Provinces
Les autorités de la ville de Matadi réunies en conseil urbain, le jeudi 07 novembre, ont suspendu les enseignements de l'Institut Supérieur de Commerce (ISC)/Matadi à la suite des échauffourées qui ont opposé, dans la matinée du même jeudi, les étudiants de cet établissement supérieur aux garagistes avec lesquels ils partagent le même espace.
A en croire les sources administratives de l'ISC/Matadi, après régularisation des dossiers fonciers, la concession jadis exploitée conjointement en pleine cité, est devenue une propriété privée de l'Institut, et que des correspondances dans ce sens étaient adressées à tous les occupants afin de vider le lieu au profit des étudiants. Raison pour laquelle, l'école primaire Matadi Centre qui occupait le rez-de-chaussée avait résolu depuis la rentrée scolaire 2013-2014 d'évoluer ailleurs. Ce, avec l'accord des responsables scolaires urbains.
Malheureusement, les garagistes ont réservé une fin de non recevoir à ladite correspondance, prétextant qu'ils étaient les premiers occupants de ce terrain avant même l'arrivée de l'ISC. Par conséquent, ils n'étaient pas disposés à quitter le site. Pour cette raison, une bataille rangée s'est éclatée par des jets de projectiles entre, d'une part, les garagistes soutenus par certains jeunes des quartiers environnants et, d'autre part, les étudiants déterminés de rentrer dans leur droit.
Il s'en est suivi des scènes de casses, de pillages, de destruction méchante des acquis du patrimoine, du bâtiment, du matériel roulant retrouvés accidentellement sur le site, avec comme conséquences directes. Le bilan fait état de plusieurs blessés et des arrestations dans les deux camps.
Dans la foulée, on a noté le vol systématique des équipements de la bibliothèque nationale/antenne du Bas-Congo.
Le Directeur général de l'ISC, le Pr. Justin Phoba, le maire de la ville de Matadi, Jean-Marc Nzeyidio ainsi que le ministre en charge de l'Administration provinciale, Affaires coutumières et Ordre public, Léonard Fuka, ont appelé toutes les parties au calme, au respect mutuel et à une cohabitation pacifique « étant donné que l'ISC est en pleine cité ».
La bravoure des agents de l’ordre
Les éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) dépêchés sur le site ont utilisé la technique de proximité pour maîtriser la situation.
Le même jour, deux présumés bandits sont tombés dans les filets de ces éléments et présentés au gouverneur de province. Au nombre desquels cinq, en provenance de la ville de Kinshasa. Trois d'entre eux courent encore les rues de la province. À bord de leur voiture Toyota Corolla immatriculée CGO 3308 AB10 de couleur grise, volant droite, se trouvaient des effets militaires, armes de guerre (3), munitions (200), baïonnette (1), pince (1), tournevis (1), des cartes d'électeurs congolaises et angolaises, des cartes SIM de différents réseaux de télécommunication, une somme d'argent…
Présentés devant le tribunal siégeant en urgence pour détention irrégulière d'armes de guerre et attentat, ces malfrats vont risquer vingt ans de prison, a en croire des sources judiciaires sûres. Aux dernières nouvelles, les bandits ont écopé tous de 20 ans de prison ferme.
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