Economie
Cette question mérite une réponse claire de la part du Gouvernement congolais et de son partenaire Semlex. Pendant que les deux parties font l’évaluation technique et financière du contrat qui touche à son terme, Semlex vient de publier, ce 2 juin 2020, un communiqué qui affirme que 693 000 passeports ont été produits en cinq ans, sur une prévision de 1,85 million exemplaires.
Loin de chercher à comprendre, pourquoi cette entreprise, encore le Gouvernement congolais, n’a pas communiqué officiellement par le passé les chiffres de production malgré la demande pressente du peuple congolais, il y a lieu de savoir quelle a été la hauteur réelle de l’investissement consenti par Semlex dans ce contrat conclu en BOT.
En effet, le total des investissements prévu par le Consortium et convenu dans le contrat s’élevait à 222 millions de dollars américains. Selon l’esprit de cet accord, cet investissement devrait prendre en compte le déploiement du système, à travers le pays, et l’interconnexion des bases des données nationales.
Cinq ans durant, d’aucuns ont constaté qu’un seul centre opérationnel a été ouvert, celui de Kinshasa. De quoi déduire que la totalité des coûts qui devraient être engagés, conformément au Plan d’affaires, n’a visiblement pas été engagée.
« Si le nombre de documents officiels ou le déroulement des opérations se montrent inférieurs aux conditions déterminés dans l’offre technique, le Consortium sera autorisé à réduire voir à démobiliser l’Infrastructure », précise l’article 3.4.
Il s’avère que cette disposition aurait certainement permis au Consortium de ne pas engager la totalité du montant prévu pour l’investissement à cause de raisons évidentes.
En procédure d’évaluation de l’exécution du contrat avant le transfert à l’Etat congolais, des analystes souhaitent que le Gouvernement veille à la préservation des intérêts supérieurs de la Nation.
Car, commente un analyste, il faudra éviter que Semlex réclame un retour sur investissement sur la base de segments qu’elle n’a pas rendu opérationnels à travers le pays.
Au cas contraire, elle devrait indiquer au Gouvernement le nombre des centres de captures ouverts à travers la RDC et démonter comment ces centres ont été non seulement équipés mais aussi leur fonctionnement durant toute la période de contrat en vue de la session totale à la RDC.
Pour tous ceux qui doutent que les 222 millions USD ont été réellement investis dans ce projet de production et de distribution des passeports biométriques, le Gouvernement congolais et Semlex sont dans l’obligation de leur informer, preuves à l’appui, de la façon dont cet investissement a été effectué selon l’esprit et la lettre du contrat signé en juin 2015.
Pour préserver la réputation de Semlex qui a offert ses bons services au peuple congolais durant ces cinq derniers années, certains compatriotes estiment que cette société mérite un retour sur investissement proportionnel à ce qu’elle aura injecté dans l’affaire.
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