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La MIDEMA doit plus de 2,5 millions au trésor public pour non versement de dividende depuis 3 ans !

La MIDEMA doit plus de 2,5 millions au trésor public pour non versement de dividende depuis 3 ans ! 2017-08-08
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Immeuble de la MIDEMA à Kinshasa. (© DR)

Le ministère de l’Agriculture sollicite du gouvernement la levée de toute équivoque sur le montant des droits et redevances que doit payer la Midema, Minoterie de Matadi, depuis 2014.

La Midema est une société d’économie mixte dont le capital social se répartit à raison de 51,43% pour le groupe américain Seaboard Corporation représenté par sa filiale Seaboard Overseas Limited, et 40% pour la RD Congo. Les 8, 57 % restant sont partagés entre privés.

En tant qu’entreprise du Portefeuille, la Minoterie de Matadi doit verser au Trésor public ses dividendes via la DGRAD, direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et des participations. Hélas, à l’image de la plupart des sociétés d’économie mixte, la Midema n’honore pas ses obligations à terme échu. Ces trois dernières années, elle n’a rien versé à l’Etat en termes de dividendes. Aussi, le ministère de l’Agriculture réclame-t-il au bas mot 2,3 milliards de FC, soit environ 2.5 millions de dollars, à la Minoterie à titre de droits et redevances depuis 2014.

Ce que ne reconnait pas l’entreprise. Et dans cette posture contestataire, la Midema serait soutenue, a-t-on appris, par des représentants de l’Etat rd congolais, et même par certains membres du gouvernement. Pourtant, l’ardoise de la Midema pourrait davantage s’alourdir avec la révision programmée courant 2017 des arrêtés N°188/CAB/MIN/AGRI/2013 et N°1016/CAB/MIN/FINANCES/2013 du 03 septembre 2013 portant fixation des taux, des droits, taxes et redevances à percevoir à l’initiative du Ministère de l’Agriculture, en conformité avec le tarif douanier.

Selon Le Maximum, la Midema accuse l’Etat rd congolais de passivité face à la concurrence déloyale des produits provenant de Lufu. En 2015, la minoterie aurait même résolu de mettre en congé une partie de ses 300 agents. Mais la décision n’a pas été appliquée en raison des assurances de l’alors ministre de l’Economie, Modeste Bahati Lukwebo, à une délégation de la Minoterie conduite par son directeur général, M. Ralph Moss.

Selon la Midema, le gouvernement s’était engagé à la protéger face à l’essaim de petites et moyennes minoteries à Kinshasa et au Kongo Central à travers le Cadre Permanent de concertation économique (CPCE), structure créée par le Chef de l’Etat pour examiner les problèmes posés par les opérateurs économiques en vue d’y trouver des solutions durables.

La Minoterie de Matadi organise, en effet, deux principales activités. Elle transforme du blé en farine (froment, semoule, etc.,). Elle a monté, pour ce faire, une usine de 27.000 m2 ramifiée à deux lignes de 20 moulins chacune et d’une vingtaine de silo dont le célèbre silo jumbo d’une capacité de 15.000 tonnes. La capacité totale de stockage de l’usine est de 31.000 tonnes. La minoterie produit 15.000 sacs de farine/jour. La société était était la principale filiale de la Continental Milling Corporation de New York jusqu’en décembre 1992.

Selon ce député de la majorité, les relations sont devenues on ne peut plus sulfureuses au fil des années entre la Midema et l’Etat copropriétaire, à tel point que l’Américain Seaboard qui est actionnaire majoritaire (51,43%) a monté une grande minoterie, à l’autre rive du Pool Malebo au Congo d’en-face, à Pointe-Noire. Les autorités de Brazzaville ont, en effet, accordé un régime de faveur à Seabord. Cette société pratique, en fait, une politique de découragement et de limitation de l’importation de farine.

Pold Levi
Le Maximum
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