mediacongo.net - Actualités - ONU : les sanctions contre la RDC reconduites 
Retour Diaspora

ONU : les sanctions contre la RDC reconduites

ONU : les sanctions contre la RDC reconduites 2017-06-22
Politique
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2017-actu/06-juin/12-18/onu-conseil-securite-mama-sidikou.jpg -

Le Représentant spécial de l'ONU, Maman Sidikou (sur l'écran), s'adressant au Conseil de sécurité par vidéo conférence en janvier 2016. (© ONU/Evan Schneider)

Le Conseil de sécurité a décidé mercredi de reconduire jusqu'au 1er juillet 2018 les sanctions concernant la République démocratique du Congo (RDC) et de proroger jusqu'au 1er août 2018 le mandat du Groupe d'experts du Comité 1533 chargés de surveiller l'application des sanctions imposées.

Dans sa résolution 2360 (2017), adoptée à l'unanimité, le Conseil décide toutefois de « réexaminer les dispositions de la présente résolution le 31 octobre 2017 au plus tard », une fois que le rapport final du groupe d'experts aura été présenté. Pour ce faire, le mandat du groupe d'experts chargés de surveiller l'application des sanctions imposées à la RDC est prorogé jusqu'au 1er Août 2018.

Le texte adopté apporte aussi une réponse à l'assassinat, en mars, de deux membres du groupe d'experts qui surveillaient l'application du régime de sanctions dans le Kasaï central.

« Condamnant avec la plus grande fermeté » ce double meurtre, le Conseil a décidé que le fait de « planifier, diriger ou commanditer des attaques contre des soldats de la paix de la Monusco ou des membres du personnel des Nations-Unies, notamment les membres du groupe d'experts, ou d'y participer » entrerait désormais dans le cadre des mesures soumises à sanctions au titre de la résolution.

Dans la résolution, le Conseil a également décidé de réexaminer, « le moment venu et au plus tard le 1er juillet 2017 », les mesures qu'il a édictées « afin de les adapter en fonction de la situation régnant en RDC sur le plan de la sécurité, en particulier de l'avancement de la réforme de l'appareil de la sécurité, ainsi que du désarmement, de la démobilisation, de la réintégration, et de la réinstallation ou du rapatriement des membres des groupes armés congolais et étrangers, en particulier les enfants qui en font partie », ainsi qu'en fonction de la mise en œuvre du texte adopté ce jour.

Ces groupes armés -et les exactions qu'ils commentent- sont fermement condamnés par le Conseil, qui exige qu'ils « mettent immédiatement fin à toutes les formes de violence et autres activités déstabilisatrices, notamment l'exploitation des ressources naturelles ». Il exige également que leurs membres soient « démobilisés immédiatement et de façon permanente, déposent les armes, et libèrent et démobilisent les enfants qui se trouvent dans leurs rangs ».

D'autre part, le Conseil se félicite des progrès accomplis par le gouvernement congolais pour mettre fin au recrutement et à l'utilisation d'enfants dans le cadre du conflit armé, ainsi que son action pour prévenir et combattre les violences sexuelles en période de conflit.

En outre, le Conseil exhorte le gouvernement et toutes les autres parties concernées à appliquer l'« Accord politique global et inclusif » du 31 décembre 2016 et à « créer les conditions nécessaires pour que le processus électoral soit libre, juste, crédible, ouvert, transparent, pacifique et conforme à la Constitution congolaise ».

Une résolution hâtive, selon la RDC

L'ambassadeur congolais, Ignace Gata Mavita, estime cependant qu'une résolution serait plus opportune à la publication du rapport pour éviter des répétitions.

Quant aux sanctions, il est convaincu qu'elles devraient être orientées vers des multinationales qui, selon lui, approvisionnent les criminels en armes.

 


UN News / BBC Afrique / MCN, via mediacongo.net
8570 suivent la conversation
16 commentaire(s)
Chers internautes, les commentaires sont déposés librement par les utilisateurs et n’engagent nullement mediacongo.net. Néanmoins, afin de conserver un espace constructif et de qualité, mediacongo.net se réserve le droit de supprimer tout commentaire injurieux, immoral ou contraire à ses valeurs.
Salavatrice - 26.06.2017 13:31

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit être précis dans ses prises de position, un chef d'état de fait ne peut pas se jouer de l'avenir de tout un peuple. Ou on est aux côtés d'un peuple qui est souverain, ou on est aux côtés d'un dictateur qui va sûrement passer.

Non 0
Oui 0
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Musa - 24.06.2017 14:40

Joseph Kabila ne va pas organiser les elections en decembre 2017. Pourquoi pas de lui sanctioner, celui qui est a la tete de tous ces massacres au Kasai et au kivu y compris les 2 experts de Nation Unis qui etaent tuer au kasai. nous vous demandons de lui arreter et le juger dans l'immediat.

