mediacongo.net - Actualités - La situation des éléphants jugée préoccupante en RDC 
Retour Science & env.

La situation des éléphants jugée préoccupante en RDC

La situation des éléphants jugée préoccupante en RDC 2017-08-14
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2017-actu/06-juin/05-11/elephant_vue_17_002.jpg -

La situation des éléphants est très préoccupante  à travers le monde en général et en République démocratique du Congo, en particulier, a déclaré, le chef des programmes en charge de la faune au Fonds mondial pour la nature (WWF), Alfred Yoko, au cours d’un entretien vendredi avec un journaliste de l’ACP au siège de cet organisme de conservation à Kinshasa.

Yoko qui a été approché à l’occasion de la journée mondiale des éléphants, espèce animale emblématique et menacée, célébrée le 12 août de chaque année, a indiqué que vers la fin du XIXe et début du XXe siècle, le nombre d’éléphants en RDC avoisinait un million, avant de passer à plus ou moins 100 mille vers les années 80. Actuellement, la population totale de ces pachydermes oscille entre  6 et 10 mille, soit environ 94% des pertes, tendant vers l’extinction de l’espèce.

Selon M. Yoko, il est temps que des dispositions qui s’imposent soient prises à tous les niveaux pour sauver ces mammifères dont les populations se réduisent drastiquement à cause du braconnage, dans les aires protégées du pays.

La célébration de la Journée mondiale des éléphants le 12 août, a-t-il dit, doit pousser à réfléchir sur les mesures à mettre en place de toute urgence, en vue de protéger ces espèces dans les parcs, de lutter contre le commerce illégal de leurs pointes et des produits dérivés de l’ivoire en dehors des frontières de la RDC et de leur assurer un habitat viable et stable dans les aires protégées, en vue d’éviter la fragmentation de leur habitat et de promouvoir une meilleure gestion de leurs espaces.

M. Yoko a recommandé aux pouvoirs publics de renforcer des activités relatives à la lutte contre le braconnage, de doter les éco gardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) des équipements et matériels appropriés pour mieux défendre cette ressource et stopper le trafic qui met en péril les populations entières d’éléphants. Cette lutte, a-t-il souligné, n’est possible qu’avec la collaboration des communautés locales et différents services de l’Etat pour faire appliquer la législation en matière relative à la protection de la faune et de la conservation de la nature.

Il a aussi encouragé les gouverneurs des provinces Oriental, de la Tshuapa, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Maï-Ndombe d’avoir signé des arrêtés portant interdiction des activités criminelles liées au massacre de ces pachydermes, tout en saluant les autorités de l’ancienne province de l’Equateur pour avoir pris une circulaire interdisant aussi la vente des produits de l’éléphant.

Le WWF appuie des mesures répressives strictes marquant un combat pour changer les habitudes ancrées dans la mentalité des consommateurs d’ivoire de l’éléphant, a laissé entendre ce manager. Il a demandé au Gouvernement de maintenir la pression pour venir à bout du trafic d’ivoire.

Outre les actions de terrain pour endiguer le braconnage,  M. Yoko a suggéré que la fermeture du marché d’ivoire soit effective et que soient étendues à travers tout le pays, les opérations du genre « coup de point », comme celle qui a été réalisée en mars et avril 2017 à Kinshasa, par le Procureur général de Matete appuyé par la police nationale dans le cadre cette lutte.


ACP/MCN
408 suivent la conversation
0 commentaire(s)
Chers internautes, les commentaires sont déposés librement par les utilisateurs et n’engagent nullement mediacongo.net. Néanmoins, afin de conserver un espace constructif et de qualité, mediacongo.net se réserve le droit de supprimer tout commentaire injurieux, immoral ou contraire à ses valeurs.
right
ARTICLE SUIVANT : C’est prouvé : vous ne pouvez pas avoir plus de 150 « vrais » amis sur Facebook
left
ARTICLE Précédent : Une Firme suisse compte s’impliquer dans la construction des parcs publics en RDC