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Violences faites aux femmes : intériorisation du slogan « Bongo te tika » pour un réel changement de comportement

Violences faites aux femmes : intériorisation du slogan « Bongo te tika » pour un réel changement de comportement 2018-05-03
Initiatives

Initié en septembre 2016 pour sensibiliser la population aux enjeux liés aux violences faites aux femmes et aux filles, le projet Bongo te tika, dont le déploiement sur 36 sites a connu un franc succès, est arrivé à son terme, avec le satisfecit de tous les partenaires qui ont concouru à sa réalisation.

Pour ce faire, le comité de pilotage réuni à l’ambassade du Canada a, ce mercredi 02 mai, rendu compte à la presse du déroulé du projet et des résultats qui sont au-delà de leurs prévisions.

L’Art, vu comme un medium pour transformer les mentalités a touché plus de 30 000 personnes au cours des deux derniers mois créant un cadre de réflexion pour les hommes sur leurs relations avec les femmes afin d’arriver à un changement de comportement. A l’image de l’ambassadeur du Canada en République démocratique du Congo, Nicolas Simard, la préoccupation actuelle se résume en une seule question : comment porter les résultats à l’intérieur d’autres initiatives en RDC ?

Déroulement du projet Bongo te tika

Pour atteindre les résultats escomptés, une méthodologie simple et efficace a été mise à contribution : donner la parole à la population concernée pour ensuite concevoir de leurs témoignages une pièce de théâtre qui leur est destinée, est la particularité du projet Bongo te tika.

En effet, c’est la production d’une pièce de théâtre issue d’un travail sur terrain de récolte d’informations qui a rendu palpable le projet Bongo te tika. Interprétée par des comédiens congolais après une préparation artistique au Canada en septembre 2017, il est question de sensibiliser les populations de Kinshasa sur les violences faites aux femmes et aux filles. Le processus, appelé la Grande Cueillette des Mots, a permis de réaliser 32 ateliers d’écritures au cours desquels 600 femmes et 210 hommes de 4 communes cibles à savoir, Lemba, Limete, N’sele et Masina, ont écrit avec courage leurs histoires, leurs émotions sur la question des violences faites aux femmes et aux filles.

Sur 80 spectacles prévus, 69 sont déjà joués à travers différentes écoles, universités, églises… de la capitale. « 4 communes au départ, et déjà, la production a eu lieu dans près de la moitié des communes que compte la ville de Kinshasa », a soulevé la ministre du Genre, Thérèse Olenga, très enthousiaste et qui renseigne par ailleurs « pour le bon partage de l’information, la politique de bouche à oreille a été de mise et le débat après chaque prestation clôturait les journées ».

Cependant, l’intériorisation du slogan Bongo te tika pour une conscientisation reste le souhait, poursuit la ministre du Genre, pour observer réellement un changement de comportement.

Certes, 32.000 personnes ont suivi la pièce et ont pu impacter et sensibiliser près de 96.000 personnes dans leur entourage. « C’est au-delà de ce que nous avons imaginé », s’est réjoui  le comité de pilotage exprimant toutefois le désir que le message véhiculé atteigne les 4 coins de l’immense pays qu’est la République démocratique du Congo.

Il (comité de pilotage) envisage, pour ce faire, produire des supports (audiovisuel, écrit) pour pérenniser le projet et qui atteindront toute la population congolaise et mieux encore les exporter car la violence à l’égard de la femme et de la jeune fille n’est pas un mal propre aux congolais.

Le comité de pilotage a regroupé en son sein l’ambassadeur du Canada, la ministre provinciale du Genre de Kinshasa, ONU femmes, UNFPA, Oxfam, CAFCO, le Réseau de femmes chrétiennes du Congo, la police nationale, l’UNESCO, la Cueillette des mots.

Financé par le gouvernement du Canada, le projet Bongo te tika s’inscrit dans le cadre du Programme ACCES Innovation d’Oxfam qui vise à accroître les capacités pour une croissance économique et sociale par l’innovation.


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