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Ir Stéphanie Zaze : « A l’ère de la globalisation, je ne pense pas qu’il existe encore du travail propre aux hommes »

Ir Stéphanie Zaze : « A l’ère de la globalisation, je ne pense pas qu’il existe encore du travail propre aux hommes »
Stratégies

Proclamée Ingénieure des télécommunications en 2010 après l’obtention de son diplôme de licence en Math-info & Télécoms à l'Université Chrétienne Internationale (UCI), Ir Stéphanie Asengo Zaze étonne plus d’un IT (homme) dans les milieux professionnels partout où elle passe. Certains lui disent de foncer, « ça ira », le domaine n’enregistre pas beaucoup de dames, d’autres la "méprisent" quand résonne dans leur esprit  la mention « candidature féminine encouragée » dans les offres d'emploi. Cependant, face au comportement des uns et des autres, « Steph » a toujours gardé la tête haute, parce qu’elle avait un objectif : distinguer au milieu des hommes.

« Dame de la cour », parcours imprégné de ces marques

« ‘’Dame de la cour“, c’est comme cela qu’on m’avait surnommée de la troisième à la sixième des humanités (Littéraire). J’étais la seule fille de ma classe… A ce niveau, il n’en était rien parce qu’encore élève. A l’université, c’était une bonne camaraderie… C’est dans la vie professionnelle que je me suis sentie seule, face à des inconnus qui m’ont acceptée juste pour la forme. Une acceptation mêlée de curiosité attendant voir les résultats de mon travail. La recherche de toujours mieux faire m’a mise au même pied d’égalité que mes confrères. Aujourd’hui, il ne me regarde plus de haut mais comme une collègue ».

Ces propos qui illustrent un parcours imprégné d’une identité atypique « dame de la cour » inspire un profond respect de choses qui bon gré  mal gré s’attache aux personnes sans qu’elles ne les soupçonnent.

Ses débuts
Son diplôme estampillé « Grande distinction » n’a pas suffi. Au-delà d’une apparence douteuse, ne reflétant pas assez son domaine d’expertise parce que « coquette pour le genre » évoque-t-elle avec rire, Ir Stéphanie avec la probité qu’on lui reconnaît, avait un double travail : maintenir son allure et exceller dans son travail. Preuve de la citation « les apparences sont souvent trompeuses », l’ingénieur Stéphanie a fini par gagner non seulement l’estime de ses supérieurs et confrères mais aussi celle des visiteurs qui d’emblée la prennent pour une « commerciale », raconte-t-elle. Après des stages au sein de quelques entreprises de la capitale dont du portefeuille avant de travailler réellement dans une provider où elle était la seule femme dans le service de réseau, Steph, traçait son chemin par des prestations fulgurantes.

Aujourd’hui

Plus des doutes sur ses compétences, savoir-faire avéré, Ir Stéphanie évolue dans l’une des grandes sociétés distributrices d’internet en tant  qu’assistante au NOC (Network operator center). Sa tâche consiste à l’activation des utilisateurs internet, leur commissionnement sur les plateformes satellitaires et la gestion des boucles locales radio Wimax. « Un travail qui n’encombre pas mais qi parfois suscite un lot d’activités stressantes ».  

Quoiqu’il en soit, Ir Stéphanie se dit aisée dans ce travail qui lui apporte beaucoup de bonheur. Son souhait est qu’il y ait une forte pénétration du taux internet qui est passé de 1,7% à 3,2%. « L’accès à la fibre optique partout en RDC, l’accroissement du contenu et des applications locales permettront d’avoir le développement. La politique du gouvernement devra donc être de réduire les charges sur l’accès internet qui est souvent confondu avec les profits réalisés par les entreprises GSM avec la voix », conclut-elle.


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