mediacongo.net - Actualités - Franck Alain Gomis : « L’ADN de ce qui se vend le mieux en Afrique, c’est de la musique congolaise » 
Retour Musique

Franck Alain Gomis : « L’ADN de ce qui se vend le mieux en Afrique, c’est de la musique congolaise »

Franck Alain Gomis : « L’ADN de ce qui se vend le mieux en Afrique, c’est de la musique congolaise » 2017-04-13
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2017-actu/04-avril/10-16/gomis_franck_alain_17_0001.jpg Kinshasa-

Franck Alain Gomis

Digital Music Conférence 2017 est la 2ème rencontre entre les acteurs du secteur sur des questions ayant trait au développement de la vente des musiques en ligne qui s'est tenue à l'Institut Français de Kinshasa. « Échange sur la mutation numérique et ses avantages pour la musique : Comment le digital peut impacter favorablement et rivaliser l’industrie musicale congolaise », c’est la thématique principale au cœur de cet échange qui a réuni autour d’une table Manou Molosa, Baya Ciamala et Rainbow Bine Hervé.

A la fin des présentations, Franck Alain Gomis, le Co-fondateur de l’agence TEK, a répondu à certaines de nos préoccupations :

Justifiez-votre affirmation selon laquelle la RDC a d'excellents musiciens ?

D’abord, je vais commencer par une anecdote. Quand je suis arrivé à Kinshasa en 2008, je /détestais la musique congolaise. Je me suis rendu compte que je ne la connaissais pas. Mais à force de l’écouter, j’ai compris au fait que le berceau de la musique africaine est au Congo. Parce que les africains puisent beaucoup du Congo en termes de sonorités, de genres musicaux. Actuellement, on jette des fleurs à la musique ivoirienne, du Nigéria, etc. Mais, je trouve que toutes leurs musiques se basent sur la musique de la RD Congo. L’ADN de ce qui se vend le mieux en Afrique, c’est la musique congolaise. C’est juste que le secteur musical congolais n’est pas assez organisé pour pouvoir vivre et éclore normalement. On a des supers artistes, des supers publics, un pays qui regorge une richesse musicale immense. Je crois que tous les ingrédients sont là pour que ça puisse éclore.

Quelles sont les voies, selon vous, qui peuvent rendre l'économie musicale congolaise rentable ?

Déjà, vu la rapidité à laquelle les musiques se diffusent sur des plateformes numériques, qui était même la thématique de notre conférence, je pense que c’est à travers ça qu’on peut essayer d’organiser cette musique congolaise de telle sorte que les artistes vivent de leur art. Il faudrait organiser ça pour stopper toute cette piraterie, que l’on permette aux gens avec un certain pourvoir d’achat de s’acheter de la musique de telle sorte que l’économie musicale s’organise. Puisqu’il y a d’un coté les gens qui produisent de la musique, de l’autre il y a des gens qui la consomment et entre les deux, il y a des acteurs digitaux qui se retrouvent également.

En Afrique, quelle est la place aujourd’hui de la musique congolaise ?

La musique congolaise, malheureusement n’a pas sa valeur. Elle n’occupe pas la place du podium qu’elle devrait occuper. Parce qu’on a beaucoup d’artistes qui se font une certaine compétition malsaine entre eux. Alors que je pense qu’ils gagneraient plus à être ensemble, à faire des projets ensemble, à se soutenir par rapport à leur carrière, s’ils font ça ils vont se remettre sur la rampe du succès.


MCN Team / mediacongo.net
1223 suivent la conversation
0 commentaire(s)
Chers internautes, les commentaires sont déposés librement par les utilisateurs et n’engagent nullement mediacongo.net. Néanmoins, afin de conserver un espace constructif et de qualité, mediacongo.net se réserve le droit de supprimer tout commentaire injurieux, immoral ou contraire à ses valeurs.
right
ARTICLE SUIVANT : Vient de paraître : « Papa Wemba, la voix de la musique congolaise moderne »
left
ARTICLE Précédent : Une photo de la dépouille Marie Misamu fait des victimes à la morgue de la clinique Ngaliema