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Espace: Les nanosatellites à la conquête de l’espace

Espace: Les nanosatellites à la conquête de l’espace 2018-01-13
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Les nanosatellites ou « Cubesats » offrent de nouvelles possibilités aux scientifiques. (© The PicSat Team /Lesia/Obspm)

Avec leur taille de quelques dizaines de centimètres et leur coût réduit, les nanosatellites ou « Cubesats » offrent de nouvelles possibilités aux scientifiques. PicSat, le premier nanosatellite du CNRS, va être mis en orbite vendredi 12 janvier 2018 afin d’observer l’exoplanète Beta Pictoris b.

Imaginez un satellite gros comme une bouteille d’eau. C’est ce que permettent de réaliser les Cubesats, de petits modules de 10 centimètres de côté qu’on assemble comme dans un jeu de construction.

D’abord fabriqués au sein des universités, dans le cursus de formation des étudiants en ingénierie, ces nanosatellites commencent à intéresser de près le secteur industriel – l’entreprise américaine Planet Labs a envoyé des centaines de nanosatellites pour cartographier la Terre –, mais aussi les scientifiques.

« CubeSat » des satellites beaucoup plus facile à développer.

PicSat en cours d'assemblage au Lesia. Les nanosatelllites sont constitués d'un ou plusieurs modules de dix centimètres de côté, les Cubesats.

Premier satellite lancé par le CNRS, PicSat sera mis en orbite le vendredi 12 janvier par un lanceur de l’agence spatiale indienne. Sylvestre Lacour, astrophysicien au Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique (link is external) (Lesia)2 et responsable de la mission PicSat, nous en dit plus sur ce projet inédit imaginé pour l’observation de l’exoplanète Beta Pictoris b.

C'est un lancement qui annonce peut-être le futur des missions spatiales scientifiques. Une fusée indienne doit mettre sur orbite 31 « CubeSats », des nanosatellites d'une dizaine de centimètres de long.

Destination: Beta Pictoris b

Pendant une année, la mission PicSat va guetter le passage de l'exoplanète Beta Pictoris b devant son étoile, Beta Pictoris, ici au centre de l'image.

Sa mission est pourtant très intéressante : l'étude d'une étoile jeune, autour de laquelle des planètes sont en train de se former. Cela pourrait nous apprendre beaucoup de chose sur la naissance de notre propre système solaire.

Beta Pictoris c'est une étoile, que l'on voit bien dans l'hémisphère sud. Autour d'elle tourne une planète, une géante gazeuse. Cette étoile et cette planète sont toutes jeunes, elles viennent à peine de se former. En les regardant, on a donc une chance d'observer l'enfance d'un système solaire.

Une opportunité que ne veut pas rater Sylvestre Lacour, astrophysicien au CNRS et responsable du projet PicSat. « Le système solaire, il a maintenant près 5 milliards d’années et il y a encore des débats sur la façon dont les planètes sont formées. En observant un système comme Beta Pictoris on observe ce qui était notre système planétaire il y a 5 milliards d’années », explique-t-il.

C'est donc PicSat qui va aller jeter un œil vers Beta Pictoris. PicSat, c'est ce qu'on appelle un « CubeSat », un satellite gros de quelques dizaines de centimètres seulement, beaucoup plus facile à développer.

« L’idée avec le PicSat, c’est de relancer l’exploration spatiale sur un rythme plus rapide. On rend des satellites plus petits et qui répondent à des problématiques scientifiques plus pointues. Et pouvoir à partir du moment où germe l’idée et au moment où on réalise le Picsat avoir des durées de l’ordre de 3 à 5 ans », ajoute Sylvestre Lacour.

Petite taille oblige, PicSat n'embarque pas d'instruments très développés. Il va se contenter de surveiller Beta Pictoris en permanence et de donner l'alerte s'il se passe quelque chose d'intéressant. Ce sont alors les télescopes géants sur terre qui prendront le relais pour observer comment nait un système solaire.


CNRS/ RFI / MCN, via mediacongo.net
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