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Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a comme prévu plaidé coupable devant la justice américaine, ce mercredi 26 juin 2024, dans les îles Mariannes du Nord, territoire du Pacifique. Le lanceur d'alerte, poursuivi pour avoir publié des centaines de milliers de documents confidentiels américains, devrait, selon un accord avec Washington, sortir libre du tribunal et regagner son Australie natale.
Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a plaidé coupable, mercredi 26 juin, dans le cadre d'un accord devant mener à sa remise en liberté mercredi au tribunal de Saipan, dans le territoire américain des îles Mariannes du Nord, ont constaté des journalistes de l'AFP.
L'accord de plaider coupable doit permettre au lanceur d'alerte, poursuivi pour avoir publié des centaines de milliers de documents confidentiels américains, de sortir libre du tribunal et de regagner Canberra et son Australie natale.
"Départ prévu dans 2 heures et 58 minutes. Vers Canberra, Australie", a indiqué WikiLeaks dans un message publié sur les réseaux sociaux pendant que Julian Assange comparaissait devant le tribunal fédéral de Saipan, territoire américain situé dans le Pacifique.
"Dans un état terrible"
Julian Assange "sera un homme libre une fois l'accord (de plaider coupable, NDLR) validé par le juge", ce qui arrivera "demain" (mercredi), a déclaré mardi depuis l'Australie son épouse Stella à la BBC.
Comme l'indiquent les documents judiciaires, le fondateur de WikiLeaks accepte de plaider coupable d'un chef d'accusation, relatif à "l'obtention et la divulgation d'informations sur la défense nationale", selon Stella Assange, qui a eu deux enfants avec le fondateur de WikiLeaks.
Julian Assange est désormais poursuivi pour un seul chef ("complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale"), selon les documents qui citent également sa complice, la militaire américaine Chelsea Manning, à l'origine de cette fuite massive.
"La priorité est à présent que Julian retrouve la santé", "il est dans un état terrible depuis cinq ans" et souhaite "être en contact avec la nature", a ajouté l'avocate sud-africaine.
Appel aux dons
Stella Assange a lancé un appel aux dons pour payer les 520 000 dollars (485 000 euros) que son époux doit rembourser au gouvernement australien pour l'affrètement de l'avion qui doit l'emmener en Australie. Il n'a "pas été autorisé à emprunter un vol commercial", a-t-elle indiqué sur X.
Julian Assange devrait être condamné à 62 mois de prison, déjà purgés en détention provisoire à Londres, ce qui lui permettrait de regagner libre son Australie natale.
Le tribunal des îles Mariannes du Nord a été choisi en raison du refus de Julian Assange de se rendre sur le continent américain et de la proximité du territoire avec l'Australie, selon un document déposé au tribunal.
Les Nations unies ont salué cette libération, estimant que l'affaire avait soulevé "une série de préoccupations en matière de droits humains".
"Je suis reconnaissante que le calvaire de mon fils touche enfin à sa fin", a déclaré sa mère Christine Assange, dans un communiqué diffusé par les médias australiens.
L'ancien vice-président américain Mike Pence a, lui, qualifié l'accord de "fausse justice" qui "déshonore le service et le sacrifice des hommes et des femmes de nos forces armées".
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