Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - MCN - 20 ans
mediacongo
Retour

Politique

10 ans plus tard, le retour du M23 aux portes de Goma

2022-11-20
20.11.2022
2022-11-20
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2022_actu/11-novembre/14-20/m23_militaires_22_222.PNG -

C'est une date dont l'anniversaire résonne avec l'actualité et le conflit en cours dans l'est de la RDC. Il y a 10 ans, le 20 novembre 2012, le M23 (Mouvement du 23 mars), prenait le contrôle de Goma. 10 ans plus tard, ces mêmes rebelles sont à nouveau à proximité de la ville.
 
En juillet 2012, les rebelles prennent le contrôle de Bunagana et de Rutshuru, avançant jusqu'à Kibumba en moins de deux semaines. Une trève de quatre mois plus tard, les hostilités reprennent le 15 novembre. En cinq jours, ils gagnent Goma et forcent l'armée congolaise à se replier sur Saké pendant que les casques bleus restent cantonnés dans leurs camps et à l'aéroport. À la mi-journée, le 20 novembre, le chef militaire du M23, Sultani Makenga, pavoise dans les rues de la ville.

Au même moment, le président Joseph Kabila exhorte à « la participation de toute la population à la défense de notre souveraineté », avant de s'envoler pour Kampala où il retrouve Yoweri Museveni et Paul Kagame pour un sommet de la Conférence internationale sur la région des grands lacs. Ils demanderont le lendemain au M23 de quitter la ville. Mais il faudra plus d'une semaine de tractations pour que le retrait se concrétise.

10 ans plus tard, la situation s’apparente à celle d’il y a 10 ans. Le M23 est de retour à une vingtaine de kilomètres de Goma, où est cette fois déployée l'armée kényane dans le cadre de la force conjointe est-africaine.

« Pas de négociation, dégagez ! »

Et à Kinshasa, des chefs religieux, imams et les organisations de la société civile mobilisent des milliers de fidèles, militants et anonymes dans la rue contre la « balkanisation » et le « complot ». Ils vocifèrent contre la communauté internationale et le Rwanda, rapporte notre correspondant, Pascal Mulegwa.

 « Pas de négociation, dégagez ! ». Ce slogan retentissait vendredi contre le M23 lors de la marche qui a débuté près du stade des martyrs. L’avenue des Huileries était noire de monde, la circulation interrompue. « Nous sommes prêts à aller jusqu’au bout, jusqu’à ce que le Rwanda puisse être sérieusement condamné et jusqu’à ce que le M23 quitte ses positions et que la paix revienne en République démocratique du Congo », estime Danny Banza, de la société.

Christopher Ngoy, également militant de la société civile, s’oppose déjà à l’idée même d’intégrer les rebelles dans les forces de sécurité à l’issue des négociations prévues à Nairobi : « Dès cet instant, nous ne pouvons plus le faire. Ils ont prouvé qu’ils sont insatiables. Ce qu’ils veulent, c’est prendre une partie du Congo et le balkaniser. Nous disons que cela doit prendre fin, car le peuple congolais ne reculera pas ».

Nancy, elle, se range derrière son pasteur. « Notre cause est juste et la nation est sacrée. Nous disons non à toute forme de balkanisation, nous dénonçons tout haut la complicité des organisations internationales. Que chacun s'occupe de sa nation, la RDC c’est pour les Congolais ».

À l’entrée de la commune de Gombe, centre administratif du pays, la police a stoppé la progression des manifestants. « Nous devons continuer la marche. Nous devons délivrer le message aux ambassadeurs », insiste l’un des manifestants. Finalement, seul un comité restreint a pu déposer à la mission des Nations unies un mémorandum qui réclame notamment des sanctions contre le Rwanda et que « la communauté internationale entende notre voix », indique le pasteur Dodo Kamba, patron des églises évangéliques de Réveil du Congo.

 Efforts diplomatiques

Et pendant ce temps, comme il y a 10 ans, les tractations diplomatiques se poursuivent sous l'égide de la Communauté est-africaine. Selon son facilitateur, Uhuru Kenyatta, Paul Kagame a accepté pour la première fois de l'aider à « exhorter le M23 au cessez-le-feu et au retrait des territoires conquis ». Le président kényan William Ruto est même attendu dans la capitale congolaise la semaine prochaine, d’après des sources  des présidences kényane et congolaise, rapporte notre correspondant, Patient Ligodi.

