Kinshasa, jeudi 9 septembre 2010
    Accueil | Newsletter | Archives | Contact |  
 ACTUALITÉS
  Politique
  Economie
  Régions
  Femme
  Santé
  Culture
  Science & env.
  Religion
  Musique
  Société
  Insolite
  Sport
  Diaspora
  
 OPPORTUNITÉS
  Offres d'emploi
  Appels d'offres
  Shopping
  Petites annonces
  Promo Congo
  Promo Diaspora
  Annuaire Diaspora
  
 PUBLIREPORTAGES
  Echos des Entrep.
  Stratégies
  Initiatives
  Talents
  Ouvrages
  Interviews
  
 HORECA
  Tourisme
  Hôtels
  Restaurants - Bar
  Cafés - Salons Thé
  Salles (fêtes,...)
  
 AGENDA
  Au Congo
  Diaspora
  
 CULTURE
  Histoire
  Géographie
  Paroles des Sages
  
 ETUDES
  Au Congo
  A l'étranger
  
 






 
GRANDS DEBATS
       
Total réactions : 98    
 
La problématique des « enfants sorciers »: crise économique ou étrange vérité ?
Mis en ligne, le 17/08/2009 (M. Tchimanga)

Certaines croyances demeurent les mêmes en Afrique. Ainsi en est-il du phénomène des " enfants sorciers " que l'on retrouve dans d'autres pays comme le Nigeria, le Benin, l'Angola, voire encore dans la diaspora africaine (Allemagne, Royaume Unies, Suède, etc.) où ces faits ont défrayé la chronique avec étonnement, incompréhension et même avec des condamnations pénales. D'après des ONG, rien qu'a Kinshasa, la capitale de la RDC, des 15 000 enfants de rue dits " Shégués ", 70% d'entre eux ont été chassés du toit familial afin de conjurer le " mauvais sort " et les " esprits maléfiques ".

L'opinion sur ces " enfants sorciers " ou considérés comme sorciers demeure divisée. Du côté des opposants à ces pratiques, il ne s'agit là que des conséquences de la pauvreté et l'effondrement de l'économie congolaise qui auraient provoqué, sinon l'apparition, au moins la prolifération, de cette pratique: dans un pays ou le système social est inexistant pour soutenir la famille et parce que les parents ne sont plus à mesure de s'occuper et d'assumer les besoins vitaux de leurs progénitures (ou enfants à leur charge), les accusations de sorcellerie, et son corolaire le bannissement de l'enfant, sont simplement des solutions pour permettre à une famille de survivre face aux aléas du quotidien. Offrant, par la même occasion, lorsqu'ils sont croyants - ce qui est le cas de la majorité -, à certains pasteurs véreux le moyen de profiter de la ferveur religieuse de ces familles et de la paupérisation de beaucoup d'entre eux pour y trouver une source d'enrichissement personnels et une notoriété " d'inspiration divine " pour leurs églises par les différents délivrances qu'ils pratiquent - parfois moyennant paiement. Un " véritable marché des miracles " comme le décrive ses détracteurs.

De l'autre côté, il y a ceux qui insistent qu'il s'agit bel et bien de sorciers et de sorcellerie, phénomène ésotérique ayant toujours existe depuis la nuit des temps et dont les influences mystiques se répercutent sur la vie de plusieurs - notamment lorsque des décès, maladies, problèmes en tout genre frappent à l'improviste - et en ce compris sur le pays lui même avec son incapacité à sortir de son état de pauvreté malgré toutes ses richesses. Existence connue et pratiquée depuis le temps ancien par les ancêtres (et encore fréquemment dans les villages) dont les preuves ont déjà été apportées à plusieurs reprises publiquement par de témoignages de certains adeptes ayant délaissés ces pratiques ancestrales. Justifiant en outre que tous ces enfants de différentes localités (ou pays) tiennent tous, à quelques détails près, le même type de discours avec le même type de modus operandi : un membre de la famille initiateur; sortie de nuit ; usage d'un banal objet du quotidien pour voler ; possession de pouvoir pour faire le mal… prouvant à souhait l'appartenance de ces enfants à cet univers et que, dès lors, leur culpabilité dans les différents malheurs inexplicables de la famille n'est plus à démontrer.

Que l'on soit pour l'un ou l'autre des camps, les conséquences de ces accusations (ou prophéties) prononcées sur ces enfants (dits) sorciers leur sont néfastes étant donné le risque d'hypothéquer de la sorte leur avenir. Et bien au-delà, la société elle-même peut en pâtir puisque livrés à eux même et à la loi de la rue, un terreau fertile au banditisme et délits de tous genre : meurtre, viols, drogue, prostitution,… ces enfants mis au ban de la famille et de la communauté peuvent se sentir libres de commettre toute sorte de violence et de forfaits contre la société et sa population. Ce qui conduirait non plus simplement à une crainte maléfique et invisible envers ces enfants mais à une peur bien réel quant à leur nuisance sociale.
Face à cette problématique, plusieurs questions se posent : Quels sont les veritables causes de ce phénomène ? Est-ce acceptable au regard des conséquences ? Comment traiter cette problématique : quel serait le rôle de l'Etat ; de la famille sur base de quelles dispositions, projets et structures éducatives ? Et quelle devrait être la place de(s) l'Église(s) ou communauté(s) dites chrétienne(s) ? Au travers de quels enseignements et pratiques " exorcistes " ?




Dernières réactions
 
| Lire toutes les réactions --- >
 
 
 
[ Tous les débats ]
 
Rechercher  
   
 
Offres d'emploi
         
    Consultant pour une étude sur la Société Civile Congolaise
     
    Toutes les offres
Grands débats
         
    Tintin Au Congo : divertissement anodin ou affront raciste anti-Congolais ?
     
  Tous les débats
     
Appels d'offres
     
  Construction du Centre des Impôts de Matadi
   
  Tous les appels d'offres
 
 
Visitez l'Espace Promo
         
    Découvrez les produits, les services,les sociétés,.. dans notre "Espace Promo"
 

:::: mediacongo.net 2010::: - conditions d'utilisation