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Des ONG demandent à Washington et Bruxelles d'élargir les sanctions ciblées contre Kabila

Des ONG demandent à Washington et Bruxelles d'élargir les sanctions ciblées contre Kabila 2017-10-11
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Rencontre entre le président Kabila et le Premier ministre belge, Charles Michel, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le 23 sept. 2017. (© Présidence, Twitter)

Dans un communiqué de presse publié hier, sept organismes des droits de l'homme ont appelé les Occidentaux et notamment les États-Unis (USA) et l'Union européenne (UE) à accroître les pressions sur le régime du président Kabila en élargissant « le champ de leurs sanctions individuelles et les appliquer aux membres de la famille du président Joseph Kabila et à ses associés d'affaires qui tirent profit d'activités illégales en République démocratique du Congo », ont déclaré les sept organisations congolaises et internationales de défense des droits humains.

L'Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), The Enough Project, Human Rights Watch, Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF), Réseau européen pour l’Afrique Centrale (EurAc), Rights and Accountability in Development (RAID) et Sherpa ont appelé les USA et l'UE à « accroître les pressions sur les individus enrichis illégalement par le régime de Kabila », indique un communiqué rendu public ce mardi 10 octobre.

« Ces sanctions élargies devraient viser les personnes qui sont impliquées dans de graves affaires de corruption, de détournement de fonds publics, de blanchiment d'argent ou dans diverses fraudes destinées à écraser la dissidence pacifique, à reporter de manière inappropriée les élections ou à maintenir par d'autres moyens Joseph Kabila au pouvoir au-delà des deux mandats que lui autorisait la constitution congolaise », affirme clairement le communiqué.

Ces 7 ONG interpellent en fait aussi le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs d’Afrique qui se réunit le 12 octobre 2017 à La Haye pour discuter de l’impasse politique en RD Congo et de graves préoccupations que suscite la situation dans ce pays en matière humanitaire et sécuritaire - Les États-Unis, l’UE et les Nations-Unies font partie du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs d’Afrique.

Selon ces organismes de défense des droits humains, le gouvernement américain et l’UE devraient élargir le champ de leurs sanctions individuelles et les appliquer aux membres de la famille du président Joseph Kabila et à ses associés d’affaires qui tirent profit d’activités illégales en RDC.

« Les partenaires internationaux de la RD Congo devraient montrer au président Kabila que son comportement abusif ne peut demeurer sans véritables conséquences, en infligeant des sanctions aux membres de sa famille et à ses associés d'affaires, qui tirent profit illégalement de ses manœuvres anticonstitutionnelles pour rester au pouvoir », a déclaré Ida Sawyer, directrice pour l'Afrique centrale à Human Rights Watch.

« Attendre plus longtemps encore ne fera qu'encourager le recours par Kabila à la violence, à la répression et au pillage pour se maintenir au pouvoir, et c'est le peuple congolais qui continuera à le payer au prix fort », a-t-elle commenté.

Une crise humanitaire en raison de la situation politique

Manifestation du 20 décembre 2016. (© Thomas Mukoya/Reuters)

L’appel des ONG tombent quasiment une semaine après la lettre de sept sénateurs américains demandant au président Donald Trump plus de sanctions afin d’amener le gouvernement à respecter l’accord politique congolais du 31 décembre 2017. Lequel accord prévoit les élections à avant fin 2017.

De même que dans la lettre de ces sénateurs, ces organismes demandent au gouvernement de respecter l’esprit et la lettre de l’accord politique congolais. Ils reprochent tous au président congolais d’avoir violé l’accord en nommant un Premier ministre et le président du CNSA qui, quoiqu’issus de l’opposition et proches du défunt opposant historique Etienne Tshisekedi, ne sont pas acceptés par toute l’opposition.

