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Marco Aimba, le savoir-faire au bout des doigts

Marco Aimba, le savoir-faire au bout des doigts
Talents

De la littérature à la couture, le styliste-modéliste Marco Aimba, patron de Marco Fashion Agency, n’a eu qu’à surpasser les contraintes familiales pour embrasser ce qu’il affirme remonter à son enfance : la création des modèles. Mais avant, il est resté dans la droite ligne du modèle voulu par ses parents. En coupant la poire en deux, Marco bénéficie aujourd’hui de son savoir en communication qui rend plus fluide ses relations et les maintient au beau fixe. Compté parmi les talentueux stylistes que regorgent la République démocratique du Congo, Marco fait partie de ces créateurs qui ont contribué à la renaissance du port des pagnes qui représentait à une certaine époque un style d’un autre âge, jusqu’à en créer le désir dans la jeunesse grâce au design marqué d’une touche de nouveauté. Un effet recherché par le mélange de tissu imprimé, organza, taffetas, jeans, bazin ou soie, ses tenues légères et élégantes s’ajustent parfaitement au corps de la femme ou de la jeune fille et convient à toutes les circonstances.
« Depuis mon enfance, je prenais plaisir à dessiner des modèles, à découper des étoffes… mais pour mes parents ce n’était pas le meilleur des débouchés possibles. Ce n’est qu’après l’obtention de mon bac (humanités littéraire) au collège Saint Joseph/Elikya suivie d’une brève intrusion en décoration interne à l’académie des beaux arts (ABA) et satisfaction en journalisme (IFASIC) que j’ai laissé remonter l’expression de la passion frénétique pour les croquis ».

Ayant grandi dans un foyer serein, ses parents ont égayé son existence modeste et sans beaucoup de distractions par intérêt inconditionnel pour la littérature. La famille, l’école et la bibliothèque sont les trois moments qui ont ponctué sa jeunesse. Cette stricte éducation, ombre du sérieux dans ce qu’il entreprendrait l’a rapproché de son objectif plus qui ne l’aurait crû.

Durant son cursus académique, Marco s’est illustré en petit rebelle. Il a réussi à se trouver des instants pour la mode en fréquentant quelques tailleurs du quartier pour qui, il est vite devenu une source d’inspiration.
Mais ce n’est qu’à son passage dans une agence de l’événementiel à Kinshasa, où son talent se fit remarquer par la conception des tenues pour hôtesses que, sous l’impulsion de sa cheffe Marie Omba qu’il ne cesse de citer, il se mit à prendre au sérieux ce travail qu’il il effectuait avec autant de délicatesse. « C’est un travail que je faisais pour le plaisir personnel. La preuve, c’est que je ne facturai aucun service rendu. Tout se passait comme dans mon enfance. Et je regardais la fille/femme, et à partir de ses courbes, traits du visage, couleur de peau et attitude, le tour était joué. A chaque présentation, c’est la foule qui acclamait. Et c’est Marie Omba qui m’a lancé » lâche-t-il. Et d’ajouter « la nature m’inspire également, énormément d’ailleurs ».

Lorsque le plaisir et l’autosatisfaction engendrent un travail de maître

Rétrospection faite, il se rendit compte que le temps était venu pour lui de faire le choix et, le bon, s’il voulait une carrière réussie. Sans tergiverser, il s’offrit une machine à coudre pour s’exercer à la couture. « Créer le phototype d’un objet immatériel jusqu’à sa réalisation est l’objectif que je me suis donné à mes débuts pour éviter d’être en quelque sorte marginalisé. Aussi, le faible commencement ne m’a pas permis d’engager à la fois un modéliste et un couturier. Ce qui est à ce jour dépassé. De fil en aiguille, je me suis perfectionné et de bouche à l’oreille mon nom a arpenté les provinces de la RDC et ses pays limitrophes. Ainsi, je suis convié dans des grands défilés de mode pour apporter mon savoir-faire parmi tant d’autres créateurs, dans des concours pour rivaliser. Et le plus important, est que sans concurrence l’on ne peut savoir ce que l’on vaut réellement ».

Derrière son assurance, Marco affirme que la peur ne le quitte jamais. Avant chaque grande rencontre où avant chacune des sorties officielles de ses collections (six collections déjà présentées), cette peur ou crainte de savoir si le public aimera ou pas, le hante. Seulement, elle ne le flétrit point mais le pousse à donner le meilleur de lui-même.  
Ce qui a réussi à faire de lui, un de ces jeunes talents qui ont su s’imposer dans le monde de la mode pourtant féroce, n’épargnant personne. Seuls, ceux qui osent et persévèrent trouvent gain des efforts consentis. De ces efforts, Marco  n’a pas hésité à nous présenter deux modèles de sa nouvelle collection qu’il nomme « Sublime II ».

Contacts :
3, av. Makawu
Q/ Immocongo, C/ Kalamu
Réf. : derrière Tata Raphaël, entrée Sendwe en face de la nouvelle station
Tél. (243) 89 513 30 96/ (243) 99 837 23 82

 



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