La pression sur le M23 s’accentue donc, du moins, dans la communication publique. Le mouvement a d’ailleurs été qualifié vendredi de « groupe armé illégal » dans un communiqué commun signé par les États-Unis, la Belgique, la France et le Royaume-Uni. Ces pays ont aussi rappelé que le M23 est sous sanctions des Nations unies et que « tout soutien extérieur des acteurs armés non étatiques, dont le M23, doit cesser ».

Cependant, les autorités congolaises se montrent prudentes. « On attend de voir Paul Kagame respecter ce qu’il a dit au président kényan William Ruto », a confié un membre du gouvernement.

Kinshasa compte d’ailleurs poursuivre la pression diplomatique à Djerba, en Tunisie, où le Premier ministre représente Félix Tshisekedi au 18e sommet de la Francophonie. La RDC compte profiter de sa position dans l’organisation pour demander, une fois de plus, au Rwanda de cesser de soutenir le M23.

De son côté, le président français s'est exprimé sur le sujet lors d'une rencontre avec les présidents du Burundi et du Rwanda. En marge du sommet de la Francophonie, il a déclaré : « Il faut le retrait des forces, la stabilisation par des forces africaines sous mandat de l'ONU et un processus politique inclusif qui doit être lancé dans les meilleurs délais pour que toutes les parties prenantes puissent sortir de ce moment de tension ».

Le conseil de sécurité de l’ONU entre également dans la danse. Ses délégués ont rencontré, samedi, le président ougandais Yoweri Museveni.


RFI / MCP, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 9 commentaires
6108 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Poster un commentaire, réagir ?

Les commentaires et réactions sont postés librement, tout en respectant les conditions d’utilisation de la plateforme mediacongo.net. Vous pouvez cliquer sur 2 émojis au maximum.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise

MediaCongo – Support Utilisateurs


BIBI @GR3UJ9N   Message  - Publié le 20.11.2022 à 23:52
Quel accord qu'un pays doit signer avec un groupuscule, tout ce que l'extérieur veut c'est introduire en RDC la configuration qui régit aujourd'hui le RWANDA . A savoir une toute petite minorité domine et d'emblée sa survie dépend de l’extérieur et le division ethnique réintroduire comme cela existe dans la plupart de pays africain. Nous grâce notamment au phénomène de grandes villes qui casse la convergence ethnique,prenons comme ex la musique et citons Inoss Be qui vient de l'est mais est admiré sur toute l’étendue de la RDC. On ne négocie avec personne , levons la tête, nous avons de très bons soldats, il nous manque de bons dirigeants.

Réagir

1
1
Répondre
@
Insérez un émoji
uand vous @6W32LRU   Message  - Publié le 20.11.2022 à 15:43
F, Va sur Google et tape distance Goma-Kibumba et reviens ici discuter

Réagir

2
1
1
1
1
Répondre
@
Insérez un émoji
Mampuya @T6L7OKA   Message  - Publié le 20.11.2022 à 15:16
L'article est idiote, de la propagande en faveur de Tshilombo est non du pays. L'article n'aide même pas à la compréhension de la raissance du M23. Déjà sont 2, M23 différemments avec des objectifs différents. Le M23 de Makenga avait occupé Ngoma. Ce même M23 devait quitter Goma pour éviter les bains de sang dans cette ville. Le M23 d'alors n'était pas retourné au Rwanda, était resté au pays. Il fallait une guerre pour une défaite définitive. Le retour du M23 d'aujourd'hui est suite aux accords, entre ces ex combattants et Tshilombo. Ces M23 réclame le respect des accords dont Museveni et Kagame sont garants. À la veille de la réunion de Luanda Museveni avait bien dit à lutundula, que lui-même et Kagame pouvaient intervenir sur le M23. Aujourd'hui seulement Kagame qui se prononce, que pense Museveni ? Étant donné que ces rebelles viennent de l'Ouganda ?

