mediacongo.net - Actualités - Elections en RDC : une crise politique émaillée de violences

Retour Politique

Elections en RDC : une crise politique émaillée de violences

Elections en RDC : une crise politique émaillée de violences 2018-01-02
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2017-actu/12-decembre/25-31/kinshasa_manifestation_policiers_17_0001.jpg -

La République démocratique du Congo (RDC), où les forces de sécurité ont réprimé dimanche les marches de catholiques, connaît une crise politique née du maintien au pouvoir de Joseph Kabila après l'expiration de son mandat.

Un projet de loi enflamme Kinshasa

Le 17 janvier 2015, l'Assemblée nationale adopte un projet de loi électorale susceptible d'entraîner un report de la présidentielle et de permettre à M. Kabila de rester au pouvoir au-delà de son second et dernier mandat constitutionnel.

Du 19 au 22 janvier, des manifestations à Kinshasa et dans plusieurs autres villes dégénèrent en émeutes et pillages. La répression fait plusieurs dizaines de morts.

Le 25 janvier, le Parlement vote un texte sans la disposition la plus controversée, mais d'après l'opposition d'autres articles pourraient entraîner un "glissement" du calendrier électoral.

En décembre, l'ONU dénonce "des menaces, des arrestations et détentions arbitraires".

Un opposant candidat

Le 4 mai 2016, l'opposant Moïse Katumbi confirme sa candidature à la présidentielle. Le richissime homme d'affaires est passé dans l'opposition en septembre 2015 après avoir démissionné de ses fonctions de gouverneur et quitté le parti présidentiel.

Il vit depuis à l'étranger après avoir été condamné à trois ans de prison dans une affaire immobilière, qualifiée par les évêques catholiques de "mascarade" dans un rapport confidentiel.

Kabila autorisé à rester

Le 11 mai 2016, la Cour constitutionnelle autorise M. Kabila à rester au-delà du terme de son mandat si la présidentielle n'est pas organisée avant le 20 décembre. Une "imposture" selon l'opposition.

Le 10 juin près de Bruxelles, l'opposition s'unit dans une nouvelle structure, le "Rassemblement".

Le 31 juillet, l'opposant historique Étienne Tshisekedi, rentré après deux ans en Belgique, exige une présidentielle avant la fin de l'année et le départ de Kabila.

Violences et pillages

Les 19 et 20 septembre 2016, des violences à Kinshasa entre forces de l'ordre et jeunes font plusieurs dizaines de morts. Des pillages et des incendies criminels visent des bâtiments publics et des permanences de partis de la majorité.

Le "Rassemblement" de l'opposition avait appelé à manifester pour signifier à M. Kabila son "préavis", trois mois avant la fin de son mandat.

Accord

Le 20 décembre 2016, dernier jour du mandat présidentiel, des affrontements opposent forces de l'ordre et jeunes opposants. L'ONU fait état d'au moins 40 morts à Kinshasa, Lubumbashi (sud-est), Boma et Matadi (ouest).

Le 31 décembre, pouvoir et opposition signent un accord négocié sous l'égide de l'épiscopat, autorisant M. Kabila à rester jusqu'à la "fin 2017", en contrepartie de la création d'un Conseil national de suivi de l'accord (CNSA) et un Premier ministre issu de la coalition de l'opposition.

Le 1er février 2017, Étienne Tshisekedi décède à Bruxelles.

Le 7 avril, Bruno Tshibala, dissident de l'UDPS (parti fondé par Tshisekedi), est nommé Premier ministre. Félix Tshisekedi, fils d'Étienne qui briguait ouvertement ce poste, accuse le président d'être "le principal obstacle au processus démocratique".

Kabila au pouvoir jusqu'au début 2019

En juin 2017, Moïse Katumbi porte plainte auprès de l'ONU contre le gouvernement, l'accusant de vouloir l'empêcher de se présenter.

Le 5 novembre, la Commission électorale annonce plusieurs scrutins, dont la présidentielle, le 23 décembre 2018. M.Kabila se maintiendra au pouvoir jusqu'en janvier 2019. L'opposition rejette ce calendrier et exige son départ dès la fin de cette année.

En novembre, l'épiscopat déplore "l'usage disproportionné de la force" par la police, faisant état d'"au moins" 56 morts, dont 52 "par balle", dans des manifestations entre avril et octobre.

