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La BCC ramène son taux directeur de 20% à 14%

La BCC ramène son taux directeur de 20% à 14% 2018-04-11
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Déogratias Mutombo Mwana Nyembo, Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC)

Compte tenu de la bonne tenue de la conjoncture aussi bien au niveau international que national, des perspectives macroéconomiques favorables ainsi qu’en l’absence des risques imminents, la Banque centrale du Congo (BCC) a décidé d’assouplir les conditions monétaires via la baisse du taux directeur. Celui-ci passe de 20,0% à 14,0%. Cette décision a été annoncée le mardi 10 avril à Kinshasa, par le président du Comité de politique monétaire (CPM) et gouverneur de la BCC, Deogratias Mutombo Mwana Nyembo. C’était au cours d’un point de presse tenu à l’issue de la troisième réunion du CPM.

Pour le gouverneur de la BCC, cette baisse du taux directeur est une orientation de la politique monétaire de l’Institut d’émission et s’inscrit dans la perspective de la stabilité que manifeste les différents secteurs de l’économie nationale.

Selon lui, le fait de rabaisser le taux directeur contribue à un meilleur refinancement des banques.

Cependant, interpelle-t-il, on ne peut verser dans une sorte d’autosatisfaction. Par contre, Deogratias Mutombo estime nécessaire l’investissement dans les infrastructures, la santé et l’éducation afin de mieux soutenir les investissements locaux.

Pour ce faire, il faut mobiliser davantage les ressources financières. C’est alors que l’on pourra remplir les quatre critères fondamentaux de cohérence économique qui ne sont autre que le faible taux d’inflation, l’équilibre des finances publiques, le ratio recettes publiques-PIB ainsi que le ratio dépenses d’investissement sur PIB.

Il faut noter que l’exécution des opérations financières de l’Etat, intégrant l’amortissement de la dette, s’est clôturée avec un excédent de 91,9 milliards de CDF. En cumul annuel, la situation financière de l’Etat est excédentaire de 246,6 milliards de CDF.

Dans cette perspective, les recettes publiques devraient atteindre 4.976,5 milliards de CDF en 2018, soit une pression fiscale d’environ 11. Quant aux dépenses en capital, elles devraient s’établir à 90,0 milliards, représentant à peine 1,8 % du total des recettes, niveau largement inférieur au critère de 20,0 % fixé par la SADC.

S’agissant du marché de change, le CPM indique que le taux de change de la monnaie nationale a connu une parfaite stabilité sur les deux segments du marché, attestée par des variations moyennes de près de 0,01%.

Pour les trois premiers mois de l’année, la monnaie nationale a enregistré une dépréciation de 1,49% contre celle de 11,27 % à la période correspondante de 2017.

Toutes choses restant égales par ailleurs, la dépréciation du franc congolais s’établirait à 9,09 % à fin 2018, contre 23,65 % en 2017.

Les réserves de change, elles, frôlent le 1,0 milliard USD, soit 4 semaines et 2 jours d’importations de biens et services sur ressources propres.

Cette accumulation des réserves résulte notamment des rachats automatiques des devises du Trésor provenant des paiements d’avances d’impôts sur les bénéfices réalisés par les miniers en 2017.

Sur le marché des biens et services, il est noté la poursuite de la décélération du rythme des formations de prix intérieurs au mois de mars 2018. En effet, l’inflation en glissement annuel a baissé pour s’établir à 50,41% contre 52,74% à fin février 2018. En rythme mensuel, le taux d’inflation a été porté à 0,836 % venant de 0,713 % un mois plus tôt, suite au réajustement à la hausse des prix des produits pétroliers à la pompe.

En prolongeant la tendance actuelle, l’année devrait se clôturer avec un taux d’inflation de 12,34 % face à une cible optimale d’inflation de 7 %. En cumul, l’inflation s’est établie à 2,95% à fin mars 2018 contre 5,89 % à la période correspondante de 2017.


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Ngolu - 11.04.2018 17:06

La bcc ne devrait pas avoir peur de l'abondance. Elle ne doit pas se contenter de 4 semaines de commande. Ds un premier temps elle devait travailler pour un trimestre de commande. Et plus tard avancer jusqu'aux réserves de plus d'un trimestre. Nous avons vu là où nous a porté les peu des réserves de suite de la crise qu'a connu le pays.

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JACKSON - 11.04.2018 14:48

Il faut noter que l’exécution des opérations financières de l’Etat, intégrant l’amortissement de la dette, s’est clôturée avec un excédent de 91,9 milliards de CDF. En cumul annuel, la situation financière de l’Etat est excédentaire de 246,6 milliards de CDF .oft c'est un regret de dire que la situation finaciere de l'état est exédentare pcq nous devons savoir que l'etat a cloturé avec une siotuation exedentaire c'est quant il arrive à payer meme les retraités pcq c'est une dette que l'état a envers ses employes et vos crédits net à l'état

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Jckmzlo - 11.04.2018 13:59

Good news. Continuez dans cet élan Monsieur le DG.

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