mediacongo.net - Publireportage - « L’Afrique du Sud se voit renversée par le Nigeria »

Retour PUBLIREPORTAGE : Chroniques & Analyses

« L’Afrique du Sud se voit renversée par le Nigeria »

« L’Afrique du Sud se voit renversée par le Nigeria »
Chroniques & Analyses

L’estimation du Produit Intérieur Brut du Nigeria vient d’être refaite en tenant compte de nouveaux paramètres. La Banque Mondiale recommande de revoir l’estimation du PIB tous les 5 ans. Au Nigeria, cela faisait 24 ans que cette estimation était faite sur les mêmes ratios agriculture – industries - services. Ainsi, le PIB du Nigeria est passé de 360 Milliards USD à 510 Milliards USD, ce qui le place en tête de l’ensemble des économies africaines, l’Afrique du Sud comprise.

Naturellement, l’historique de croissance du PIB nigérian a été révisé à 5,1%, 6,7% et 7,4% en 2011, 2012 et 2013 et les ratios d’endettement ou des déficits publics ont mécaniquement diminué, dans la mesure où ils sont calculés sur un PIB plus important.

Que signifient réellement ces chiffres ?

L’économie nigériane est devenue une Economie de Services. Ils pèsent 52,2% au lieu de 29% en 2013. Au-delà du transport ou du commerce, activités de services traditionnelles, ce sont les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, NTIC, comme la téléphonie, les industries du cinéma – Nollywood -  ou la Musique qui se taillent une part de lion dans le PIB, à 10,1% alors  qu’ils étaient quasi inexistants en 1990 (0,9%). N’avons-nous pas tous rêvés des héros de séries télés nigérianes, relais contemporains des télénovelas brésiliennes ? La saga Tinsel, qui fêtait en 2013 son 1000ème épisode n’est-elle pas représentative de notre société ?

Si l’un croît, les autres décroissent. La part relative des secteurs agricoles et industriels a diminué par rapport à la poussée des services. Ils représentent l’autre moitié de l’économie, avec 21,9% pour l’agriculture et la production agro – alimentaire et 25% pour l’industrie, dont une partie est transformée mais l’autre non.  Pétrole et gaz non raffinés ne pèsent donc plus que 14.4% du PIB.

De nouveaux enjeux…

La correction des statistiques ne suffit pas à apporter des réponses aux questions récurrentes du Nigeria. Un des nombreux défis à relever par l’économie nigériane est d’atteindre le niveau de PIB par habitant des meilleures économies africaines. Aujourd’hui, avec un PIB/ habitant de 2 688 USD, le ‘nigérian moyen’ est toujours loin derrière le ‘sud-africain moyen’ qui ‘vaut’ 7 508 USD. Développer des infrastructures. Formaliser l’économie encore trop dépendante de la cash machine informelle. Améliorer la gouvernance. Réduire les risques d’instabilité politique dans un pays qui accueille 1 Africain sur 6. Bref, apporter des réponses à des questions connues dans toute l’Afrique.

Et, en parallèle, rénover les marchés monétaires et financiers. C’est ce que des groupes bancaires panafricains comme Standard Group mettent en œuvre. Pour, à terme, donner au Nigeria sa place dans le bloc des BRICS(*).

(*) Brésil Russie Inde Chine South Africa


right
ARTICLE SUIVANT : L’industrie de l’énergie au cœur de la révolution en Afrique
left
ARTICLE Précédent : RDC & Doing Business: Nouveau classement ? Pas réellement !