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Après les journées "villes mortes" : la bataille des chiffres !

Après les journées "villes mortes" : la bataille des chiffres ! 2017-08-10
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2017-actu/06-juin/05-11/kinshasa_av_Isiro.jpg Kinshasa-

La terre a failli trembler sous les pieds, ces deux derniers jours. Aujourd’hui, le calme revient. Les activités reprennent leur ambiance habituelle à Kinshasa et en provinces. L’heure est à l’évaluation et aux décomptes.

Au fait, il y a eu, certes, villes mortes, mais, après… Quel message le pouvoir en a tiré ? Quel est le bilan établi par le Rassemblement ? Va-t-on continuer sur la même lancée jusqu’aux actions musclées de rue, telles que prévues, dès le 1er octobre 2017 ? Pourquoi ne pas revenir à table de nouveaux pourparlers ? Au lieu de se limiter à la bataille des chiffres axée  sur le nombre de  morts, hospitalisés ou blessés, ne serait-il pas mieux que les acteurs majeurs étudient les voies et moyens susceptibles de débloquer le processus électoral ?

Visions aux antipodes

A quelque cinq mois de la fin de cette année 2017, le pouvoir et l’Opposition constellée autour du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement, se tiraillent. Là où l’un veut évaluer le processus électoral, en mettant à la table de discussions tripartites, le Gouvernement, la Ceni et le CNSA, pour se donner un temps nécessaire à la tenue de bonnes élections, l’autre refuse, cependant, de cautionner un nouveau glissement dans le glissement.  

Deux logiques, deux visions aux antipodes. C’est la continuité, en rempilant. Ou, alors, c’est la rupture. Ce sont les élections avant le 31 décembre 2017 ou rien, selon le Rassemblement. Mais, entre les deux, comment trouver un minimum d’espace, pour négocier un nouveau deal devant permettre de conjurer la vraie crise en perspective qui, elle, est liée notamment, à la non-tenue des élections avant la fin de la rallonge de 12 mois prévus par l’Accord du 31 décembre 2016, à la non-institution d’une transition consensuelle ainsi qu’aux ratés de la décrispation politique ? 

Si, quelles que soient les raisons, l’objectif visé est d’aller aux élections, pourquoi ne pas se remettre en question, pour revoir les dispositions et se donner mutuellement des garanties, pour qu’en fin de compte, peu importe tout ce qui est arrivé, que le pays soit de nouveau engagé sur les rails d’un processus électoral réaliste, responsable et apaisé ? Autant sont des questions auxquelles, le pouvoir et l’Opposition se doivent de réfléchir mûrement, pour sauver le peu d’acquis de ces quinze, voire vingt dernières années, s’il faut remonter jusqu’à l’avènement de l’AFDL, à la fin du règne despotique et totalitariste de l’homme à la toque du Léopard, le Feu Maréchal Mobutu Sese Seko, en mai 1997.


Réussite ou échec ?

Deux journées "Villes mortes", deux journées de réflexion pour l’avenir du pays. Nombreux sont ceux qui sont restés à la maison en raison de plusieurs motivations. Pour le Rassemblement, le satisfecit est tiré de la paralysie quasi-totale des activités aussi bien à Kinshasa qu’en provinces. Pour la Majorité, c’est l’échec.

Les deux forces s’entraccusent, se repoussent et s’enchevêtrent dans leurs logiques respectives. Tout comme, dans une certaine mesure, elles se télescopent tout en cherchant, en même temps, à se neutraliser. Entretemps, les jours passent. La situation se désagrège. La misère va crescendo alors que les grèves se signalent dans divers secteurs de la vie nationale. Si, pour les médecins et infirmiers, le mouvement a été enclenché, il y a quelques jours, pour les fonctionnaires, la menace a été décalée et ramenée à fin août 2017. Et, parallèlement, chez les magistrats, les Professeurs d’Université ainsi que le personnel scientifique, la grogne monte chaque jour davantage.  

Aux pires des cas, si toutes ces catégories sociales en arrivaient à grever en même temps et au même moment, que se passerait-il ? Ici, le Gouvernement Bruno Tshibala et, à travers lui, l’ensemble de l’appareil étatique, tel que dirigé, depuis plus d’une décennie, sous l’ère des Kabila, a  là, du pain sur la planche.  

A tout prendre, agir contre les grèves, c’est savoir prendre le taureau par les cornes. Pour tout gouvernement sérieux, la meilleure arme, c’est l’anticipation. Mieux vaut prévenir que guérir, dit-on. Au plan politique, pour désamorcer la crise à la fin du mois de décembre 2017, en quoi pécherait-on, si le régime tentait une nouvelle pêche miraculeuse, en arrachant, une fois de plus, un autre rendez-vous historique avec la classe politique ?

LPM
La Prosperité
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12 commentaire(s)
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patriote - 10.08.2017 14:20

Franchement, nous sommes fatigués de tous ces théâtres... Les peuple congolais n'a plus besoin d'autres dialogues. Nous voulons le départ de JKK, il a fait travail, donnons la chance aux autres. Pas question de dialogue s'il vous plaît !