Non 0
Oui 0
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
KABILA MOYIBI - 22.06.2017 14:59

RDC d'abord, je suis d'accord avec vous. Il faut une action Claire et precise, aujurd'hui c'est la population qui souffre, les dirigeants s'en foutent!

Non 0
Oui 8
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Le RDC d'abord - 22.06.2017 13:27

Bien que TRÈS hostile au Pouvoir du président Kabila depuis le 20 Décembre 2016, bien que souhaitant vivement son départ de la présidence, même aujourd'hui, en étant en vie, je ne vois pas l'importance de ces sanctions énumérées dans cette dépêche. Elles ne visent pas les acteurs politiques au pouvoir. Elles ne sont pas importantes pour mon pays.

Non 4
Oui 5
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Scorpion - 22.06.2017 13:20

Monsieur Ignace GATA MAVITA, il ne faut pas défendre l'indéfendable. Est-ce que nos frères du Kasai meritent vraiment ce traitement ? C'est honteux pour les Africains aui ont une intelligence négative comme toi. Vraiment le Prof KAMIANTAKO doit regretter de t'avoir comme ami

Non 0
Oui 9
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Moise Katumbi President - 22.06.2017 10:46

Sanction sur sanction, L'ONU avancer, avancer, l'étau se resserre davantage sur les dirigeants Congolais qui veulent installer la monarchie en RDC et s'enrichissent illicitement au détriment de la population.

Non 2
Oui 21
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
vostoc - 22.06.2017 10:14

aujourd'hui Monsieur Ntambwe Mwamba peut répondre avec tout son orgueil à la presse internationale de manière ignorante mais demain il fléchira devant le juge. il représente une de grande garanti des informations pour la communauté internationale et la CPI. il est clé qui libérera le peuple congolais. les loups ne se mangent pas contre eux, cette fois ils vont se manger.

Non 1
Oui 22
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Jckmzlo - 22.06.2017 10:03

Passe temps DIEU dira son dernier mot pour le peuple congolais personne d'autre. La Lybie est où maintenant? La RDC aux Congolais et non à l'ONU. Ces soit en disant sanctions contre la RDC ajouteront quoi aux vecus quotidiens du paisible citoyen? Distraction

Non 11
Oui 12
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
FIMBU TOUJOURS - 22.06.2017 10:00

Notre ambassadeur cherche à faire l'ignorance sur cette situation des multinationaux avec la guerre de l'est du pays mais ce qui sûr est que les congolais gouvernants sont mature car plusieurs rapports ont approuves que les dirigeants congolais se sont enrichis derrière ces multinationaux donc l'ONU a bien commencer.

Non 2
Oui 12
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Tabuyabule - 22.06.2017 09:59

Est-ce que la CPI est associée à cette commission d'enquête dans le Kasai? Sinon, il faut deja l'associer et commencer à transférer à la Haie ceux qui sont déjà cibler. Cela va aider les congolais à respecter la parole, les gens et à se respecter. Aussi, cela va aider la RD Congo à récupérer le calme.

Non 1
Oui 22
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Pona Congo Lisolo ya Congo - 22.06.2017 09:49

Merci une fois de plus pour le maintien des sactions. Pona Congo Lisolo ya Congo

Non 2
Oui 16
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Blaise Lengo Munzemba - 22.06.2017 09:42

Quelles sont les implications juridiques et politiques des sanctions reconduites face au régime de Kinshasa ?.L'Onu a déjà son plan de mise en oeuvre de sa politique d' homogénéité face aux États voyous particulièrement les pays du Sud et singulièrement le régime de Kinshasa.Le principe de la solidarité dans les relations internationales exige la société internationale à intervenir dans un État souverain lorque,ce dernier est incapable d'assurer la sécurité sa population.Le plan ivoirien va-t- il être transposé en RDC?

Non 0
Oui 19
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Timberley - 22.06.2017 09:31

Tu defend le Diable malheur a toi.

Non 1
Oui 3
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
droit et justice - 22.06.2017 09:22

je suis entrain de plaider pour que ces sanctions nuisent exclusivement aux politiciens qui sont sans coeur, qui nous font souffrir impitoyablement au lieu qu'elles viennent encore aggraver notre souffrances. il faut encore les frapper plus plus plus. tout ce qu'ils ont mal acquis doit etre ciblé.

Non 0
Oui 41
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
right
ARTICLE SUIVANT : Moïse Katumbi communie avec la population zambienne
left
ARTICLE Précédent : Basket-ball : l’ex-internationale Philo Bompoko inhumée en France
AUTOUR DU SUJET

Violences au Kasaï : la tâche ardue des experts onusiens

Provinces ..,

Nord-Kivu : des questions sans réponse autour de la reddition de Sheka, le seigneur de la milice...

Provinces ..,

Désignation de Joseph Olenghankoy à la tête du CNSA : la Monusco regrette le manque de consensus

Politique ..,

La RDC, un des leaders du monde en matière de défense des droits de la femme, selon l’ONU

Femme .., Kinshasa