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Le monde de la poésie compte désormais une plume de plus avec le nouveau recueil tout en musique du parolier Malik Bee…

Le monde de la poésie compte désormais une plume de plus avec le nouveau recueil tout en musique du parolier Malik Bee…
Interviews

Sous la bannière « nouveautés » du présentoir d’une librairie bruxelloise, un livre attire notre attention. En effet, son titre attrayant « Ma plume, mon exutoire », aux allures de confessions, semble sortir du lot. Et, sa couverture brune-beige chatoyée ainsi que les dessins juxtaposés, d’une colombe et d’une plume, suffisent à égayer davantage notre curiosité et nous poussent à en feuilleter les premières pages. D’emblée, nous sommes happés par les mots : couleur ébène, Afrique, espoir, femme, rimes. Ici, il sera bel et bien question de poésie, un genre que certains n’hésitent pas à qualifier d’obsolète. Bref, quelques coups de fil plus tard et (bien-sûr !) le fameux recueil en poche, nous fixons rendez-vous avec l’auteur d’origine congolaise Malik Bee. En pleine promotion, le jeune homme accepte toutefois de nous rencontrer avec plaisir. Et c’est autour d’une tasse de thé que l’entrevue s’effectue dans une ambiance décontractée. Une rencontre pleine d’humilité, de sagesse, de jeux de mots et d’éclats de rire ! A la question de savoir les 3 objets qu’il emporterait avec lui sur une île déserte, celui-ci nous confie entre deux gorgées : un canif, une lampe de poche et une boussole. Pas du tout une réponse « standard » pour ce grand passionné du verbe qui refuse les clichés. Le ton est donné !   

mediacongo.net : « Ma plume, mon exutoire » voilà un titre interpellant pour un recueil de poèmes. Comment l’avez-vous choisi ?

Malik Bee : A la base, j’avais 150 poèmes et j’avais intitulé mon recueil « Quart de siècle ». En effet, je suis née en 1982 et j’avais commencé à  rédiger à l’âge de 24 -25 ans donc la première idée qui m’est venue à l’esprit était celle-là. Par la suite, je me suis rendu compte que certains poèmes avaient muri et d’autres pas donc en les peaufinant quelque peu je me suis dit que le titre ne correspondait plus. C’est en écoutant une chanson de Youssoupha (rappeur français), « Ma sueur et mes larmes », que je me suis dit qu’il fallait que je trouve quelque chose qui aille dans ce sens-là. Puis, en écrivant un poème  intitulé « Ma plume », « mon exutoire » est venu s’imposé tout naturellement dans mon esprit. En plus, j’avais un ami qui me parlait tout le temps d’exutoire etc.  Donc, je me suis dit que c’était pas mal de rajouter « mon exutoire » à côté de ma plume. Ainsi, le titre m’est venu en tête après avoir tout écrit.

mediacongo.net : Certains auteurs affirment que cela peut prendre des années pour écrire. Et vous, quand avez-vous commencé à rédiger ce recueil ?

Malik Bee : Entre 2006 et 2007, j’ai commencé à griffonner sur papier quelques vers ici et là et c’est vraiment en 2008 que j’ai commencé mon recueil. J’avais un support qui était le recueil de poèmes de Tupac Shakur, « A rose that grew from the concrete », je me suis référé par rapport à ça. Avant cela, je ne m’étais jamais intéressé à la poésie mais celle de Tupac me parlait parce qu’il avait abordé certains thèmes engagés où il parlait notamment de certaines figures politiques comme Mandela, Newton, son beau-père, etc. Toujours dans cette démarche, j’ai participé à des ateliers d’écritures en 2009, en essayant d’affuter ma plume et puis, de fil en aiguilles, j’ai rencontré d’autres auteurs. Tout cela m’a permis de peaufiner mon recueil, « Ma plume, mon exutoire », qui comporte 90 poèmes et qui est publié en auto-édition.

mediacongo.net : Justement, quels sont les thèmes principaux que vous évoquez dans ces 90 poèmes ?

