l’opposition ne veulent accorder aucune chance de réélection au président de la République.
Le même langage
Les têtes d’affiche de l’opposition souhaitent à l’issue de leurs travaux se prononcer sur le processus électoral qu’ils estiment totalement “bâclé” avec une commission électorale contestée. En plus, la situation sécuritaire dans l’est inquiète. Un proche de Diongo parle d’un régime aux abois qui peine à sortir le pays du bourbier. Au quartier général d’Ensemble pour la République, des voix s’élèvent pour dénoncer le harcèlement politique, sans oublier la proposition de loi Tshiani qui focalise le débat politique. De manière unanime, les principaux leaders s’accordent à reconnaître que la machine de la tricherie tourne déjà en plein régime avec les kits électoraux découverts entre les mains des particuliers. Martin Fayulu n’a cessé de le dire. Le processus électoral piloté par Kadima n’offre aucune garantie.
Vers un candidat unique de l’opposition ?
Les poids lourds de l’opposition tiennent à cœur le round déterminant de la présidentielle de décembre 2023. Après avoir suivi la sortie de l’Union sacrée de la nation à Kinshasa où les grands dinosaures de la majorité présidentielle se sont unanimement recroquevillés sur Félix Tshisekedi, les opposants ont capté la leçon et décident de bâtir une armure redoutable, imbattable et confortable vis-à-vis du candidat unique de la majorité. Les opposants qui se côtoient déjà, ont un choix à faire entre des candidatures multiples et une candidature commune. Ils ont aussi le choix entre un conglomérat de leaders fragmentés et une coordination en plateforme électorale constituée et fédérée. Les opposants en conclave sont pour la plupart des anciens camarades de lutte de Félix Tshisekedi, qui ont choisi de combattre son gouvernement et de lui arracher le fauteuil présidentiel cette année.
L’opposition politique congolaise compte en son sein plusieurs candidats à la magistrature suprême, parmi lesquels des grosses pointures de réputation internationale, des résistants et des opportunistes. Tout est question de discipliner le groupe, arrondir les ambitions et bâtir une machine nucléaire de victoire à l’élection présidentielle. « La question sera celle de savoir qui sera coopté comme candidat commun de l’opposition au vu de la grande évolution des ambitions des uns et des autres », s’est lancé un analyste politique jeudi à Kinshasa. « Les opposants doivent absolument mettre leurs égos de côté et privilégier l’intérêt général », exhorte un leader de la société civile. « Ils doivent choisir un leader populaire, capable et suffisamment connecté pour faire face à Tshisekedi. Un mauvais choix du candidat unique sera une épine de faiblesse face à la majorité », explique un professeur des Sciences politiques de l’université de Kinshasa. Les opposants seront contraints de travailler sur un projet commun, une stratégie unique et une candidature de victoire à la présidentielle. D’autres aspects pourront être évoqués dans ce conclave, c’est notamment le financement de la campagne, les alliances politiques tentaculaires et le discours.
Tshisekedi sera mis en difficulté
Si les opposants font bloc, la majorité présidentielle qui a accumulé tant de maladresses de gestion de la cité sera en impossibilité numérique de réunir les voix nécessaires à l’élection du président Félix Tshisekedi, argue un politologue congolais réputé basé à Bruxelles. Car les opposants exploiteront les faiblesses de gouvernance du régime pour se faire une santé électorale solide au sein de l’opinion. La guerre du M23 est un handicap électoral de taille pour Félix Tshisekedi autant que la présence des forces armées des États membres de l’EAC, les accords « secrets » avec Kigali, le déploiement des éléments du M23 au Maniema et tant d’autres crises sécuritaires de l’est. S’ajoutent à ce cocktail, les fissurations aggravées des communautés entre Katangais et Kasaiens, les dysharmonies des leaders du grand Équateur, la situation sociale toujours chaotique de l’espace Grand Kasaï et les discordances entre leaders de la Grande orientale. Bien entendu, Kinshasa continue de crier famine et les gouvernants font l’objet de critiques acerbes de la part des habitants. L’ex-Bandundu ne respire pas encore en dépit de l’élévation en dignité de certains de ses fils dans le régime Tshisekedi et le Kongo central se voit priver d’un représentant au présidium de l’Union sacrée. Cette province n’est pas encore rassurée depuis qu’il a été dénoncé la vente du port de Matadi par certains dignitaires de l’Union sacrée alors que beaucoup de fils Né- Kongo regrettent toujours le sort réservé à Simon Kimbangu Kiangani par la Direction générale des Migrations au beach Ngobila. Manifestement, l’opposition a beaucoup de matières à se mettre sous la dent.
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