« En fin d'année dernière, l'église catholique a joué un rôle de médiateur pour la conclusion d'un accord de partage du pouvoir qui prévoyait la tenue avant la fin de 2017, des élections auxquelles Kabila ne participerait pas, ainsi qu'un certain nombre de mesures destinées à apaiser les tensions, dont la remise en liberté des prisonniers politiques et le retour des dirigeants d'opposition en exil. Mais depuis lors, la coalition au pouvoir a violé les principaux termes de l'accord, notamment en s'abstenant d'organiser des élections nationales. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a déclaré publiquement que les élections n'auraient pas lieu en 2017 et n'en a toujours pas fixé la date », explique HRW.

Et tout comme les sénateurs américains, ces ONG font une correlation entre la crise politique actuelle en RDC et la situation humanitaire que traverse le pays : « La RD Congo est confrontée à une crise en matière de droits humains et de sécurité qui s'aggrave depuis que Kabila a refusé de quitter le pouvoir à la fin du second mandat que la constitution lui autorisait, en décembre 2016. Il a conservé le pouvoir en retardant les élections, en organisant une brutale répression contre toute contestation pacifique et en laissant les forces de sécurité du gouvernement commettre de graves abus dans la plus grande partie du pays en toute impunité. »

Un pouvoir affairiste

Pour ces organisations, le refus du président Kabila de quitter ses fonctions pourraient s'expliquer en partie par la fortune considérable que lui et sa famille ont amassée depuis leur accession au pouvoir. Ils invoquent en cela les récentes révélations publiées par le GEC (Groupe d'étude sur le Congo), Global Witness ainsi que Bloomberg démontrant « comment Joseph Kabila et les membres de sa proche famille détiennent des parts dans plus de 80 compagnies dont les revenus totaux depuis 2003 se montent à des centaines de millions de dollars ».

Et qui font également apparaître « comment les accords économiques importants dans les domaines des mines, du pétrole, de l'énergie et des télécommunications en RD Congo sont gérés exclusivement par Kabila et ses plus proches alliés, les membres de sa famille et leurs conseillers exigeant souvent des pots-de-vin de la part des entreprises souhaitant faire des affaires dans le pays. Pendant ce temps, des centaines de millions de dollars versés par les compagnies minières aux organes de l'État ces dernières années ont "disparu", ne parvenant jamais dans les coffres du Trésor national ».

Plus de pression car l’échéance de fin 2017 ne sera pas respectée

Sur le terrain en RDC, tout semble indiquer que l’échéance de fin 2017 ne sera pas respectée. A moins de trois de la fin de l’année, aucun calendrier n’est publié. Le gouvernement, le Conseil de suivi de l’accord (CNSA) et la Commission électorale nationale indépendante devraient se réunir pour évaluer le processus et fixer un calendrier réaliste, a récemment indiqué le Premier ministre congolais Bruno Tshibala.

« Nous avons besoin d’actions audacieuses pour mettre fin aux cycles apparemment interminables de violence, de corruption et d’impunité en RD Congo », a déclaré Jean-Claude Katende, président de l’Asadho.  

Il faudrait « des pressions internationales sur le président Kabila pour qu'il quitte le pouvoir et un soutien à un processus électoral crédible pourraient enfin mettre le peuple congolais sur la voie d'un système de gouvernance nouveau, bâti sur l'Etat de droit, sur une gestion transparente et équitable des immenses ressources naturelles du pays, et sur des institutions démocratiques fortes qui placent les intérêts de tous les Congolais au cœur de chaque initiative politique », a-t-il rencheri.

« Depuis juin 2016, les États-Unis et l'UE ont mis en place des sanctions ciblées, consistant en une interdiction de voyager à l'étranger et un gel des avoirs financiers, à l'encontre de 17 ressortissants congolais, pour la plupart membres de haut rang des forces de sécurité ou responsables du gouvernement. Ces sanctions semblent avoir contribué à modifier le comportement et les calculs de certains responsables de haut rang. Cependant, l'absence de réforme politique significative, combinée à une insécurité croissante, montre qu'une intensification des pressions internationales sur Kabila, en particulier par le biais d'un élargissement des sanctions ciblées, est nécessaire », ont affirmé les organisations.

« Les membres du Groupe de contact devraient également s'entendre avec les dirigeants régionaux pour presser Kabila d'abandonner la présidence d'ici à la fin de 2017, et pour lui signaler clairement qu'il sera lui-même sanctionné s'il ne le fait pas », propose ces 7 organismes signataires.

