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Croire en Dieu, c'est dans la tête ?

Croire en Dieu, c'est dans la tête ? 2017-12-31
Religion
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A en croire les "neurothéologiens", il existe dans le cerveau humain des fondements pour la croyance en Dieu. La foi génère une sécrétion de sérotonine, un neuromédiateur qui procure une sensation de bonheur.

Six milliards de personnes dans le monde croient en l'existence d'une entité supérieure. Si cette foi est partagée par la quasi-totalité des humains, faut-il en déduire qu'elle a des fondements biologiques ? Si oui, lesquels ? Selon les travaux d'une nouvelle discipline appelée "neurothéologie", c'est bien dans le cerveau et non dans les cieux qu'il faut chercher l'origine de cette croyance. Car celui-ci serait chimiquement programmé pour croire.

Ainsi, celui des personnes croyantes baigne dans la sérotonine, une molécule qui transmet l'information d'un neurone à l'autre, connue pour être impliquée dans les sensations de bonheur. La pratique religieuse ferait donc monter le taux de sérotonine, ce qui engendrerait une tendance à voir le monde comme habité par le divin, soit la "religiosité".

La prière et la méditation abolissent la perception

Mais la croyance en dieu ne se résume pas à une molécule... Certaines aires du cerveau sont aussi impliquées dans la sensation d'une présence divine : c'est le cas d'une partie du cortex pariétal, où est normalement traitée la perception des frontières de notre corps. Dans la prière ou la méditation, cette perception est abolie : un sentiment de transcendance s'empare des fidèles.

En effet, l'imagerie cérébrale a révélé chez des moines bouddhistes et des sœurs franciscaines une inhibition de cette aire pariétale lors de ces moments d'intense recueillement. Autour de cette zone, tout un réseau cérébral apparaît également mobilisé, comprenant les lobes temporaux (impliqué dans les émotions). C'est cette aire qui serait à l'origine de l'impression de sentir à ses côtés une présence invisible.

Croire est aussi une affaire de psychologie cognitive

En plus de cette mécanique cérébrale, le fonctionnement de notre raison nous amène à accepter le surnaturel, et par là même à croire en Dieu, d'une manière que la psychologie cognitive vient éclairer.

Au départ, nous avons une capacité innée, toute rationnelle, à faire des inférences, c'est-à-dire à avoir des idées intuitives : on attend par exemple d'une pierre qu'elle reste immobile parce que, d'ordinaire, les pierres ne bougent pas. Malgré tout, les récits surnaturels restent plausibles : nous parvenons à concevoir les licornes, qui ne sont autres que des chevaux auxquels s'ajoute un élément inventé, la corne. Il en va de même pour les scénarios proposés par la religion, que notre esprit intuitif classe comme plausibles, acceptant d'y croire.

Ainsi, la croyance religieuse n'est qu'un effet secondaire du fonctionnement normal de notre cerveau. Que l'on y croie ou non, Dieu est ancré en nous et il découle de nos capacités cognitives ordinaires.

Rédaction S&V
Science & Vie
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