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IT: Stanislas Matayo, un Congolais gagnant du prix Duke Choice Award 2012

IT: Stanislas Matayo, un Congolais gagnant du prix Duke Choice Award 2012
Stratégies

Stanislas Matayo est un ingénieur civil congolais et développeur d’applications (IT Senior) qui a, en octobre 2012, au Kenya, remporté le prix Duke Choice Award 2012, remis par Oracle Developer Day 2012. Ce prix récompense les innovations à travers le monde informatique qui utilisent les technologies Java. En ce qui le concerne, c’est une application qui sert à l’enregistrement des réfugiés dans un contexte d’urgence qui a été primée. La trentaine à peine, Matayo se dit être un très bon autodidacte en informatique qui est sa passion. Il a tout seul appris le langage Java pour lequel il est devenu Orateur international au sein de deux grandes conférences Jcertif 2010 et 2011 et au sein de la conférence Oracle Developer Day 2012 pour Oracle. Il fait aussi parti du groupe d’utilisateur Java en RDC sous le label RDC JUG (RDC Java User Group). Au Niger où il vit actuellement, Stanislas dit « Doudou » pour ses proches, est au sein de la crise Malienne où il est en charge de la stratégie de gestion des données, de l’enregistrement des refugiés. Ce qui lui vaut ce prix…

Un parcours semé d’embûches


Né à Lubumbashi, élève brillant depuis le début de ses études, mais il éprouve des difficultés à donner le meilleur de lui-même suite à ses problèmes de vue (faible acuité visuelle). Il perd son père en 1994 et vient à Kinshasa pour se rapprocher de sa famille paternelle. Il étudie à l’institut du 14 Octobre et fini ses études secondaires en 1998 avec 73 %, loin devant au sein de toute l’école puisque le second  obtenant à peine 56 % ! Après son bac, il s’inscrit en polytechnique à l’Université de Kinshasa. Faute de ressources, il passe ses examens comme externe (en préparatoire) et passe en première graduat. Les problèmes financiers rendent ses premières années difficiles et rate presque tous ses cours. C’est ainsi qu’il apprend à devenir autodidacte en empruntant les notes de ses collègues pour faire ses révisions, avec pour conséquence des faibles résultats au cours de ses premières années universitaires. Malgré cela, il ne lâche pas mais  persévère parce qu’il est convaincu d’une chose : « Qu’il ferait un bon ingénieur ! »  Au bout du rouleau, il se souvient d’une chose qu’un de ses enseignant lui avait dite : « Le jour où tu n’aurais plus de quoi te payer les études, viens me voir, tu es trop intelligent pour gâcher ce talent ». L’espoir faisant vivre, et conduit par la providence, il va voir son enseignant, Aimé MAKOMBO, qui sans hésiter, lié  par sa promesse, décide de lui payer le reste de ses études(syllabus, photocopie,..) mais lui-même devant se débrouiller pour ce qui est du transport. C’est alors qu’Aimé MAKOMBO son mentor tout au long de ses études. « C’est une aide précieuse qui m’a permis de mettre sur un piédestal toute ma connaissance et cela a considérablement accru mes résultats académiques (…) J’ai accumulé trois distinctions au cours de mon cursus académique et obtenu deux prix d’excellence ». Au cours de sa dernière année d’études, des problèmes avec un de ses enseignants ne lui ont pas permis de passer  en première session et mis à mal sa volonté de vouloir finir en beauté ses études. Les différentes mauvaises cotes qu’il lui a attribuées ne l’ont pas boosté à la tête de sa promotion, mais avec d’autres excellents résultats, il a réussi à obtenir la mention « distinction » et fini comme ingénieur civil, mais en seconde session. Ce qu’il considère comme un des plus beaux jours de sa vie, mais entaché par une action dit-il « méchante ».

Être ingénieur civil est une chose, mais trouver un emploi en est une autre ! La recherche d’emploi fut difficile, indépendamment de ses bons résultats académiques. Il va donc évoluer pendant quelques temps comme Développeur d’application indépendant, chose difficile vu que les bons projets informatiques ne circulent que dans quelques circuits fermés, et offerts à une main d’œuvre étrangère qui sous-traitent des informaticiens locaux à des coûts très faibles. Dans les difficultés financières liées au travail d’indépendant, finalement la chance lui sourit, il trouve un emploi comme IT Associate Infrastructure and Connectivity au HCR depuis novembre 2007 sous la supervision de M. Gnon-Konde Abdouraouf.

Découverte d’un nouvel horizon

Depuis son intégration au HCR (Haut commissariat pour les réfugiés), « Doudou » a fait la rencontre de soi. Il explore de nouveaux horizons en effectuant de nombreuses missions à travers la RDC pour l’installation de plusieurs serveurs d’application, d’authentification, de bases de données, firewall et support aux différents IT. En même temps, il a été impliqué dans quelques projets locaux de développement d’applications sous plusieurs technologies et plateformes informatiques en passant par celles de Microsoft et Oracle, en administrant des réseaux informatiques. Ces missions se sont étendues à l’international avec un appui dans l’enregistrement et la gestion des données : au moment de la crise congolaise à l’Equateur,  à Betou au Congo-Brazzaville ainsi qu’ au moment de la crise Ivoirienne postélectorale comme Registration Officer.
Aujourd’hui, il est fier de figurer parmi les personnes qui contribuent au progrès qu’enregistre l’informatique, qui est un ingrédient essentiel pour le développement d’un pays. Un réel parcours de battant, qui à ce jour, récolte son fruit, avec une expertise qui le précède dans son domaine. Une haute facture qui profitera sans doute à l’avenir managérial des opérations et des ressources humanitaires de divers horizons.

 

En images, la cérémonie de remise du prix


Stanislas Matayo, gagnant du prix Duke Choice Award 2012


Ici avecM. Abdouraouf Gnon-Konde (à l’extrême droit), un autre gagnant du prix
 Duke Choice Award 2012

 

 


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