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La vie est belle : la BD de Barly Baruti, un trait d’union entre le film et la vraie vie de Papa Wemba

La vie est belle : la BD de Barly Baruti, un trait d’union entre le film et la vraie vie de Papa Wemba 2017-12-05
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L’œuvre mythique de Mweze Ngangura rappellera à jamais au monde le regretté chanteur à côté de sa discographie. Le tournage de ce long métrage où il campe le rôle de Kuru, le personnage principal, ce musicien qui quitte son village natal à la quête d’un avenir meilleur en ville a donné aussi lieu à une version dessinée méconnue de certains mélomanes.


Barly Baruti, dessinateur de la BD La vie est belle parue chez Afrique Éditions souligne qu’il a commencé par participer au tournage de l’œuvre mythique qui met en vedette feu Papa Wemba au cinéma. « Je suis le décorateur du film d’abord », a-t-il affirmé au Courrier de Kinshasa d’entrée de jeu. Quant à la BD dont la couverture a pour fond un dessin de l'affiche du film, elle fait partie, précise-t-il, « des à-côtés du film comme la bande originale avec Zaïko, Tshala Muana et Klody ».

Au cours de cette besogne, l’occasion faisant le larron, Barly Baruti déjà intégré dans l’équipe au moment du tournage n’a eu aucun mal à faire valoir son habilité au dessin. « Pendant que l’on travaillait sur les à côtés, l’on m’a dit, que ce serait bien, puisque je suis dessinateur, que je fasse une BD de La vie est belle vu que j’avais été invité dans le projet par Benoït Lamy et Mweze Ngangura », a-t-il dit. Il a donc mis son génie au service de ces deux tableaux du projet. Pour sa part, le scénariste Dieudonné Ngangura explique la double implication du bédéiste de la sorte.

« Du fait que nous avions Barly sous la main, il nous est paru opportun de profiter de ses nombreux talents. Il est à aussi bien musicien qu’écrivain et dessinateur. Je pense que si nous ne l’avions pas eu à portée de la main, nous n’aurions jamais pensé à réaliser la bande dessinée. Car elle porte surtout sur l’histoire de Papa Wemba pas le personnage du film, Kuru. Mais bien le chanteur que nous connaissions. L’album sorti en même temps que le film était comme sa biographie. L’un pouvait servir à la promotion de l’autre », a affirmé le cinéaste.

Par ailleurs, nous renseigne encore Barly, le décalage entre la BD et le film revient au fait que « la bande dessinée relate la vie de Papa Wemba jusqu’au début du film. D’ailleurs, elle s’achève par une page blanche où c’est marqué : à suivre à l’écran ». À ceux qui ne l’ont jamais eu sous les yeux ou dans la main, le dessinateur précise aussi qu’il y « montre Papa Wemba au moment où il a été recruté pour le film, le making-off du film par la bande dessinée ». Déjà que La vie est belle lui ouvrait grandes les portes du 7e art, le chanteur s’est senti doublement honoré avec le projet qui lui donnait une place tout aussi importante dans l’univers du 9e art. « Papa Wemba était très content de voir qu’il devenait un personnage de bande dessinée, c’est d’ailleurs pour cela qu’il s’est autoproclamé Bakala dia Kuba, 100% star. Juste question de souligner qu’il était tout à la fois star de la musique, star de la sap, star de cinéma, et aussi de la bande dessinée », nous a confié Barly. Et, d’ajouter : « Je pense que c’est très intéressant de le relever d’autant plus que nous avons loupé l’occasion de relancer la BD à sa mort, mais nous le ferons car cela ne dépend de personne d’autre que nous ».

Une part de lui-même

Barly affirme que travailler avec Papa Wemba était un bonheur : « Il s’est vraiment prêté au jeu et a dit des choses qui ne sont pas dans le film. Il m’a parlé de certaines personnes dont Lita Bembo, Nyoka Longo, mais surtout de Manuaku et m’a présenté des gens, notamment Bisikita. Il m’a expliqué des choses que l’on ne savait pas forcément sur sa carrière ». Les échanges entre les deux artistes ont duré un certain temps et ont été réalisés dans différentes circonstances entre l’Europe et le Zaïre, à l’époque. « Nous nous sommes retrouvés à parler à Kinshasa, à Bruxelles mais aussi en France, il m’a reçu aux environs de Paris. Il était très content de sortir cette partie de son histoire, une part de lui-même. Lorsqu’on lit cette BD de près, l’on voit qu’il y a quelques révélations sur sa vie que les gens ne connaissent pas ».   

Si tout avait marché comme sur des roulettes, Barly reconnaît cependant : «Le plus difficile à faire, c’était de dessiner Papa Wemba enfant. Il n’avait pas de photo de son enfance. J’ai donc dû l’imaginer, le rajeunir jusqu’à le « bébéfier », je sais que le mot n’existe pas mais c’est pour vous dire que c’était ardu. Le plus ardu à réaliser ».


Adiac-Congo
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Jckmzlo - 05.12.2017 11:28

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