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En Angola l'énergie solaire apporte la lumière aux réfugiés congolais

En Angola l'énergie solaire apporte la lumière aux réfugiés congolais 2018-01-10
Provinces / Diaspora
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Selon les rapports de l'ONU, 75 pour cent des réfugiés du Kasaï sont des femmes et des enfants.

Depuis le début des violences dans la région du Kasaï en République Démocratique du Congo au début de cette année, près de 35 000 réfugiés sont arrivés dans la province de Lunda Norte, en Angola. La population est très vulnérable. Selon les rapports de l'ONU, 75 pour cent des réfugiés du Kasaï sont des femmes et des enfants. Un grand nombre d’entre eux ont été témoins de massacres, de viols et d'autres violations des droits de l'homme pendant leur fuite.

Ester, 25 ans, se souvient du chaos de son départ. « C'était le jour où la guerre a atteint notre village. Ils tuaient des gens. Je n'ai rien pu prendre avec moi, seulement mes enfants. »

Des groupes humanitaires assistent actuellement le déplacement de nombreux réfugiés du centre d'accueil de Cacanda vers un nouveau camp à Lóvua.

Le nouvel emplacement permet aux réfugiés d'avoir un certain confort et un espace pour l'agriculture, mais il n'est pas connecté à un réseau électrique, de sorte que les réfugiés sont laissés dans l'obscurité totale au coucher du soleil, ce qui pose problème pour leur sécurité.

La famille d'Ester a récemment emménagé dans le camp. « Nous vivons dans la brousse. Je n'ai pas de lampes, et pas de lumière. Ça me fait peur », a-t-elle dit. « Par exemple, il n'y a pas de lumière pour que nous puissions aller aux toilettes la nuit. »

L'obscurité pose des risques

Partout dans le monde, des femmes et des filles signalent avoir été menacées ou agressées lorsqu'elles quittent leur habitation la nuit pour se soulager ou prendre soin de leur hygiène menstruelle. Ces risques sont élevés dans les situations de crise, lorsque les filets de sécurité sociale, les forces de l'ordre et d'autres mécanismes de protection s'effondrent.

L'obscurité pose aussi d'autres risques. Les femmes qui accouchent la nuit, par exemple, peuvent avoir des difficultés à se rendre dans les cliniques ou à être correctement traitées sans source de lumière fiable.

« La lumière est importante pour aider à maintenir la sécurité et les droits des femmes et des adolescents la nuit », a déclaré Florbela Fernandes, représentante de l'UNFPA en Angola.

Soleil portatif

L'UNFPA travaille avec l'Agence japonaise de coopération internationale pour fournir 50 kits d'éclairage fonctionnant à l'énergie solaire à des centres communautaires, à des établissements médicaux et à d'autres espaces communautaires dans le camp de réfugiés de Lóvua.

Les kits d'éclairage, offerts par Panasonic, se composent d'un panneau solaire, de trois lampes à diode électroluminescente (LED) et d'une batterie rechargeable qui peut également être utilisée pour charger les téléphones mobiles.

« Nous espérons que ces lampes solaires pourront être installées dans les lieux publiques pour étendre le service et procurer de la lumière la nuit », a déclaré Yuzo Kitamoto, représentant adjoint de l'Agence japonaise de coopération internationale en Angola, après une visite à Lóvua en décembre.

Les femmes et les filles qui arrivent à Lóvua reçoivent également des torches à énergie solaire, qui font partie des kits de dignité, une partie intégrante de la réponse humanitaire de l'UNFPA. Quelque 2 000 kits de dignité qui contiennent des articles d'hygiène tels que du savon, des sous-vêtements et des serviettes hygiéniques sont distribués et des arrivages supplémentaires sont attendu.

L'UNFPA travaille également en partenariat avec l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés pour fournir des lampadaires pour le camp de réfugiés. En partenariat avec Médicos del Mundo, l'UNFPA a mis en place des espaces d'accueil pour les femmes, où les femmes et les filles peuvent se reposer, obtenir des informations sur les services de santé reproductive disponibles et de l’aide pour les survivantes de violence basée sur le genre.

Quant à Ester, elle est déterminée à aller de l'avant. « J'espère avoir un bon avenir avec ma famille ici en Angola", a-t-elle déclaré. « J'ai trop peur de repartir maintenant.»

Tiril Skarstein
UNFPA
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