Politique
La soirée du mardi 4 septembre dernier était poussive pour les membres de l’opposition radicale autant qu’ils le sont à ce jour. En effet, lors de ce maudit soir, la Cour constitutionnelle scellait définitivement les sorts électoraux de deux candidats de l’antinomie congolaise que la Commission électorale nationale indépendante avait, un certain 24 août, écartés.
Là déjà, le débat se rouvrait. Dès le départ critiqué à outrance, le processus électoral concocté par Nangaa Corneille laissait son siège au salon de jugement à la Cour constitutionnelle, que les membres de l’opposition traitaient avec ardeur, de corrompue à l’égard de l’exclusion cette-fois là, définitive de la candidature de Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito.
Est-ce là le vrai couac au succès tant rêvé ? Certes, Bemba et Muzito sont bannis de la course au même titre que Katumbi. Mais, est-ce là le réel synonyme d’échec pour l’opposition dans cette course à la magistrature suprême qu’arbitrera la Ceni en cette fin d’année ? Des questions pleuvent sur les toits des analystes, sans pour autant que les protagonistes du corps à corps à venir, ne tentent de s’asseoir, pour élucider entre eux ce sujet qui semblait préoccuper le fond de leurs pensées, il y a encore quelques mois de cela. Il leur faudra passer à l’offensive. C’est-à-dire, regarder la réalité en face telle qu’elle est, et prendre la plus mature des décisions, ne fut-ce que pour ne pas renvoyer dans les abyssaux des oubliettes de l’enfer, ces élections pour lesquelles le monde dans toute son entièreté a émis tous les désirs de voir un réel accomplissement, après les tentatives antérieures ratées.
Pourquoi pas ?
Pourquoi ne pas continuer ce bon homme de chemin bien que les bourreaux de l’opposition appelée radicale soient, cette fois, vraisemblablement tombés ? De tous les appels lancés par les sages de cette nation, celle de Kiakwama Gilbert, n’était pas assez lucide, pour que les grands opposants actuels, s’il faut les considérer ainsi, puisent la sagesse suffisante, pour braver pareilles situations que les avis du ministère public révélaient indirectement, peu avant la lecture de la sentence de l’affaire Bemba et Muzito ?
Actuellement, il reste deux semaines avant que la Ceni ne sorte les listes définitives de candidats à la présidentielle et à la nationale. Donc, de quoi cogiter dans les rangs de cette opposition qui a cessé de multiplier des réunions depuis un laps de temps. Autrement-dit, il leur reste deux semaines pour choisir entre la cooptation d’un candidat commun de l’opposition, gage d’une entrée spectaculaire au dernier virage de ces joutes électorales et celle du boycott que tend à prôner le MLC, dont le Chairman jurait de soutenir la candidature unique de l’opposition.
Etre sage
Le passé ne renseigne-t-il pas assez ? Hum ! Pour background, c’est officiellement du 19 décembre 2016 que jaillissait tout ce raffut que nul n’arrive à juguler. Ce jour-là, faut-il encore le dire, le deuxième et dernier mandat constitutionnel du Chef de l’Etat prenait fin et tous s’insurgeaient contre l’idée d’un troisième mandat que les membres de la MP soufflaient stratégiquement à Joseph Kabila, alors que ce dernier avait, du reste, déjà donné sa parole pour ce qui est du respect de la Constitution.
Parti en vrille, toute cette saynète a entraîné un climat on ne peut plus désagréable dans l’arène politique congolaise. Dans ce même climat, l’Est et le Centre du pays ont passé des sacrés moments intempestifs que nul n’est parvenu à ôter de leurs mémoires jusqu’à ce jour. Comptabiliser le tout, l’on remarque la réelle perte de temps qui a conduit à des assises ratées sous l’égide des prélats catholiques au Centre interdiocésain et Cie, juste pour rechercher l’alternance que les élections prévues en décembre tenteront de donner à ceux qui auront réussi à mettre dans leurs poches, ce Congo vieux de 58 ans, mais qui souffre d’une même maladie.
Si après analyses, les membres de l’opposition pensent qu’il est plus sage d’attendre la sortie des listes définitives que publiera la Ceni le 19 septembre prochain, pour dévoiler leur candidat unique, il est néanmoins important de signaler qu’il est temps d’affûter les armes autant que leurs adversaires directs, pour prétendre sortir de leurs rangs, le numéro 1 qui guidera le pays de Lumumba, durant les cinq prochaines années.
Que le passé leur serve de leçon, pour ne plus plonger dans des recherches enivrantes des élections que la Ceni aura servi sur le plateau. Encore une fois, c’est le moment d’allumer la bougie, au lieu de maudire l’obscurité.
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