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Bassin du Congo : WWF se bat pour que le parc national de la Salonga reste le plus grand bloc forestier intact en Afrique

Bassin du Congo : WWF se bat pour que le parc national de la Salonga reste le plus grand bloc forestier intact en Afrique 2017-09-12
Economie
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Le parc national de Salonga, situé dans le Bassin du Congo, surnommé le coeur vert de l’Afrique, s'étend sur une superficie de 33 350 km2, ce qui en fait le plus grand parc national forestier du continent et le deuxième plus grand parc forestier tropical du monde. Il a été créé en 1970 et classé au patrimoine mondial en 1984.

Le parc est le plus grand bloc de forêt de plaine intact dans le bassin du Congo, accessible uniquement par eau ou air. Il fait partie des 12 paysages prioritaires du Partenariat des forêts du bassin du Congo (CBFP). Et Près de 95% du paysage du parc est couvert par la forêt.

Par sa taille, Salonga est plus grand que la Belgique et quatre fois plus grand que le parc Yellowstone aux Etats-Unis. Il a été nommé d'après la rivière Salonga, dont le nom, à son tour, provient de la mauvaise prononciation d'un oiseau localement connu sous le nom de « Nsao'loonga ».

Sa biodiversité

Salonga abrite une biodiversité très riche et variée comprenant 51 espèces de mammifères, 129 espèces de poissons et 223 espèces d’oiseaux.  A titre illustratif, cette biodiversité comprend les éléphants de forêts, les bonobos, plusieurs espèces d’antilopes tels que le bongo et le céphalophe ; les pangolins géants, plusieurs espèces tels que le paon congolais, le grand calao, le grand turaco, le léopard, l’hippopotame et bien d’autres espèces. Plusieurs cours d’eau navigables offrent un accès au fond du parc. Malgré l'énorme taille et  l'inaccessibilité apparente du parc, et du fait qu'il a été largement épargné par les guerres civiles et les problèmes de sécurité, sa faune a été fortement touchée au cours des deux dernières décennies par le braconnage. En effet, le braconnage des éléphants s'est transformé, au cours des dernières années, en une entreprise très lucrative, provoquée par la flambée des prix de l'ivoire sur les marchés internationaux. Depuis 1999, Salonga figure sur la liste de sites du patrimoine mondial en péril.

Les populations autour du parc

Le parc national de Salonga se compose de deux blocs (nord et sud) séparés par un corridor de 45 kms, corridor de Monkoto. C'est là qu'un plus grand nombre de personnes qui résidaient dans le périmètre immédiat du parc avant sa création en 1970, ont ensuite été réinstallés.

La densité des populations humaines à la périphérie du parc est relativement faible : il est estimé à plus ou moins 3 habitants par km². Le Mongo, un des plus grands groupes ethniques du pays, y est représenté par les sous-groupes Nkundo, Ndengese, Yaelima et Isolu. D'autres groupes incluent les pygmées Mbole et Twa.

Malgré la faible densité de population humaine, plus de 600 villages sont situés à moins de 50 km des limites du parc, avec des concentrations principales dans les centres urbains d'Oshwe, Dekese, Boende, Inongo, Bokungu et Monkoto.

Le WWF à Salonga

Le Fond Mondial pour la Nature (WWF) travaille à Salonga depuis 2005, en soutenant l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) dans la gestion du parc et dans l'engagement avec les communautés locales pour identifier et développer d'autres moyens de subsistance.

Depuis 2004, le WWF a géré l'initiative du programme Paysage de Salonga financé par l'USAID en premier lieu par le biais du CARPE (Programme régional de l'Afrique centrale pour l'environnement) et depuis 2013 par le biais de la CAFEC (Conservation des écosystèmes forestiers en Afrique centrale). Ces programmes regroupent l’ICCN et plusieurs ONGs de conservation ainsi que partenaires financiers dans le but de préserver l'intégrité écologique de l'écosystème forestier humide. Étant donné que le paysage de Salonga constitue à la fois un refuge écologique vital pour la biodiversité du parc et un puits de carbone important reconnu par la Stratégie nationale REDD + ( Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des Forêts), les activités du consortium se concentrent surtout sur les objectifs évolutifs du changement climatique et les objectifs de la biodiversité, réalisables grâce à une gestion réussie du parc à long terme et à l’aménagement des espaces.

En août 2015, le WWF et ICCN ont signé un accord de cogestion de trois ans pour le parc National de la Salonga et ses environs. L'adoption d'une structure de cogestion à long terme était impérative pour obtenir des résultats évolutifs, car les investissements précédents et les structures de gestion existantes se sont avérés insuffisants pour un impact réel sur les tendances continues de la dégradation écologique. Le financement du CAFEC continuera ainsi à soutenir le développement communautaire et la gestion basique du parc, tandis que l'augmentation du financement de l'UE (Union Européenne) et de KFW (Coopération Allemande) au cours des prochaines années contribuera au recrutement du personnel-clé, à l'amélioration de l'infrastructure et de la logistique pour assurer la protection du parc tout en assurant des moyens de subsistance des personnes dans et autour du parc.

La vision de WWF est de voir le parc national de la Salonga être retiré de la liste de sites du patrimoine mondial en danger ;  que Salonga reste pour toujours le plus grand bloc forestier intact en Afrique, avec une faune toujours en plein essor ; assurer l'engagement avec les communautés locales et le Gouvernement tout en maintenant une faible pression humaine sur le parc ; assurer un système innovant de gouvernance et de gestion des aires protégées ; avoir des mécanismes de financement innovants. 

Le parc national de la Salonga est un fleuron de la conservation en République démocratique du Congo et dans le Bassin du Congo. Il est l’une des dernières étendues encore intactes en Afrique et sa conservation est un « héritage vert » pour les générations futures de notre continent et du monde, a dit Dandy Yela, Communication Manager à WWF-RDC. 


Agence Ecofin
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1 commentaire(s)
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Albert Ilunga - 12.09.2017 17:54

Et qu'est-ce-que les populations riveraines gagnent en contre-partie car elles vivent de cette forêt?

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