Malik Bee : Je parle d’Afrique, d’Europe  et des Etats-Unis d’Amérique. J’y évoque des sujets universels tels que l’amour, le racisme, les guerres, l’acculturation. Et je rends hommage à des personnages qui m’ont beaucoup inspiré.

mediacongo.net : Assurément, il devrait y en avoir pour tous les goûts. Donc, à la base rien ne vous prédestinait à devenir auteur? De quoi rêviez-vous petit ?

Malik Bee : Effectivement, rien du tout. Lorsque j’étais jeune, je n’aimais pas du tout l’école, c’est un peu cliché mais bon j’y allais à contre-cœur. La seule chose qui m’intéressait, c’était jouer au football. Lorsque je suis arrivé en Belgique à l’âge de 14 ans, j’avais mes idoles : Pelé et Maradona. Je voulais leur ressembler. Puis, la pression parentale et l’obligation scolaire (sourire) ont balayé mes choix footballistiques et plus tard, je me suis lancé dans la voie des études supérieures. J’ai opté pour le Bachelor en droit puisque la durée des études était relativement courte, 3 ans .Rien ne me prédestinait, je n’ai jamais envisagé d’être un écrivain de talent, de renom ou quoi que ce soit. Avec le recul, je me dis peut-être que c’était un talent qui était latent, qui germait et qu’il fallait réveiller. Il fallait aussi le temps, la période, la saison parce que je pense que toute chose arrive au bon moment quand la saison est propice et quand les choses sont en place. Je pense qu’avant les conditions ne me permettaient pas de faire germer ce talent là, mais après mes études j’ai eu plus de temps pour moi. C’est à partir de ce moment, que j’ai commencé à creuser, à lire sur des sujets variés, à m’ouvrir davantage sur le monde etc.

mediacongo.net : Vous souvenez-vous de votre premier poème ?

Malik Bee : Mon 1er poème date de 2007. Il s’agit d’un calque de « Strange fruit », la chanson de Billie Holiday.(cfr : chanson qui dénonçait les sévices dont étaient victimes les esclaves noirs dans les plantations aux Etats-Unis). Sauf que moi, je l’ai titré « L’arbre aux fruits étranges », je me suis inspiré du thème et puis je l’ai développé à ma manière. J’ai fait un parallélisme entre les lynchages et le livre Les fantômes du Roi Léopold. L’arbre qui représente un système économique et les fruits étranges ce sont les peuples opprimés.

mediacongo.net : Peut-être est-ce prématuré comme question, mais envisagez-vous déjà un second recueil ?

Malik Bee : Oui tout à fait, il sera différent et plus personnel. Pour le premier, j’ai plutôt envisagé une démarche universelle comme je suis sur l’Art d’être humain, un collectif d’auteur qui promeut l’universalité et l’ouverture d’esprit. Le second sera donc plus personnel, le thème je l’ai déjà mais c’est une surprise (sourire). J’ai aussi un projet d’écriture d’un roman qui me tient à cœur, j’ai déjà quelques ébauches il faut encore peaufiner. Bon l’écriture du roman est plus difficile car cela requière plus de temps et  ce n’est pas évident. Il faut une linéarité, des personnages, il faut un peu grossir les traits. J’espère sortir tout cela début 2013.

mediacongo.net : Quel est le personnage que vous auriez aimé rencontrer ?

Malik Bee
 :(silence)…mes grands-parents paternels.

mediacongo.net : Pour terminer en beauté, pour vous écrire c’est ?

Malik Bee : Écrire c’est traduire en toutes lettres ce que le cœur recèle ou encore une citation de Christian Bobin que j’aime beaucoup : « Écrire c’est le cœur qui éclate en silence ».

mediacongo.net : Un tout grand merci Malik Bee.

Pour plus d’informations :
Ma plume, mon exutoire, de Malik Bee, Editions N-Morphê, 138 pages, en vente auprès de l’auteur.
Email : plaisirdecrire@hotmail.com

 

 
 

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