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Kwilu : l’APDF accompagne les paysans pour leur développement

Kwilu : l’APDF accompagne les paysans pour leur développement 2017-04-06
Provinces
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2017-actu/04-avril/03-09/apdf_17_0001.JPG Kikwit, Kwilu-

Des femmes et quelques hommes lors d'une séance de formation

A vocation agricole, l’Association paysanne pour le développement féminin (APDF), une organisation paysanne (OP) de plus de 40 personnes basée à Kikwit, ville économique de la province du Kwilu dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), est, depuis 2002, à pied d’œuvre pour accompagner ses membres afin que ceux-ci volent de leurs propres ailes et se développent.

Parmi eux figurent des filles-mères, des enfants, des femmes et quelques hommes. Ils pratiquent plusieurs cultures : le manioc, le maïs, les légumes, les tomates…s’adonnent également à l’éducation civique, à la santé et à la technologie appropriée.

« Ces accompagnements se font à travers des séances de sensibilisation, des ateliers de formation ; des matinées de réflexion et des séances des pratiques sur le terrain », déclare Déborah Mayanda, coordinatrice de l’APDF.

« L’idée de créer cette OP est venue d’un malaise que j’ai eu en 2002, après l’arrestation de 6 enfants dont 4 filles de moins de 6 ans emprisonnés à Kikwit, manu militari. Il y a eu un autre constat amer : la plupart de ces paysans vivaient dans un contexte caractérisé par l’ignorance, l’amateurisme et que la pauvreté était très criante, surtout chez les femmes. Cela nous a interpellés et il fallait faire quelque chose. Voilà pourquoi l’APDF a été créée », explique-t-elle.

Tout se passe non seulement à Kikwit, où se trouve son siège social, mais aussi dans la périphérie notamment à la localité d’Ingetshi, de Sembo ; dans le territoire d’Idiofa et récemment à Nsimba dans le territoire de Bulungu. Les matières relatives aux droits humains et à la couture sont aussi au rendez-vous.

« Les difficultés ne manquent pas tout au long de leurs activités. Par exemple, l’insuffisance des moyens matériels et financiers. Ce sont des défis à relever. Mais leurs vies changent petit à petit. Le nombre de filles-mères et femmes formées en couture et art culinaire n’est pas à compter.

Pour Déborah, il faut, à long terme sortir de l’esprit associatif  afin de créer des entreprises. Cela permettra aux membres de bénéficier vraiment des fruits de leurs métiers pour leur auto-prise en charge.

« Nous aidons également la jeunesse désœuvrée et abandonnée à l’auto-prise en charge, à la lutte contre la pauvreté, contre les IST et le VIH/Sida, à la promotion de l’agriculture et la démocratie. Des formations des jeunes couturières et des fabricantes des beignets, des pains, des poudres, des parfums, des cirages et autres se déroulent sous des Hangars. La location très élevée des salles des conférences (50 à 100$ par séance), celles des machines à coudre, le manque des subventions font partie des difficultés rencontrées », dit Mayanda.

Elle affirme qu’il y a eu un moment l’arrêt brusque des activités de l’APDF suite à certaines difficultés susmentionnées. Cela avait démotivé une bonne partie des membres tandis que d’autres en ont profité et se sont lancés à leurs activités et sont, à l’instant, très actifs sur le terrain. « Ils ont ouvert des ateliers de couture, de petits marchés où ils vendent des beignets, des gâteaux, des parfums, des pains… et se font, nuit et jour, de la fortune, mine de rien ».

Selon un document de l’APDEF à notre possession l'objectif spécifique de cette structure est de favoriser l’autopromotion de l’enfant, de la femme, de la jeunesse désœuvrée et abandonnée à elle-même ; de constituer une structure autogérée en vue de changer leur situation socio-économique et culturelle.

Badylon Kawanda Bakiman
mediacongo.net
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1 commentaire(s)
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Charles le Coq Blanc - 06.04.2017 18:31

Je ne peux qu'encourager ces femmes qui s'adonnent au développement !

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