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Le costume demi-mesure séduit toutes les générations

Le costume demi-mesure séduit toutes les générations 2017-09-11
Style et Beauté
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Que ce soit en boutique ou par Internet, la vogue du costume demi-mesure emballe désormais un public de plus en plus large.

"J'en ai eu marre d'avoir des costumes qui ne m'allaient pas", explique Clément. Ce trentenaire, avocat d'affaires parisien, se souvient très bien de son épiphanie stylistique, survenue il y a huit ans, au moment de son premier stage. "Je sortais de la fac, j'étais habillé avec les costumes que je pouvais me payer, donc du prêt-à-porter bas de gamme à peine retouché. J'ai vu tout de suite la différence avec les avocats confirmés que je côtoyais, et je me suis intéressé au sur-mesure." Les hommes se préoccupent de plus en plus de la coupe de leur costume et abandonnent le prêt-à-porter pour se tourner vers des offres davantage personnalisées.

Internet a également participé au réveil d'une certaine appétence pour le costume, avec des sites, des blogs et des forums de discussion qui ont démocratisé les connaissances sur ce vêtement. Le marché intéresse de nouveaux acteurs et l'offre est aujourd'hui extrêmement riche. Un flou artistique nimbe néanmoins cette effervescence : les frontières entre le prêt-à-porter, la demi-mesure et la grande mesure ne sont plus aussi clairement définies qu'avant, du moins dans la communication qui est faite autour du costume.

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De 300 à 4500 euros
Le Bespoke (sur-mesure) londonien, dont l'épicentre est l'artère légendaire de Savile Row, pose dans sa charte les prérequis de ce club très fermé : entre autres, fabriquer les costumes dans un rayon de moins de 100 mètres de Savile Row, consacrer au moins cinquante heures de travail manuel à un costume ou encore soumettre au client un éventail d'au moins 2000 tissus.

A l'autre extrémité du champ des possibles, un costume produit en série avec des tailles en prêt-à-porter, que l'on peut faire cintrer ou raccourcir par un retoucheur. Entre ces deux mondes, la demi-mesure, qui mêle des caractéristiques de chacun de ces deux principes, avec plus ou moins de mesures prises en compte, plus ou moins de choix de personnalisation, parfois un essayage, et éventuellement quelques détails faits main, pour un prix qui navigue entre 300 et 4500 euros.

Une démocratisation avec internet

Avec l'essor d'Internet, certaines maisons ont misé sur le numérique pour séduire un public plus large. Akim Mousterou, consultant dans le luxe et spécialiste de la mode masculine, parle d'une "uberisation du costume" qui a déstabilisé le marché : "Le client avait l'illusion du sur-mesure, il choisissait le tissu sans le toucher, prenait lui-même ses mensurations qui se calquaient sur des patronages de prêt-à-porter dans une usine en Chine; aucun essayage n'était prévu une fois le costume terminé.

Une offre à des années-lumière du "véritable" sur-mesure. "Depuis, les choses ont un peu évolué. Lanieri est un exemple de jeune maison qui a misé sur le numérique. A la différence près que la start-up italienne, née il y a deux ans, propose un choix d'étoffes intéressant que l'on peut se faire envoyer, 14 étapes de personnalisation et un essayage. Largeur de la jambe, couleur de la doublure, nombre de fentes arrière, type de poches: à chaque fois, les différents choix sont assortis d'explications pour guider le novice et d'informations techniques pour l'initié. Le costume est vendu le plus souvent moins de 1000 euros.

Une demi-mesure bien réalisée, de la même manière qu'un prêt-à-porter de bonne facture, correctement ajusté, correspond à des budgets plus modestes et peut suffire pour des morphologies classiques. "Internet permet de fournir une qualité de tissu et une fabrication italienne à des clients internationaux qui ne peuvent pas forcément venir se faire prendre les mesures à Milan, Rome ou Paris", explique Simone Maggi, cofondateur de Lanieri. Pour autant, l'écart avec les maisons de grande mesure comme Arnys, Camps de Luca ou Smalto reste important, en termes de façon comme d'addition.

Depuis l'affaire des chaussures d'Aquilino Morelle et celle des costumes de François Fillon, les hommes politiques français ont déserté ces maisons où ils avaient leurs petites habitudes, pour se rabattre sur des tailleurs au positionnement plus modestes. Bernard Cazeneuve et Emmanuel Macron partagent ainsi, depuis quelques mois, une discrète adresse du Sentier, Jonas & Cie. Ils y croisent des étudiants venus essayer un premier costume ou des hommes à la recherche d'un smoking pour un mariage. Maison Pen, Anthony Garçon, Howard's, Suit Supply, Confident : les maisons de prêt-à-porter ajusté ou de demi-mesure ne désemplissent pas, boostées par une demande qui explose.


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