Soutien d'une transition sans Kabila

Pour eux, le Groupe de contact devrait « soutenir l'idée de tenir des consultations afin de déterminer les modalités dans lesquelles une brève période de transition post-Kabila serait gérée et gouvernée par des personnes qui ne peuvent pas se présenter elles-mêmes à des fonctions électives, comme cela a été récemment proposé par des leaders de la société civile et des représentants de l'église catholique. 

« Les partenaires internationaux et régionaux de la RD Congo devraient activement superviser et soutenir ce processus, y compris un transfert pacifique du pouvoir et l'organisation d'élections équitables et crédibles », ont ajouté ces organismes de défense des droits humains.

Enfin, ces sept ONG exhortent les États-Unis et l'UE à déclarer publiquement quels avoirs sont actuellement gelés en vertu des sanctions déjà existantes, afin de montrer les effets de ces mesures.

« Les membres du Groupe de contact devraient enquêter et poursuivre en justice les compagnies et les individus relevant de leur compétence - quelle que soit leur nationalité - qui participent illégalement à des actes de corruption, à du blanchiment d'argent ou à des fraudes en RD Congo ».


VOA / MCN, via mediacongo.net
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17 commentaire(s)
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Onusienne - 12.10.2017 12:09

tu marche comme un aveugle qui ne sait pas où il va. tu marche comme un sourd qui n'attend rien du tout. Tu t’en fout des tous les peuples et tu te moque de la Constitution. MAIS UN JOUR, TU COULERA DE LARMES POUR TOUT CELA. ET TU VAS PLEURER UN JOURS.

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VERITE' - 12.10.2017 09:25

Kabamba ca c'est le tribalisme ou la jalousie ou encore un complex d'inferiorite', rien d'autre.

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RDC ESPOIR - 11.10.2017 19:33

Franchement, on sait que celui qui dirigera ce pays ne sera pas un ange venant du ciel; mais qu'il soit un diable ou un ange, tout ce que nous voulons c'est le respect de la constitution qui oblige à Mr alias Kabila de dégager de ce fauteuil. Il s'agit de lui et toute sa suite! L'avenir nous donnera raison! RDC espoir toujours!

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Kabamba - 11.10.2017 15:20

J'ai aimé ça:« Les membres du Groupe de contact devraient enquêter et poursuivre en justice les compagnies et les individus relevant de leur compétence - quelle que soit leur nationalité - qui participent illégalement à des actes de corruption, à du blanchiment d'argent ou à des fraudes en RD Congo » si tel est le cas, alors KATUMBI Moise sera le premier à être arrêter car, il est le premier Corrupteur, Blanchisseur d'argent et Fraudeur en RD Congo; Qu'on ...

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Kagame - 11.10.2017 15:16

Merci aux 7 ONG, c'est une bonne idée vraiment. le Rwandais doit partir au Rwanda. Paul attend son garde de corps. je suis à Uvira pour le moment. le commandement de la FARDC est sous contrôle des officiers Rwandais qui sont présentement sur les territoires congolais. les congolais qui continuent à soutenir JKK, pleureront un jour. vraiment JKK n'a aucune volonté d'organiser les élections.

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Prof. Dr.Robert KIKIDI - 11.10.2017 14:54

C'est là le reflet sans doute de notre société actuelle où les Leaders tant politiques que sociaux voir religieux et magistrats y compris la population se plaisent dans les péchés, dans leurs statu-quo, déviance et iniquités sociales. Malgré les négociations en négociations, transitions en transition s , réforme en réformes avec la mise en place des structures éphémères , animateurs et élus à mandat expiré et sans légitimité populaire, le pays accuse la descente aux enfers sur tous les plans. Les conséquences de ce désastre, sont particulièrement le gap politique, la grogne sociale, marasme économique, des troubles sociaux divers; bref le chaos total ...

