Politique
16 février 1992 - 16 février 2021, cela fait 29 ans depuis que le régime du maréchal Mobutu avait massacré les chrétiens catholiques qui manifestaient pour la réouverture de la Conférence nationale souveraine fermée, "avec force", le 19 janvier 1992, par le Premier ministre Ngunz-A-Karl-I-Bond.
Le gouverneur de la ville de Kinshasa de l'époque, Valentin Kibabu, était considéré comme celui qui avait donné l'ordre de tirer sur les hommes en soutane et leurs fidèles. Un quotidien, s'inspirant de la Sainte Bible, avait titré : "Valentin, pourquoi me persécutes-tu", allusion faite à Saül, devenu Paul qui tuait les enfants de Dieu.
Des milliers de chrétiens étaient, en effet, descendus dans la rue, en provenance de leurs paroisses, bougie, rameau et Bible à la main, pour dire non à la fermeture de ce forum national.
C'était une manifestation pacifique dénommée «Marche de l’espoir», à l’appel d’une association catholique laïque, piloté par plusieurs prêtres dont abbé Pundu.
Ce forum national, ouvert le 7 février 1991 à Kinshasa, avait pour objectif de faire une évaluation sans complaisance de la situation politique du pays, avec tolérance et justice, afin de baliser le chemin de la démocratie et du changement social.
Mais dans un message radiotélévisé, le Premier ministre Ngunz fermera la CNS, expliquant sa décision par les faits que les travaux de la conférence coûtaient trop cher, la province du Kasaï Oriental surreprésentée parmi les conférenciers (14%) et que la CNS outrepassait ses compétences.
Quelques semaines ont suffi aux intellectuels catholiques pour décider de l’organisation de cette marche du 16 février en vue d'exiger l’ouverture de ce forum dont les résolutions devraient revêtir un caractère souverain et contraignant pour le régime de l’époque.
Controverse autour du bilan
Les sources officielles avaient à l’époque évoqué le nombre de 13 morts. Mais plusieurs sources non officielles avaient fait état des centaines des morts.
Pour la Voix des sans voix pour les droits de l’Homme (VSV), 35 personnes ont été tuées et beaucoup d’autres blessées. L’archidiocèse de Kinshasa a publié une liste de 16 blessés graves et de 21 personnes mortes par balle.
Aujourd'hui, 29 ans après, l'Eglise catholique continue de jouer un rôle avant-gardiste considérable dans la politique de la RDC. Elle alerte, tire la sonnette d'alarme, interpelle les autorités en cas de situation catastrophique et propose des solutions.
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