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Banque: la BNP Paribas se retire de la République Démocratique du Congo !

Banque: la BNP Paribas se retire de la République Démocratique du Congo ! 2017-06-27
Diaspora
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La banque française argue de l'opacité des transactions des matières premières pour se retirer de RDC. Ce qui provoque un vif émoi en Belgique.

Humiliation, désertion, trahison. Pas de mots trop forts chez les cousins belges pour exprimer la sombre colère devant la décision du groupe bancaire français BNP Paribas de se retirer de la République Démocratique du Congo. Pour justifier ce départ, qui met dans l’embarras les milieux d’affaires belges présents dans l’ancienne colonie, la première banque française invoque des problèmes de bonne gouvernance.

Cet acte fort est aisément compréhensible. Après l’imposition, en 2014, de la lourde amende américaine dans l’affaire de la violation des sanctions américaines contre l’Iran, Cuba et le Soudan, l’établissement de la rue d’Antin se veut irréprochable en matière de respect de la réglementation financière. Or, la situation chaotique prévalant en RDC, l’imbroglio politique ainsi que la corruption ambiante s’avèrent de véritables bombes à retardement.

De nombreux clients belges installés dans le pays sont impliqués dans les matières premières, un secteur qui ne respire pas la transparence. Or, après sa déconvenue judiciaire aux États-Unis, BNP Paribas se retire progressivement de ce business opaque dans le cadre de son recentrage sur la banque de détail et le financement des entreprises.

Autre argument en faveur du retrait, BNP Paribas a hérité des clients en question lors du rachat, en 2009, des activités bancaires belges et luxembourgeoises de l’enseigne Fortis en faillite. Ladite Fortis avait acquis ce portefeuille lors de la reprise, quatre ans plus tôt, de la Belgolaise.

La fermeture brutale de comptes appartenant à des sociétés belges, dont certaines opèrent dans l’ex-Zaïre depuis plus d’un siècle, a provoqué la colère des milieux d’affaires belges qui accusent leur banquier de double langage.

Pourquoi se retirer de la RDC alors que la banque continue d’exercer son activité dans les ex-colonies ou protectorats français en Afrique subsaharienne ? s’interroge-t-on à Bruxelles.

Ulcérés, les Belges montrent du doigt le maintien de BNP Paribas au Tchad, en Centrafrique, au Congo-Brazzaville et au Gabon, nations qui connaissent les mêmes problèmes que la RDC. Deux poids, deux mesures, au nom de la protection de la sacro-sainte « Françafrique », laisse entendre le quotidien Le Soir.

Aux yeux des clients de la RDC « blacklistés », BNP Paribas contrevient à l’esprit de ses engagements envers le gouvernement belge lors du rachat de Fortis, une opération qui s’est avérée très rentable vu le prix dérisoire payé par le groupe français.

Néanmoins, on peut tout aussi comprendre les appréhensions de la banque de poursuivre des activités en zone nébuleuses après s’être vue infligé, au début du mois, d’une sanction, assortie d’un blâme, de 10 millions d’euros pour des manquements dans sa lutte contre le blanchiment des capitaux par l’autorité de contrôle des secteurs de la banque et de l’assurance française.

Ce contrôle a mis au jour « la faiblesse persistante des moyens humains consacrés au traitement (...) des déclarations de soupçons », et « la faible efficacité (...) des outils de détection des opérations atypiques ».

La commission avait aussi constaté que BNP Paribas avait tardé à mettre à jour les procédures correspondant à sa nouvelle organisation décidée en 2013 en la matière.

« Des carences dans le traitement de plusieurs dossiers individuels viennent corroborer ces constats, en particulier des retards ou des défauts de déclarations de soupçon », selon le communiqué de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

En lâchant l’ancien Congo Kinshasa, BNP Paribas laisse la place libre à des banques de second ordre, mal régulées dans leur pays d’origine. Enfin, BNP Paribas abandonne un marché potentiellement lucratif de 80 millions de personnes en voie de bancarisation.

