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Gagnante du prix UNFPA-RDC 2012, Solange Kwale Mpembele : « La dépénalisation des délits de presse permettra aux journalistes de faire du bon travail »

Gagnante du prix UNFPA-RDC 2012, Solange Kwale Mpembele : « La dépénalisation des délits de presse permettra aux journalistes de faire du bon travail »
Stratégies

Sur 32 participants dont 12 de la catégorie Télévision, seulement 3 ont été nominés et 2 primés. Solange Kwale Mpembele qui a su faire d’une pierre deux coups en est sortie nominée et primée.
A chaque époque ou période de l’histoire, il existe des personnes qui marquent le temps.  Les métiers publics en regorgent autant. Tel le temps passe, telles, sur des piédestaux, les icônes applaudies,  regardent, le temps de voir passer derrière elles leurs années de succès conquises à dur labeur, pour céder la chaire à celles du moment. Et, semblable à un paradigme, elles ne meurent pas, seulement, elles laissent la place au « dominant », à celles dont l’efficacité comble les attentes de la population.

C’est le cas de Solange Kwale Mpembele qui après quinze printemps de travail assidu dans ce métier, fait aujourd’hui partie des journalistes dont leur savoir-faire les précède et va jusqu’à les auréoler des trophées.
Le dernier en date, est celui lui décerné par le Fonds des Nations unies pour la population, UNFPA, le 26 février de cette année pour avoir réalisé un travail de qualité sur une des questions des populations, à savoir : la planification familiale. C’est ce reportage de six minutes fait avec professionnalisme qui lui porte sur l’estrade. « Ça tombait à pic. Quand j’ai vu le sujet, j’ai vite sauté dessus car il coïncidait avec la campagne lancée pour la planification familiale. Déjà que je travaillais sur et le concours m’a permis de creuser davantage pour réaliser un travail de fond ».

Ce prix n’est pas isolé. Car, en effet, il rencontre un autre fait marquant. Le 23 janvier, Solange Kwale Mpembele a été choisie par l’ambassade de France en RDC pour baptiser le n°1 de la revue « Impact », un trimestriel qui traite des informations générales sur la société congolaise. On peut dire que  le «Nouvel an » lui a réservé autant de surprises agréables.

Qui est donc cette femme ?

Beaucoup la connaissent comme une véritable lionne pour l’arène politique. Ce qui n’est pas tout à fait faux. Mais laissez-moi vous dire qu’elle traite aussi bien les questions culturelles que politiques ou encore sociétales et, ce prix témoigne en sa faveur. Elle est donc pour faire court, une journaliste polyvalente.
C’est en 1998, dans la chaine de télévision Antenne A, qu’elle débute sa carrière après un stage professionnel à la RTNC (à l’époque OZRT) et au journal Le Bâtisseur. Jusqu’à ce jour, elle y preste et est Rédactrice en chef. Présentatrice du journal aussi et en tant que femme, consciente de sa position et appelée à fournir beaucoup plus d’effort pour être vue professionnelle  afin d’être cotée à sa juste valeur, « Ya Kwale » pour ses proches, en a inspiré beaucoup, de même qu’elle en a coaché plusieurs venus de différents Instituts supérieurs et Universités dont nombreux récipiendaires aujourd’hui témoignent de son expertise et de sa volonté de transmettre la matière.

En 2005, à la veille des premières élections démocratiques, elle initie « Mpifo » (ndlr : pouvoir),  un magazine  qui expliquait le processus électoral en long et en large aux congolais qui se préparaient à élire pour la première fois le candidat de leur choix. Présenté en Lingala, une des quatre langues nationales, le magazine intéressait toutes les couches de la société congolaise. Contre toute attente, cette émission qu’elle accordait la vie d’une rose – le temps imparti au déroulement des élections –, a perduré plus qu’elle ne l’avait espéré. Il a rencontré un succès et vit jusqu’à ce jour parce qu’elle y a mis son cœur, son talent, avec des bonnes interviews qui rencontraient les besoins de la population. Et en 2011, à la période préélectorale,  la réussite de cette première a engendré un second magazine « Equipe nationale ». A la différence de Mpifo, l’Equipe comme son nom l’indique, réunit des journalistes pour éclairer l’opinion sur les enjeux de l’heure.

On aura beau parler, Solange est une professionnelle des médias et son parcours l’atteste. A côté de cela, ya Kwale est épouse et mère. Ce qui est un plus pour son travail. « En tant que mère, je vois autrement les choses et cela me rend plus responsable dans les actes que je pose. Cette responsabilité implique en moi l’application de la loi des deux poids, deux mesures. Ne pas décevoir l’un au profit de l’autre. En tant que femme et mère j’ai dû réaménager mon agenda. Le mieux c’est de trouver un bon mari. Et je bénis le ciel car, j’ai un bon mari. Il m’aide dans mon travail, dans notre foyer et je trouve l’équilibre parfait. D’ailleurs souvent, les gens ont du mal à croire que j’ai des enfants pour la simple raison qu’ils  ne m’ont jamais vue grosse ! Ce qui a étonné plus d’un, à la veille de la naissance de mon cadet, il y a trois ans ; j’ai reçu le soir des invités et le lendemain j’accouchais… Je ne saurai te dire comment, grande fut leur surprise quand ils ont appris la nouvelle. Ils sont venus jusqu’à l’hôpital pour confirmer ce que leurs oreilles avaient entendu…  Cette parenthèse c’est pour te dire qu’il faut savoir faire la part des choses. Notre condition de femme et tout ce qui va avec ne doit pas nous empêcher de bien faire notre travail. Et puisque j’en parle, notre gouvernement à une part dans cela. Nous aimons notre métier au point d’en être jaloux…. C’est une vérité. A son niveau, il doit lever ces mesures d’austérité qui nous empêchent de bien rendre notre travail. Je suis souvent consternée quand j’entends certains de nos hommes politiques assimiler la liberté de la presse à la multiplicité de chaîne de tv ou station radio…  Il y a inimitié entre ces deux notions ! Ce que nous voulons que l’Etat fasse pour nous c’est nous faciliter le travail en dépénalisant les délits de presse. Cela nous conduira à bien faire notre travail, surtout à y mener des investigations ».


Solange Kwale Mpembele tenant son diplôme et son trophée
 et la ministre provinciale (Kinshasa) de l’Education,
Communication, Environnement et Genre Thérèse Olenga


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