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Bassin du Congo : WWF publie une étude sur l’exploitation minière et la conservation de la biodiversité

Bassin du Congo : WWF publie une étude sur l’exploitation minière et la conservation de la biodiversité 2017-11-09
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Le Bureau régional du Fonds mondial de la nature (WWF) pour l’Afrique centrale a divulgué, le 1er novembre, une étude menée sur l’exploitation minière et la conservation de la biodiversité dans quatre pays du Bassin du Congo. Il s’agit du Cameroun, du Gabon, de la République du Congo et de la République démocratique du Congo.

Cette étude commissionnée par le WWF fait ressortir les liens entre l’exploitation minière et la biodiversité dans la sous-région. Elle analyse, a expliqué un communiqué du bureau régional de WWF publié à cet effet, la situation actuelle. Elle formule des recommandations sur le secteur minier dans les forêts du Bassin du Congo afin d’éviter que le développement de ce secteur ne mette en péril les habitats forestiers, la biodiversité ains que les écosystèmes et affecte négativement les communautés qui dépendent largement des ressources forestières. Selon le directeur du WWF pour l’Afrique centrale, Marc Languy, « cette étude est un outil important pour tous les acteurs présents dans le domaine de l’environnement dans le Bassin du Congo ». Le WWF, a-t-il noté, invite donc à analyser ses conclusions et à le rejoindre dans la promotion de la conservation des services rendus de la biodiversité et des écosystèmes dans la sous-région.

Construire des modèles innovants

Il est, en effet, noté que les différentes thématiques (huile de palme durable, lutte contre le braconnage, gestion des zones protégées, gouvernance et responsabilités des marchés, etc.) sur lesquelles le WWF travaille dans le Bassin du Congo représentent une opportunité pour construire des modèles innovants avec les différentes parties prenantes. « Le WWF est persuadé qu’une partie importante des services environnementaux de la zone forestière pourrait être maintenue si les outils de guidage appropriés étaient fournis aux décideurs », a assuré l’ONG internationale dans son communiqué.  Pour le WWF, bien que l’exploitation minière contribue, de manière significative, au développement économique dans la sous- région, un certain nombre de facteurs dont l’absence de cadre politique solide, de non-conformité et la faible ou le manque d’application des normes environnementales, pourrait conduire à un impact négatif, un développement non durable, assorti de confits liés à l’utilisation des terres, à des impacts environnementaux néfastes, une perte de la biodiversité, aux changements des paysages et à des avantages inappropriés pour les communautés locales.

Des données précises et des outils

L’étude soutenue par le WWF a également l’avantage de fournir des données précises et des outils aux parties prenantes et décideurs qui ont besoin d’informations appropriées sur les zones minières et forestières dans le Bassin du Congo. Elle fournit, souligne le WWF, des propositions concrètes pour limiter les risques de l’exploitation minière sur la biodiversité.

Il est, en outre, révélé que tout récemment, dans sa nouvelle approche globale, le WWF a décidé d’orienter ses efforts mondiaux et locaux sur six objectifs (l’eau douce; les espaces marins; la forêt; la faune sauvage; l’agriculture ainsi que le climat et l’énergie) et trois thématiques transversales dont la gouvernance, les marchés et les finances internationales. « Plus que tout autre secteur, le secteur minier est celui pour lequel ces trois thématiques transversales sont les plus indiquées pour apporter le changement dont nos sociétés ont besoin sur la base d’une croissance durable et inclusive », a expliqué le WWF.

Le WWF, rappelle-t-on, est l’une des toutes premières organisations indépendantes de protection de l’environnement dans le monde. Avec un réseau actif dans plus de 100 pays et fort du soutien de 5 millions de membres, cette ONG internationale œuvre pour mettre un frein à la dégradation de l’environnement naturel de la planète et construire un avenir où les humains vivent en harmonie avec la nature, en conservant la diversité biologique mondiale, en assurant une utilisation durable des ressources naturelles renouvelables et en faisant la promotion de la réduction de la pollution et du gaspillage.


Adiac
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