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Election en 2018 : La Ceni déterminée, la Cenco se réserve, les politiques toujours divisés

Election en 2018 : La Ceni déterminée, la Cenco se réserve, les politiques toujours divisés 2018-01-29
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Echanges autour d'un point de presse entre la CENI et la CENCO, le 23 novembre 2017. (© CENI)

Participant ensemble à un colloque sur le thème « Les élections de 2018 en RDC: enjeux, défis et perspectives », le rapporteur adjoint de la CENI Onésime Kukatula, l’abbé Donatien Nshole de l’Eglise catholique, les députés nationaux de l’Opposition Martin Fayulu et de la MP Henry Thomas Lokondo, ainsi que quelques acteurs de la société civile ont échangé sur la tenue d'un scrutin en 2018 avec des avis divergentes.

La faculté de Sciences politiques de l’Université catholique du Congo a organisé, en son sein à Kinshasa le 26 janvier dernier, un colloque sur le processus électoral dans le pays avec comme thème: « les élections de 2018 en RD Congo: enjeux, défis et perspectives ».

Plusieurs personnalités représentant certaines institutions du pays ont pris part à cette rencontre scientifique et électorale, parmi lesquelles; le rapporteur adjoint de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), le professeur Onésime Kakutula, le secrétaire général de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo), le professeur abbé Donatien Nshole, les députés nationaux de l’Opposition Martin Faluyu, pour le compte du Rassop/aile Limete, et de la Majorité présidentielle Henry Thomas Lokondo.

Les autres intervenants sont le professeur de l’UCC, Jean-Louis Esambo, constitutionaliste et membre de la Cour constitutionnelle, le coordonnateur de la Nouvelle société civile du Congo, Jonas Tshiombe, qui comme certains de ces orateurs, ne se sont pas présentés au rendez-vous pour des raisons personnelles.

Chacun relevant l’avis de son institution ou famille politique, la CENI s’est montrée déterminée dans l’organisation des élections cette année 2018 conformément au calendrier électoral qu’elle a publié le 05 novembre 2017, pendant que la CENCO émet encore des réserves, et les acteurs politiques restent comme toujours divisés sur ce rendez-vous électoral.

Etat des lieux du processus électoral

Le rapporteur adjoint de la CENI a procédé à «l’état des lieux du processus électoral» en relevant la mission qui a été assignée à son institution de poursuivre la révision du fichier électoral à travers l’enrôlement, une opération qui prend fin le 31 janvier prochain, ainsi que la tenue des élections combinées: présidentielle, législatives nationales et provinciales.

C’est ainsi que la CENI avait publié le calendrier électoral global le 05 novembre 2018, qui fixe ces trois scrutins au 23 décembre de cette année. Un pari que cette centrale électorale tient à réaliser, a déclaré le professeur Onésime Kukatula. Pour lui, il faut que «les compétiteurs» se préparent pour répondre à ce rendez-vous électoral, au lieu de continuer à récuser le travail qui est en train d’être réalisé du côté de la CENI. Il faisait allusion à l’opposition politique, plus particulièrement au Rassop/ aile Limete (Rassemblement des forces sociales et politiques acquises au changement).

Le rapporteur adjoint de la CENI a donné les statistiques des opérations d’enrôlement encore en cours dans certains espaces kasaïens. Il s’agit de 24.177.677 hommes enrôlés, soit 53%, 21.769.764 femmes enrôlées, soit 47%. Ce qui fait un total de 45.947.401 de personnes enrôlées jusque-là. En attendant que l’opération d’enrôlement en cours dans le Kasaï, Kasaï central et dans les territoires de Kamiji et Luilu dans la province de Lomami soit clôturée.

La CENI s’attelle, dans le cadre de perspectives et défis, au travail de consolidation du fichier électoral, en attendant aussi de procéder à l’enrôlement des Congolais de l’étranger. Une dernière opération d’enrôlement qui n’est pas difficile pour l’institution chargée de l’organisation des élections, a laissé entendre son rapporteur adjoint.

