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La peau est-elle l’interface du futur ?

La peau est-elle l’interface du futur ? 2017-03-29
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Le tatouage connecté Duo Skin peut servir de pavé tactile (MIT)

Et si la peau était l’interface tactile du futur ? C’est en tout cas l’esprit de cette innovation du MIT et de Microsoft Research baptisée DuoSkin. Le tatouage connecté semble devenir une véritable tendance. Ils pourraient bientôt devenir un accessoires indispensable dans notre vie numérique.

Qu’il s’agisse d’utiliser ses objets connectés ou simplement de répondre à son téléphone, les différents prototypes se multiplient. Dernier en date « Skin Marks », développé dans une université allemande.

C’est un projet qui a vu le jour dans l’université de Saarland en Allemagne. Le concept est simple. Un tatouage électronique ultra-fin et qui peut être utilisé comme des boutons tactile pour contrôler un appareil intelligent. Cliquer directement sur sa peau pour décrocher son téléphone ou piloter sa musique, ce sera bientôt possible grâce à des tatouages connectés. Un smartphone donc mais aussi une tablette ou n’importe quel objet connecté de votre maison. L’installation est simple, comme pour un tatouage Malabar, il se fixe avec de l’eau et a une durée de vie estimée à 2 ou 3 jours.

Tatouage connecté

Les tatouages connectés sont couplés à la technologie sans fil et sans contact NFC. (© MIT)

Ce concept de tatouage connecté permettra, par exemple, de lancer sa musique et de monter le son. Cela pourrait également faire office de ticket de spectacle dématérialisé ou de badge d’accès en entreprise.

Les tatouages sont réalisés à base de feuilles d’or, qui est un matériau conducteur, couplé à la technologie sans fil et sans contact NFC. Le MIT envisage trois types d’applications : commandes tactiles, badges sans contact et même affichage interactif car le tatouage peut s’allumer en différentes couleurs, par exemple, pour exprimer son humeur.

Accessoirement, les tatouages sont plutôt élégants et peuvent réellement faire office de bijoux sur les bras, les mains ou le cou. Il est possible de créer toutes sortes de motifs et de créer des tatouages personnalisés à l’aide d’une imprimante spéciale. Précisons qu’il s’agit de tatouages éphémères.

L’Oréal a ouvert la voie du tatouage connecté

CES 2016: La firme de cosmétique L'Oréal dévoilait un patch connecté pour suivre son exposition aux UV (© Sylvain Arnulf/L'Usine Digitale)

La tendance du tatouage connectée n’est pas nouvelle. Elle a commencé a faire parler d’elle à l’occasion du CES 2016. Mais le terme de tatouage était alors trompeur puisqu’il s’agissait davantage de « patchs », des pansements bourrés de capteurs microscopiques : un accéléromètre, un gyroscope et un électrocardiogramme. La marque de cosmétique l’Oréal s’était alors associée au fabricant MC10 pour les produire.

Le MIT avait ensuite créé des tatouages qui fonctionnent comme des interfaces pour les smartphones et autres appareils digitaux. Mais ce prototype utilisait de la feuille d’or et se connectaient au smartphone grâce à la technologie sans fil NFC. Ces produits avaient trois fonctions différentes possibles. Tout d’abord, un pavé tactile pour répondre à un appel ou gérer la musique. Ensuite, une fonction de tracker fitness. Il peut en effet relever la température du corps et le rythme cardiaque. Enfin, il pourrait aussi être utilisé comme une sorte de code-barres personnel. Vous montez dans le bus ? Scannez votre bras pour valider votre ticket de transport.

Enfin, en novembre dernier, le studio de conception numérique Chaotic Moon a lancé les « Tech Tats ». Là aussi, il s’agissait de tatouages temporaires. Ceux-ci permettent d’enregistrer en direct certains signes vitaux. Parmi ceux-ci : le rythme cardiaque, la température corporelle, la pression artérielle ou encore le taux de glycémie. Le tatouage est composé de capteurs reliés par une peinture électro-conductrice. Le principal objectif de ce prototype est avant tout le secteur médical mais pourrait aussi remplacer des trackers fitness.

Tatouage connecté déformable qui réagit aux mouvements

Autre innovation qui vient d’Allemagne, de l’université Saarland de Sarrebruck : un tatouage connecté qui envoie des instructions électroniques lorsqu’on lui applique une déformation. Exemple : répondre à un appel téléphonique en pliant l’index.

Pour autant, ces innovations tactiles n’ont pas pour but de remplacer le smartphone mais de le compléter. La peau devient une extension du mobile. On est encore loin de l’homme transhumaniste, moitié humain-moitié machine.

 

Vêtement connecté

Et pour ceux qui n’apprécient pas trop les tatouages, il y a aussi l’approche de Google et Levi’s avec le projet Jacquard, un blouson avec des commandes tactiles intégrés directement dans le tissu.

 


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