Société
L’accord de la Saint-Sylvestre toujours au centre des discussions à un peu plus de 100 jours des scrutins en RDC.
Les évêques de la Cenco ont mis le cap sur Lusaka, la capitale de la Zambie, pour solliciter une audience auprès de l’église locale mais aussi auprès du président Edgar Lungu, qui préside actuellement l’organe de la SADC pour la politique, la défense et la sécurité.
Le processus électoral du 23 décembre prochain en République démocratique du Congo (RDC) est évidemment au centre de ce voyage. Selon le vice-président de la Cenco, Monseigneur Fridolin Ambongo, c’est « l’interventin courageuse de la Zambie pour convaincre le gouvernement congolais de convoquer les élections en RDC » qui est à l’origine de ce court déplacement.
Mgr Ambongo a encore expliqué que la Zambie avait de solides principes démocratiques qui lui avaient permis de maintenir la paix et de passer par les urnes sans encombres. Pour Monseigneur Ambongo, « la RDC considère la Zambie comme un modèle pour la paix, la sécurité et le respect de l’Etat de droit ». L’archevêque a encore expliqué qu’il n’était « pas facile pour l’Union africaine de convaincre le gouvernement de la RDC d’appeler à des élections mais que cela fut rendu possible avec l’aide de l’église catholique zambienne », avant de poursuivre en expliquant que « la démocratie en Zambie est une réalité et que l’église catholique au Congo souhaite voir la même chose en RDC ».
Nouvelle offensive ?
La Cenco, très discrète ces derniers temps, semble donc reprendre son bâton de pèlerin alors que la pression internationale est quelque peu redescendue sur le pouvoir en RDC depuis l’annonce de la non participation de Joseph Kabila au scrutin du 23 décembre.
Les évêques ont plusieurs fois répété qu’ils félicitaient le président hors mandat pour son retrait de la vie politique congolaise mais que ce premier pas ne devait être qu’une étape.
Les évêques congolais insistent sur le respect et l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre, signé tant par la majorité que par l’opposition et qui a permis à Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir au-delà de la limite constitutionnelle de son second mandat le 19 décembre 2016.
Or, jusqu’ici, la Majorité présidentielle n’a appliqué pratiquement aucune clause de cet accord. Les évêques congolais, comme l’opposition politique et le société civile sont donc en droit de se sentir floués. Les évêques rappellent donc que le respect strict des clauses de l’Accord de la Saint-Sylvestre est une condition sine qua non pour la tenue de vraies élections crédibles, inclusives et réellement démocratiques.
Nul doute qu’ils iront répéter ce plaidoyer face au président zambien.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Réagir
Réagir
Réagir
Réagir
Réagir
Réagir
Réagir
Réagir
Les plus commentés
Société « Affaire d’escorte de Judith Suminwa » : la justice militaire ouvre une enquête sur la mort du policier de roulage
01.04.2025, 18 commentairesProvinces Menaces du fils Museveni contre l’armée congolaise : « Il ne peut pas menacer un gouverneur nommé par ordonnance, établi ici en Ituri » (Lt Général Jacques Ychaligonza)
31.03.2025, 11 commentairesPolitique Guerre à l’Est : rencontre entre le gouvernement et le M23 pour des pourparlers directs ce 9 avril à Doha
02.04.2025, 9 commentairesSociété Génocide dans l'Est : le Président Félix Tshisekedi annonce la mise en place imminente d'un groupe interdisciplinaire d'experts
31.03.2025, 7 commentairesOnt commenté cet article
Ils nous font confiance