Elections cha cha…et après ? Quelles priorités pour la reconstruction ? Avec quels moyens ? Mis en ligne, le 12/12/2006 (K. Dido)
La page électorale est en train d'être tournée et il nous
faut d'ores et déjà nous atteler au chantier titanesque de la
reconstruction. La reconstruction exige par ailleurs une bonne (re)définition
du Congo de demain afin de faire cheminer le pays vers un " Etat développé
" et ainsi lui rendre sa place de moteur et de leader en Afrique
Il serait donc primordial de réfléchir ensemble - tant au niveau
des responsables institutionnels qu'au niveau de la population (à qui
l'on a désormais rendu son fameux " droit à disposer de lui-même
") - sur la direction à suivre afin qu'après tous les efforts
déjà fournis l'on ne sombre plus dans un marasme d'espoir naïf
d'un lendemain meilleur (" toko tala kaka lobi !(lingala) : on verra bien
demain ").
Les questions
Que doit-on considérer comme prioritaire voire impératif à
un développement durable et à l'épanouissement du peuple
congolais. Serait-ce : Le Droit et le respect des lois ? Le respect des valeurs
traditionnelles ou des cultes (en effet pour certains de nos compatriotes la
bénédiction et l'essor d'une Nation ne seraient que d'ordre divin
et/ou d'ordre ancestral) ? L'éducation et l'inculcation de quelques valeurs
civiques ? La santé ou le combat des inégalités ? La revalorisation
des secteurs économiques (agriculture ; les grandes compagnies étatiques
et industrielles ; etc.) ? La lutte contre la corruption (qui gangrène
nos institutions) ? La remise en état des infrastructures (routes, Snel,
Régideso, érosion, etc.) ? La mise en place d'un véritable
corps d'armée et de police ? La fin de l'ingérence tant décriée
(à tort ou à raison) des " étrangers " qui s'immiscent
dans les affaires internes de la RDC ?...
Ces questions appellent indéniablement à une autre question non
moins importante : celle des moyens. Quels moyens le Congo possède t-il
pour soutenir son développement ? Jusqu'où peut-on faire appel
aux investissements extérieurs sans hypothéquer pour longtemps
le patrimoine national.
Certes la question est vaste et elle appelle nécessairement plusieurs
réponses. Mais, au risque de paraître redondant, il est important
de se demander à quel(s) développement(s) aspirent les congolais
qui, au travers des élections, ont si bien su démontré
au monde que malgré les douleurs, les souffrances, les pleures et les
blessures, ils ont gardé intactes leur dignité et leur fierté.
Quelles seraient donc les priorités et d'où pourraient venir les
moyens pour permettre à ce peuple de jouir d'un réel épanouissement
dans un Congo où chacun trouvera sa place sans inlassablement aller quémander
à l'extérieur ?
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