Comme dans le reste de l’Afrique noire éprise de changement, les applications mobiles permettent d’effectuer des transactions bancaires dans les coins les plus reculés du pays. Quoi qu’en disent ses détracteurs, la finance peut aussi être un facteur de progrès.


Le Point / Sud Info / MCN, via mediacongo.net
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8 commentaire(s)
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Makila ya peuple - 29.06.2017 11:09

Il ya certaines histoires qui ne servent à rien au risque de faire croire au congolais que cette institution est d'une importance capitale !!!! Combien de banques qu'on a vu naitre et qui ont disparu comme du sel dans l'eau? Ces institutions arrivent pour piller les sous-sol congolais et quand elles se voient contraintes par les grandes institutions elles jettent les responsabilités au Congo. Bien sûr c'est la faute à nos dirigeants qui ne veulent pas donner au congolais sa valeur d’homme mais le Congo n'est pas une poubelle de n'importe quelle institution.

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Amani Buhake Amos - 28.06.2017 20:04

" Nous adressons un appel à tous les hommes et à toutes les Femmes de bonne volonté , aux puissants et aux humbles, Chacun d'eux avec ses responsabilités,pour que soientrendus a la vie des dizaines de millions d'etres humais que la faimet le sous développement font agoniser, Victimes qu'ils sont du désordre politiqueetéconomique international qui Regne. Un holocauste sans précédent dont l'horreur mbrase en une seule année tout l'horreur des massacres que nos generations ont connus ,est au jour d'hui en cours.Tous ceux qui constatent ,annonce et combattent cet holocauste sont un animes à definir comme étant avant tout politique lacause de cette tragédie. Il faut que les...

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Amani Buhake Amos - 28.06.2017 19:53

" Nous adressons un appel à tous les hommes et à toutes les Femmes de bonne volonté , aux puissants et aux humbles, Chacun d'eux avec ses responsabilités,pour que soientrendus a la vie des dizaines de millions d'etres humais que la faimet le sous développement font agoniser, Victimes qu'ils sont du désordre politiqueetéconomique international qui Regne. Un holocauste sans précédent dont l'horreur mbrase en une seule année tout l'horreur des massacres que nos generations ont connus ,est au jour d'hui en cours.Tous ceux qui constatent ,annonce et combattent cet holocauste sont un animes à definir comme étant avant tout politique lacause de cette tragédie. Il faut que les...

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Salima - 28.06.2017 12:04

Une banque de ce genre qui se retire d'un marché lucratif est comme un arbre qui cache toute une forêt des problèmes à suivre. Cette banque avait été lourdement sanctionnée pour participation aux mesures mises en place dans les sanctions internationales en Iran; et, elle a pris le devant pour se désister vite la RDC car elle est empêtrée là dans de la mafia des miniers avant que les USA la frappe encore plus lourdement pour acte de redicive. Ce que la main américaine surveille le secteur banquier qui gère sa monnaie nationale utilisée dans les opérations financières en RDC.

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fausseliberation - 28.06.2017 11:15

Jckmzlo - 28.06.2017 11:07 Eh toi aussi tu connais que Dieu existe ? Est ce que tu peux voir la souffrance du peuple congolais face aux potentielles richesses de la RDC et tu me diras que le gouvernement n'a rien avoir avec ça ? Congolais, petit peuple petite intelligence. Una banque se retire et puis tu dis que bakende ? tu ne sais pas faire une analyse

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Jckmzlo - 28.06.2017 11:07

Qu'elle se retire pas de quoi DIEU ne laissera pas ses enfants dans l'eternelle souffrance

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Makye - 28.06.2017 06:03

Pourquoi un tel titre comme si la RDC était lâchée par une très grande chose ou comme si le ciel tombait sur la RDC? Si cette banque se retire de la RDC où est le problème? Est-ce que d'autres banques n'y sont pas ou toutes les banques étrangères ferment et partent? Il faut arrêter de distraire les pauvres citoyens congolais qui vivent au taux du jour.

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