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Vient de paraître : « Papa Wemba, la voix de la musique congolaise moderne »

Vient de paraître : « Papa Wemba, la voix de la musique congolaise moderne » 2014-12-06
Musique / Culture
Riche d’anecdotes inédites ou méconnues, le livre d’Annicet Etou Nianga retrace la carrière artistique de celui qui fut parmi les fondateurs de l’orchestre Zaïko Langa-Langa et qui, plus tard, fonda Viva la Musica : Papa Wemba.

« J’ai découvert Papa Wemba à l’âge de 13 ans lors de l’éclosion au grand public de l’orchestre Zaïko Langa-Langa », explique l’auteur de nationalité congolaise (Brazzaville). Une fascination née d’une passion musicale pour celui qui, à partir de 1969, aux côtés de Pépé Fely Manuaku et Jersy Jossart Nyoka, a largement contribué au lancement de la troisième école de la musique congolaise moderne. Quarante après, sa musique est omniprésente dans les manifestations nuptiales ou funéraires, quelque part dans les milieux des populations des deux Congo. À Paris, le mois dernier, lors de la cérémonie de funérailles de Marie-Josée Mathey, le cortège funéraire avait accompagné la speakerine à sa dernière demeure au son de la mythique chanson de Papa Wemba « Maman ».

Pourtant, jusqu’à ce jour, il n’existait aucune biographie consacrée à la star kinoise. Le présent ouvrage d’Anicet Etou Nianga vient combler cette lacune. À partir des investigations, il raconte la vie de Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba qui, tout en étant avant-gardiste, attaché à la tradition musicale de la RD Congo, a enrichi la musique congolaise moderne par des emprunts aux musiques des terroirs en y introduisant des instruments tels que le lokolé. Son audace créatrice l’a poussé jusqu’à la fusion de la rumba et de la pop-rock. Par ces combinaisons sonores, Wemba sort la musique congolaise des sentiers battus et devient le porte-étendard de la culture congolaise sur la scène internationale.

Ce livre met en évidence l’hygiène de la vie musicale qui incarne au plus haut niveau les mélodies sensuelles, dansantes et terriblement attachantes de Jules Shungu.

Le lecteur comprendra pourquoi, depuis des décennies, ce chanteur, adepte de Tabu Ley, par son style, sa personnalité et sa voix parmi les plus belles d’Afrique, ne cesse de susciter l’admiration des mélomanes.

Que peut-on écrire de plus sur cette chronique sinon conseiller de lire le premier ouvrage d’Anicet Etou Nianga, ce père de famille qui a suspendu un moment le suivi des comptes pour rassembler les témoignages romancés de sa vedette : « un chanteur vrai et réel ». En témoigne sa dédicace de l’album « Pôle position » : « Tant que j’aurai des frissons pour la musique, je resterai son fidèle serviteur… » 


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