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Mongbanzulu - 10.08.2017 13:43

Bonjour MUK. J'aime quand tu dis avec douceur :. Cependant n'oublie pas que une paix sans pain est pire que guerre; Aussi qui veut la paix, prepare la guerre. Ecoute, on fait la paix avec qui veut la paix. Mais la MP n'aime pas la paix. Voudrais-tu la laisser glisser encore?Le souci de JKK c'est changer la constitution et obtenir un autre mandat. Et ca, nous ne l'accepterons jamais. Si il veut la paix qu'il mette quelqu'un et le soutenir? Car en faisant ainsi, le peuple tranchera aux urnes.

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Debout Congolais - 10.08.2017 13:39

Pourquoi encore une nième table de discussion, lorsqu'il est manifestement constaté que le pouvoir de JK n'a aucun vouloir d'organiser les élections dans ce pays. L'accord de la saint sylvestre a déjà tout traité mais malheureusement JK et sa bande ont visiblement décidé de le fouler tout simplement au pied. Kabila n'a respecté aucun article de cet accord salutaire en créant un faux rassemblement composé de tshibala, olenga,lumbala et les autres, pour tromper la vigilance du peuple qu'il applique l'accord. La démocratie c'est le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple. Peuple congolais levons nous et recuperons notre pouvoir qu'a Joseph Kabila car ses 2...

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Anonyme - 10.08.2017 13:25

meme si il y aurait un autre dialogue, il n'y aurait même pas des compromis, parce que l'accord de saint sylvestre était sur le point de reusir mais la MP a intercalé, le deux points emblématiques que la MP refusait c'est ce qu'ils ont fait avec rassemblement aile kasa vubu, comment ? il fallait seulement considérer comme les évêques aile limete et nommé premier ministre et président du CNSA là bas. pr.Kabila et MP savaient que s'ils considérait aile limete qui est la vraie opposition l'accord seraient respecté il auraient élections le 31 décembre 2017 que la MP ne veut pas et Moïse katumbi rentrerait au pays. président a choisi aile olenga ngoyi puisqu'ils seront sous son...

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Anonyme - 10.08.2017 13:21

ne vous demander pas pourquoi les dirigeants africains ne veulent pas amener leurs populations au developpement?la reponse car la plus part d'entre eux sont des sorciers et realisent les instructions donnees par leur pere satan

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Anonyme - 10.08.2017 13:17

Non a la table car kabila n'a jamais respecte la decision concensuelle et comme preuve la constitution bafouee,l'accord de la CENCO bafoue,seules les actions de repression reste la solution

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RAFAL - 10.08.2017 12:48

pourquoi les dirigeants Africains ne veulent pas amener leurs peuples au développement?D’où la réponse est simple nous devons nous unir tous comme un seul homme pour lutter contre l'impérialisme de nos dirigeants.

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Muk - 10.08.2017 11:38

Nous voulons la Paix, rien que la Paix dans notre pays... Et Nous disons NON au GLISSEMENT au carré!!!

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Egyptien Joseph - 10.08.2017 11:28

Depuis son indépendance, le 30 juin 1960, la République Démocratique du Congo est confrontée à des crises politiques récurrentes dont l’une des causes fondamentales est la contestation de la légitimité des Institutions et de leurs animateurs. Cette contestation a pris un relief particulier avec les guerres qui ont déchiré le pays de 1996 à 2003. En vue de mettre fin à cette crise chronique de légitimité et de donner au pays toutes les chances de se reconstruire, le peuple congolais puisse choisir souverainement ses dirigeants, au terme des élections libres, pluralistes, démocratiques, transparentes et crédibles. en 2017.

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Egyptien Joseph - 10.08.2017 11:25

Nous constatons la mauvaise foi du pouvoir qui cherche à tout pris s'éternisé au pouvoir hors à l'allure ou vont le chose, nous risquerons de revivre les événements de 1991, 1992 jusqu'en 1997... les plus mauvaise souvenir des ces années et entre autre le pillage. Nous sommes conscient de quelques acquis et les avancés des effort du pouvoir. Mais le pouvoir doit quand même a la loi du pays qui dit "organisation des élections dans le delais"

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Jamel - 10.08.2017 11:05

Ni réussite ni échec car ce n'était pas un match. Vous réduisons le peuple congolais comme de pion de jeux de dames ??? Il faut lire le message qui est passé le mardi (ville morte respectée totalement) et le mercredi 09 (ville morte mitigée). Le peuple vous met en garde.

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Past DSK - 10.08.2017 10:47

Enclancher un Nième dialogue signifie changer un Nième Gouvernement qui nous repoussera davantage au début du lancement du scrutin. On demande une chose et son contraire finalement. Allons-y et on verra qui sera vainqueur. Tshisekedi Junior pense que s'il n'est pas au gouvernement les autres ne peuvent pas mieux faire. Il n'y a que sa Grosse tête qui connait TOUT. On verra bien!!!

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