Réagir

7
2
Répondre
@
Insérez un émoji
HUGO INGOPA @7BEH6LC   Message  - Publié le 20.11.2022 à 14:02
on en a mar de discours de retrait car cela s'etait fait à luanda et nairobi plus d'une fois mais sur terrain pas de concret, nous voulons que sur terrain qu'il y ait la paix, svp, 12 milions ce trop

Réagir

4
1
Répondre
@
Insérez un émoji
BIBI @GR3UJ9N   Message  - Publié le 20.11.2022 à 10:00
Comment voulez-vous être respecté. regarder et déjà , c'est KIZENGI de KABILA se fait tout petit, complexé, la tête dans les épaules comme un enfant qui s'attend à être engueulé , dans l'autre le jouisseur croyant exhibé sa poitrine se rappelant de la belle époque à MATONGE : BIYEYILA . Des mauvais chefs induisent de mauvaises troupes et par ricochet la désolation dans des familles. Un petit pays pauvre nous humilie, occupe officieusement une partie de notre territoire supérieure au sien. A peine arrive au pouvoir, comme s'il n'avait aucune autre priorité, le KIZENGI, c'est empressé d'aller exhiber sa bedaine chez KAGAME en baissant sa tête pour saluer la mémoire des RUANDA entre temps les âmes de millions de congolais attendent reconnaissance afin qu'elles se reposent enfin en paix. La tienne va errer un jour comme celle du guide mal éclairé qui vagabonde loin de s terre promise BGADO, sa crypte MARIE-LA-MISERICORDE dans laquelle la nature a déjà repris ses droits : l'herbes et les bestiaux sont redevenus maitres de lieux.

Réagir

9
7
3
2
1
Répondre
@
Insérez un émoji
2 réponses
uand vous @6W32LRU   Message  - Publié le 20.11.2022 à 09:18
Pourquoi reproduire ici la propagande mensongère des ennemis de la RDC dont RFI est le porte-parole??? Ils mentent en disant que le M23 est à Kibumba située à 20 km de Goma alors que cette cité est à plus de 300 km!! En plus, eux et les Rwandais la bas ont été repoussés et ont subi d!énormes pertes. Sachez une chose, nous sommes tous mobilisés contre vous!!!

Réagir

16
5
2
1
1
1
Répondre
INFOS @GMJS6S2   Message  - Publié le 20.11.2022 à 16:57
354 Km - Distance entre goma et Kibumba Histoire de Distance La distance entre goma et Kibumba est de 354 Km par la route. Vous pouvez également trouver la distance de goma et Kibumba en utilisant d'autres options de ...😒😒😒😒😒😒

Réagir

2
1
1
Shadow @FVE82ST   Message  - Publié le 20.11.2022 à 10:02
Rentré à l'école Mon frère. Les kinois ont le problème de Géographie. Goma Kibumba (24km), je suis de Goma 😊😊😊🖕🖕

Réagir

11
1
1
1
@
Insérez un émoji
Serge Mputu @8ZUB9AY   Message  - Publié le 20.11.2022 à 08:34
Le M23 est la communauté internationale sous couvert, et ces mêmes personnes ont combattu la RDC pendant toutes ces longues années Aujourd'hui, les choses, en réalité, sont tellement bien différentes Et je ne vois pas du tout de remake de la situation d'il y a 10 ans?

Réagir

5
4
1
1
Répondre
@
Insérez un émoji
right
Article suivant Gouvernement d’union nationale : Les consultations nationales virent en « bal des débauchés »
left
Article précédent Nord-Ubangi/Assemblée provinciale : Achille Kwangbo Guda élu président du bureau définitif

Les plus commentés

Politique Guerre à l’Est : rencontre entre le gouvernement et le M23 pour des pourparlers directs ce 9 avril à Doha

02.04.2025, 10 commentaires

Politique Accord minerais stratégiques contre sécurité : Kinshasa et Washington se conviennent sur une voie à suivre

03.04.2025, 10 commentaires

Politique Lamuka s'oppose à l'accord minier entre la RDC et les États-Unis

04.04.2025, 7 commentaires

Politique Diplomatie : Le conseiller principal pour l'Afrique du Président Trump bientôt en mission en RDC, Rwanda, Kenya et Ouganda pour promouvoir la paix dans les Grands Lacs

02.04.2025, 5 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance