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Kibali se prépare à la finalisation de la mine souterraine

Kibali se prépare à la finalisation de la mine souterraine
Echos des entreprises

"La mine d'or de Kibali est toujours en voie d'atteindre son objectif de production de 610 000 onces cette année, alors que ses opérations souterraines, l'intégration ainsi que l’automatisation du puits vertical entrent dans la phase finale de la mise en service et de l’automatisation", a déclaré le directeur exécutif, Mark Bristow, au cours de la conférence de presse trimestrielle organisée ce lundi 16 octobre à Kinshasa. Pour M. Bristow, la mine anticipe une forte augmentation de la production une fois que la mise en service finale du puits sera achevée, conformément à un calendrier serré.

Face aux médias locaux, Bristow a affirmé qu'en dépit du niveau élevé de nos activités à la mine, les statistiques sur la sécurité se sont nettement améliorées, le taux de fréquence des blessures a continué de baisser tout comme les taux de fréquence des accidents de travail avec arrêt a chuté à 0.31 par million d'heures travaillées au cours du troisième trimestre, en septembre.

A la suite de l'achèvement prévu de la mine souterraine au quatrième trimestre, le seul grand projet d'investissement encore d'actualité serait la troisième nouvelle centrale hydroélectrique de Kibali, actuellement construite par une équipe contractante, composée uniquement de Congolais. Selon Bristow, la disponibilité de la centrale hydroélectrique autonome et le degré élevé de mécanisation et d'automatisation de la mine étaient des facteurs importants devant permettre à Kibali de maintenir sa rentabilité tout au long des fluctuations du cycle des prix de l'or.

A ce jour, plus de $2 milliards ont été consacrés à l'acquisition et au développement de Kibali, dont la majorité avait été versée sous forme de taxes, de permis, d'infrastructures et de paiements aux entrepreneurs et fournisseurs locaux.

« Avec des dépenses d'investissement en baisse, Kibali devrait maintenant se préparer à rembourser les emprunts contractés pour financer son développèrent. Nous sommes, toutefois, préoccupes par le fait que sa capacité àle faire sera entravée par le montant de plus en plus important de la dette, s'élevant actuellement à plus de $200 millions, dû par le gouvernement. Les remboursements de TVA, les taxes excédentaires et les redevances en violation du code minier constituent la majeure partie de ce montant, » a ajouté Bristow.

Une autre donnée inquiétante a été la réintroduction récente au parlement, par le ministère des Mines, de la proposition d'un nouveau code minier, qui est absolument identique à celui que le gouvernement a retire en 2015, âpres qu'il a été largement démontre qu'il nuirait gravement au secteur minier congolais au le détruirait même.

« Randgold a prouvé et continue de prouver son engagement envers la République Encratique du Congo (ROC) et au développement d'une industrie aurifère capable d'apporter une contribution substantielle et durable à l'économie du pays. Malgré taus les défis, y compris la volatilité du climat politique et la détérioration de l'économie, nous continuons à investir ici. Nos équipes d'exploration sont à la recherche de notre prochaine grande découverte dans la ceinture de roches vertes au nord-est de la ROC. Conformèrent ànotre stratégie d'approvisionnement local, nous avons dépense près de $40 millions pour payer des entrepreneurs congolais, au cours des trois derniers mois seulement. Nous développons d'importants projets agro-industriels et d'autres projets communautaires. Et surtout, nous investissons dans la formation et l'autonomisation de ressortissants congolais, qui constituent déjà la majeure partie de l'équipe de gestion de Kibali, apportant ainsi une contribution d'une valeur inestimable à l'élargissement de la base de compétences de ce pays, » a déclare Bristow.

« La RDC dispose de tous les atouts nécessaire pour construire une industrie minière durable, mais cela nécessitera d'établir un partenariat résolument engagé entre le gouvernement, d'une part, et les sociétés minières, d'autre part. En dépit de récentes indications contradictoires, nous restons convaincus qu'un tel partenariat est à portée de main et que le gouvernement comprendra qu'il est extrêmement important de maintenir un environnement fiscal et réglementaire stable et favorable aux investisseurs, pour le secteur minier du pays.

A cet effet, nous accueillerions favorablement l'opportunité de travailler avec le gouvernement et conjointement sélectionner un groupe d'experts indépendants pour référencer le code minier de la RDC ainsi que son cadre fiscal pour ensuite modéliser l'impact du projet du nouveau code, par rapport au quel nous restons convaincu qu'il endommagerait le développèrent de l'industrie. »


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