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Mukumbane - 11.10.2017 14:27

Des caisses de résonance de l'occident ou des ONGs ??? non soyons sérieux, il s'agit des relais d'occidentaux installés en RDC et non ONGs. Là où les koulounas font la loi à Kinshasa en tuant, violant, arrachant....., aucune de ces caisses n'ouvre la bouche pour dénoncer le droit de l'homme, mais quand il s'agit de la politique, les voila en première ligne juste pour défendre leurs financements auprès de l'occident par de déclarations hystériques du genre: sanctions ciblées......

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Patriote - 11.10.2017 14:03

Pour quoi notre président de la République Jadis appelé BEBE RICO est-il devenu si arrogant et suffisant? Uacun souci du bien etre de sa population, ne pense qu'à son avenir propre et celle de sa famille biologique, Tous ça c'est parce que c'est nous même Congolais l'avons rendu si fière et arrogant. Mais Dieu existe et tot ou tard il nous sortirarnt de ce carcant

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Jckmzlo - 11.10.2017 13:24

Toi qui qualifie JKK de RWANDAIS, c'est bien mais sache une chose qu'un jour aussi toi une fois placé aux hautes fonctions tu seras également considérer d'étranger. Et aussi, si JKK est étranger à la tête de la RDC vos maîtres à penser eux disent le contraire qui dit mieux? Or vos leaders de l'opposition plurielle se promènent ci et là dans le but de renverser les institutions par un soulèvement populaire, pourquoi ne reçoivent-ils pas de l'aide immédiatement et officiellement de l'extérieur pour bouter une fois pour toute le fils de la promesse, le président prophétique hors la RDC? DISTRACTION! JKK est et reste CONGOLAIS de père et de mère. Les élections en 2021.

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sentinelle - 11.10.2017 12:16

La honte ne meurt jamais lorsqu'il t'affecte

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VERITE' - 11.10.2017 12:03

Rwandais moko boye. Ce type doit payer trop cher.

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Eric Sylvain - 11.10.2017 11:26

Chers amis, vous confondez le Liberia avec la RDC? Le Liberia est géré par une fille du pays et la RDC? Kabila c'est un étranger non? Si ces frères seraient en RDC accepterait-il de continuer de continuer les congolais? Arrêtons de comparer la RDC avec d'autres pays. Les malheurs de la RDC sont liés au fait que les Nations Unies ont accepté un étranger sans maturité, sans morale, sans éducation, sans sens de diriger une nation. Il est en RDC justement pour faire piller la RDC. Les congolais devront nous lever comme un homme. Que ceux qui mourront meurent mais le reste sera en paix. Kabira Kabira soit maudit par Dieu et toute la famille. Que tous qui te soutiennent dans ton...

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elie.kasongo - 11.10.2017 10:57

ces ONG n'ont pas autres choses a faire? Les élections auront lieu bel et bien. Si longue soit la nuit, le jour fini par apparaitre! Messieurs les ONG, chercher le développement de vos familles et aller construire dans vos villages natals. Vous vous coalisez avec HRW pour mettre notre cher beau pays a nu.

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Anonyme - 11.10.2017 10:25

Ils payeront tôt ou tard. Liberia organise les élections suivant leur constitution et Mme la présidente a respecté ses 2 mandats sans couler le sang de ses compatriotes. Pourquoi chercher que les gens meurent avant de quitter le pouvoir? Toutes les stratégies sont épuisées, la corruption de la cour suprême , lobbing à l'extérieur du pays et autres. c'est triste pour les imposteurs intellectuels qui soutiennent le pouvoir de Kabila. Le 31 décembre, vraiment c'est la fin et la vraie indépendance du peuple de sa souffrance de plus d'une décennie.

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florent - 11.10.2017 10:06

voici la liste des proches de kabila président illégitime à sanctionner: kabila kabange joseph, janet kabila, zoe kabila, aubin minaku, shadary, kengo wa dondo, claude mashala, she okutindu, bruno tshibala, olenga cuca, lambert mende, kalev, kanyama, kasongo, neemi, matata ponyo,

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Songinzila - 11.10.2017 10:02

Des ONG pourries et corrompues​. Allez au diable.

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