Des marches anti-Kabila réprimés

Le 30 novembre, des élus et responsables de l'opposition sont brièvement interpellés à Kinshasa lors d'une marche interdite.

Le 31 décembre, les forces de sécurité empêchent des marches après l'appel des catholiques à manifester contre le maintien de Kabila et répriment des messes dans des églises à coups de gaz lacrymogène.

A Kinshasa, sept personnes sont tuées en marge des manifestations et un huitième à Kananga (Kasaï, centre), tandis qu'une centaine de personnes, dont des prêtres, sont arrêtées dans l'ensemble du pays, selon l'ONU.


AFP
2594 suivent la conversation
7 commentaire(s)
Chers internautes, les commentaires sont déposés librement par les utilisateurs et n’engagent nullement mediacongo.net. Néanmoins, afin de conserver un espace constructif et de qualité, mediacongo.net se réserve le droit de supprimer tout commentaire injurieux, immoral ou contraire à ses valeurs.
Evangéliste Robert KIKIDI - 03.01.2018 13:05

La gestion pacifique des conflits est un ordre du Seigneur à nous ses disciples ; car sont appelés fils de Dieu ceux qui promouvaient la paix sociale et surtout la paix du Cœur. Il faut que chacun sache que nous sommes incontestablement les artisans de la paix, car notre lutte est pacifique et non violente contre la non Etat ou Etat criminel et voyou et contre les politiciens maîtres de la violence et sans vision réelle pour le pays et son peuple et les injustices de tous bords. C'est en cela que le Seigneur Jésus voit en nous la lumière du monde et le sel de la terre; autrement nous ne serons pas différents de ces médiocres qui se battent sur la scène politique sans idéal...

Non 0
Oui 2
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Anonyme - 03.01.2018 08:57

Des policiers affamés, sans tenue ni botte présentables, sans salaires.

Non 0
Oui 1
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Jamel - 03.01.2018 08:56

Wazabanga (Aveugle)- 03.01.2018 08:43. DEGAGE TOI MEME. C'est vachement étonné que les gens n'acceptent pas ceux qui pensent comme eux. Le cardinal n'est uns tambour, il tourne sa langue avant de parler, donc il sait bien à qui il adresse son propos et ne me met pas en conflit avec mon Cardinal. J'ai bien parlé de KABUND.

Non 1
Oui 1
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Wazabanga - 03.01.2018 08:43

Jamel, as-tu suivi son excellence le cardinal Monsegwo? QUE LES MEDIOCRES DEGAGNET y compris toi-même. Yebela yango

Non 0
Oui 1
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Gustave - 03.01.2018 08:32

Nous voulons seulement la démission de Kabund mais Kabila qui avait déclaré à Mende Qu'il y aura passage civilisé du flambeau en 2016 et que maintenant nous sommes en 2018 sans ce passage civilisé pourquoi lui aussi ne démissionne pas car tous nous savons c'est lui l'homme de parole

Non 0
Oui 2
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Jamel - 03.01.2018 07:08

Qui a vu KABUND, nous attendons sa démission. La promesse est une dette. On reconnaît l'homme politique par ses actions et le respect de la parole donnée. On est déjà en 2018 avec KABILA toujours au pouvoir.

Non 5
Oui 4
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Musa - 03.01.2018 01:06

On ne va pas aux elections avec les occupants. Joseph Kabila est un Rwandais et tous les institutions sont infiltre's avec de RWANDAIS. Chassons d'abord les Rwandais dans notre pays et apres nous meme Congolais on va faire les elctions.

Non 0
Oui 3
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
right
ARTICLE SUIVANT : RDC: la Mission internationale d’observation électorale exige des moyens financiers pour la Ceni
left
ARTICLE Précédent : Renforcement des liens de coopération entre Berlin et Kinshasa
AUTOUR DU SUJET

Luanda : la SADC renonce à dépêcher un envoyé spécial en RDC

Politique ..,

SADC : la RDC et le Lesotho au centre du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement à Luanda

Politique .., Luanda, Angola

Madagascar, Lesotho, RDC : à Luanda, la SADC évoque les sujets qui fâchent

Politique ..,

Sommet de Luanda : la SADC exhortée à la fermeté vis-à-vis de Kinshasa

Politique ..,