Onésime Kakutula est revenu sur les contraintes logistiques, financières, légales et politiques présentées jusque-là par la CENI. Elle s’est lancée, depuis quelques jours, à la sensibilisation des populations sur le calendrier électoral, la loi électoral et surtout sur la machine à voter. Une occasion a été donné au rapporteur adjoint de la CENI de parler du bien fondé de cette machine, qui en terme de temps et de logistique, permet de réussir ce pari électoral.

Les étudiants de l’UCC et certains membres du corps tant scientifique qu’administratif de cette institution universitaire ont expérimenté la machine à voter avant de donner leurs avis; «qu’il n’était pas possibles de tricher avec cette machine, comme relèvent certains opérateurs politiques, notamment de l’opposition politique congolaise».

La réserve de la CENCO

Pour sa part, le secrétaire général de la CENCO a fait savoir que l’Eglise catholique est prête à accompagner la CENI dans la campagne de sensibilisation sur le processus électoral. Mais seulement, l’église reste réservée sur la machine à voter, en attendant que certains préalables en termes de temps à réaliser pendant l’opération de vote dans le bureau de vote et autres garanties sur cet outil, voulu innovateur par la CENI, trouvent une solution. C’est seulement après que la CENCO va se prononcer, a dit l’abbé Nshole.

Aussi, pour l’Eglise catholique, il faut que les élections soient organisées dans un meilleur environnement d’apaisement pour les acteurs politiques, cela en toute transparence pour éviter les contestations après ces échéances électorales, a expliqué le professeur abbé Nshole.

Opposition ne veut pas les élections pour les élections

Pour le député national Martin Fayulu, représentant l’opposition politique, dans son aile la plus dure, « il ne faut pas organiser les élections pour les élections ». Il faut pour lui, que toutes les conditions soient réunies pour organiser les meilleures élections, où la chance peut être donnée à tout le monde pour remporter même la présidentielle.

Ce ténor du Rassop/aile Limete dit ne pas faire confiance aux responsables de la CENI, surtout avec leur machine à voter, qui peut permettre la tricherie. Cela sans pour autant prouver comment peut-on tricher avec cette machine. Fayulu ne jure que sur une transition sans Kabila comme président de la République, qui pour lui est déjà hors mandat constitutionnel.


La Tempête / MCN, via mediacongo.net
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Sophie - 30.01.2018 00:31

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"Justice" ya mboka na biso - 29.01.2018 18:12

Il n'est pas possible de tricher avec cette machine "sic"(sécurité-programmation,panne de serveur, virus modifiant les résultats,fiabilité des administrateurs électoraux,absence de traces écrites(recomptages),erreur sans intention malveillante...C'est à se demander pourquoi ailleurs (Etats-Unis,R-U,Australie,Allemagne,Irlande,Estonie...) ce procédé a été abandonné.Dilemme, à ce jour techniquement non résolu :" assurer le secret du suffrage et la sincérité du scrutin.rapport sénat français".Les étudiants congolais étant doté des mêmes capacités d'information...!

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gis - 29.01.2018 17:25

On ne passe pas aux élections avec de conditions bien tracées qui vont d'office favoriser un camp à la tricherie comme révélé par Jeune Afrique. Quelle CENI? Avec NANGA? NOn et Non, La machine à tricher? Non et NON. Sans l'application intégrale des accords de la Saint Sylvestre? NON et NON

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Ngolu - 29.01.2018 16:20

Si la machine à voter est capable de transmettre à la centrale le résultat pendant que l'on vote ou après, cette machine est électronique. On devrait l'éviter à tout prix. Que les congolais ouvrent bien leurs yeux. Je suis d'accord avec Donation shole. Évitons, evitons cette machine.

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Mampuya - 29.01.2018 16:08

La Cenco n'a pas des conditions à poser.

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Nguma - 29.01.2018 16:02

La plus grande réussite du renard c'est d'avoir réussi a distraire tout le monde chez nous au Zaïre. les réunions, les évaluations, les séminaires, les matinées politiques, les tripartites n’intéressent plus la population. ce que nous attendons ce sont les instruction du CLC. ils faut que ce comite parle souvent. ses paroles allument les cœurs meurtris des Zaïrois.

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