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Plus compétitif, Target à la pointe de la technologie

Plus compétitif, Target à la pointe de la technologie
Interviews

Après avoir été petit, il n’y a que ceux qui visent haut qui côtoient les grands. Si l’on se demandait comment les études de marché peuvent s’adapter à la technologie, la réponse est à trouver auprès de Serge Mumbu, Directeur général de Target Research & Consulting qui a participé du 16 au 17 mai 2013 dans la ville de Johannesburg, (Afrique du Sud) à une conférence faisant l’état des lieux de la recherche dans le domaine d’études de marché au niveau international. Organisé par l’Association des professionnels des études de marché pour l’Afrique australe, SAMRA, il était question de découvrir les nouvelles évolutions dans ce domaine et aussi d’échanger avec les professionnels du domaine issus de plusieurs pays du monde mais, aussi, avec les clients. Parallèlement, SAMRA célébrait ses 50 ans d’existence. La participation de Serge Mumbu à cette conférence ne relève pas d’une simple curiosité. C’est en tant que membre de l’Association mondiale des professionnels des études de marché, ESOMAR, dont fait partie SAMRA, qu’il s’y est rendu. Objectif, apprendre des autres, découvrir les réels besoins des clients pour améliorer la qualité des services et se placer dans le contexte de la méthodologie de travail afin de peser sur l’échiquier international. Rencontre.

mediacongo.net(MCN): Depuis combien de temps vous êtes membre d’ESOMAR ?

Je suis personnellement membre d’ESOMAR depuis une dizaine d’années mais notre société TARGET SPRL a adhéré à ESOMAR depuis le début de cette année. Nous sommes actuellement le seul cabinet d’études de marché en RDC à avoir adhéré à ESOMAR.

MCN: Est-ce une panacée où l’on peut évoluer dans le domaine d’études de marché sans appartenir à une quelconque organisation ?

Cela dépend des objectifs que poursuit chaque cabinet. Mais si l’on veut évoluer dans un contexte de globalisation, c’est-à-dire avoir la possibilité de travailler en international et concurrencer les cabinets internationaux dans différents appels d’offres, il vaut mieux rassurer les clients potentiels sur votre capacité à travailler selon les normes et standards internationaux. Il y a une certaine méfiance à l’égard des cabinets d’études congolais accusés à tort ou à raison de trafiquer les résultats des études, et l’on se doit de rassurer ces clients aussi bien en RDC qu’à l’étranger.     
                                                                                                                                           

MCN: Quelles sont les répercussions sur votre cabinet d’appartenir à ESOMAR ?

Le sérieux dans ce que l’on fait. En tant que membre d’ESOMAR, nous sommes obligés de respecter scrupuleusement les normes et standards édictés par cette organisation en matière d’études de marché et sondages d’opinion (intégrité, transparence, confidentialité des études, droits des répondants, protection des enfants mineurs…). Comme dans un rendez-vous du donner et du recevoir, ESOMAR qui procure aux cabinets une notoriété internationale tient beaucoup à sa réputation. La remise en cause d’un de ses membres soutenue des preuves pouvant nuire à l’organisation implique des décisions sévères sur le cabinet, sa radiation de l’institution notamment. Dernière tendance, les clients avisés se choisissent des cabinets appartenant à ESOMAR pour la fiabilité des résultats.

MCN: La République démocratique du Congo n’est certes pas en reste de l’évolution de la technologie ; quoique certains terminaux ne sont pas encore à la disposition de tous. Cependant, comment gagner le pari sur un marché aussi concurrentiel ? Cas des jeunes entreprises usant des moyens de bord.       

On évolue maintenant dans un contexte de plus en plus concurrentiel. Les cabinets étrangers viennent concourir à des appels d’offres en RDC et certains envisagent même d’ouvrir des bureaux à Kinshasa. Leur argument principal : ils travaillent selon les normes internationales et suivent l’évolution technologique avec notamment l’usage d’internet, des tablettes et des téléphones mobiles pour la récolte des données. Pour arriver à résister, l’on ne peut que chercher à s’adapter de peur de perdre tous ses clients importants. Les entreprises congolaises doivent se faire violence et présenter une bonne image car, le marché sera petit à petit submergé des cabinets internationaux. Alors aux fils du terroir, je conseille vivement de bien affûter leurs armes pour ne pas être pris au dépourvu.

MCN: A ce stade, où en êtes-vous ?

Justement. C’est dans ce cadre que TARGET vient d’acquérir la dernière version d’un logiciel des études de marché (LE SPHINX) et une dizaine d’ordinateurs portables. Nous réalisons désormais les interviews en salle (test de dégustation d’une boisson, test d’emballage…) avec des ordinateurs portables (c’est le système CAPI). A moyen terme, nous devrions être en mesure d’utiliser des tablettes pour les études quantitatives dans les grands centres urbains. On ne devrait plus utiliser les questionnaires papiers qui posent souvent des problèmes de coût (frais d’impression des questionnaires, coût de transport et de fret élevés des questionnaires pour des études en dehors de Kinshasa…).

Ce n’est pas facile de concurrencer des groupes internationaux basés dans plusieurs pays du monde, mais nous avons au moins comme atouts une meilleure connaissance de l’environnement et des mentalités des populations africaines mais aussi une grande flexibilité quant à la possibilité de travailler en partenariat ou consortium avec d’autres cabinets d’études. Au lieu de concourir indépendamment dans les appels d’offres, on peut toujours se mettre ensemble entre cabinets d’études pour partager les responsabilités ou même sous-traiter certaines tâches d’un projet. TARGET travaille déjà en partenariat avec certains cabinets internationaux (IPSOS, IMMAR, INTERMEDIA…) et nous espérons étendre aussi ce partenariat avec d’autres cabinets d’études en RDC ou dans les pays environnants (Congo Brazza, Gabon, Rwanda…).

MCN: Des échanges entre partenaires, qu’en avez-vous tirés ?

J’ai malheureusement constaté que notre pays a un problème d’image (beaucoup s’imaginaient qu’il y a la guerre partout en RDC, qu’il n’y a pas d’opportunités intéressantes d’affaires surtout et pas de cabinets locaux d’études). Néanmoins, les échanges ont été fructueux avec les personnes que nous avons rencontrées car nous leur avons fait comprendre que la RDC est un pays dans lequel on a la possibilité de faire de bonnes affaires à l’exemple de certaines sociétés sud-africaines installées en RDC (Vodacom, Shoprite, I burst…). Nous avons aussi profité des échanges pour mieux comprendre les évolutions actuelles dans le domaine des études de marché (social media research, online research, neuromarketing, mobile research…) et cela a été très instructif.  Plusieurs séances de restitution ont été organisées au sein de TARGET afin de faire bénéficier à tout le monde des enseignements de notre participation à cette conférence SAMRA 2013.

mediacongo.net vous remercie.

Pour plus de détails sur TARGET, voir le site www.target-sprl.cd


Echanges avec Dieudonné KANTU (l'un des orateurs à la conférence pour le compte
 d'IPSOS South Africa)


Rencontre avec Dan FOREMAN, Président d'ESOMAR (World Association for market,
 social and opinion research)


Une vue des participants á la conférence SAMRA 2013


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